archives pour mars 2009

  Trois arrestations à Kardze

D’après la radio Voice of Tibet, trois jeunes Tibétains ont été arrêtés aujourd’hui à Kardze après avoir protesté contre le gouvernement chinois, un an après les soulèvements du 14 mars 2008 au Tibet qui s’étaient propagés à travers la région himalayenne.

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Citant une source belge, Voice of Tibet a indiqué que Dawa Tsering, 25 ans, Dhondhup, 24 ans et Lobsang Nyandak, 25 ans, ont été sévèrement battus par les forces de sécurité après avoir scandé des slogans en tibétain comme « Longue vie au Dalaï-lama », « Libérez tous les prisonniers politiques du Tibet », « Que le Dalaï-lama puisse rentrer au Tibet » et « Indépendance pour le Tibet ». 

Les trois jeunes ont été conduits au nouvel établissement pénitentiaire en face de l’hôpital du peuple de Kardze.

source : Phayul

 

  La police chinoise veut purger Lhassa des étrangers

Selon un nouveau rapport, la police chinoise a fouillé toutes les maisons à Lhassa pour purger la ville des étrangers. Les forces de sécurité à travers tout le Tibet recherchent activement des « personnes suspectes » à la veille (samedi) de l’anniversaire des émeutes de mars dernier.

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Les réseaux de téléphonie mobile et les serveurs Internet ont été fermés, de sorte que les militants ne peuvent organiser aucune manifestation.

Selon le South China Morning Post, affirmant qu’il a un journaliste actuellement présent à Lhassa, les contrôles de police n’ont épargné aucun « hôtel, gîte ou maison » de la ville.

Comme les Occidentaux, les résidents de Hong Kong, de Macao et de Taïwan sont également interdits de séjour. Même les Tibétains en provenance d’autres régions sont bannis.

Toute personne dont l’identification n’a pas été délivrée par le gouvernement local a été interrogée et même détenue, selon les hôteliers et restaurateurs locaux.

Le journal dit également que les grands monastères ont été fermés et que des policiers armés sont en patrouille de jour comme de nuit. Des barrages routiers et des checkpoints ont également été mis en place dans toute la ville.

Dans le Barkhor, près du monastère du Jokhang, un Tibétain a déclaré au journal que la police inspectait aussi les toits. « Ils veulent s’assurer qu’il n’y a pas de cachettes possibles ou de réserve de pierres, cailloux, briques ou autres armes offensives ».

Des locaux ont également dit au South China Morning Post qu’une manifestation d’une dizaine de moines a éclaté le 9 mars autour du monastère de Sera, soit un jour avant le 50e anniversaire du soulèvement tibétain qui a conduit à la fuite du Dalaï-lama. Au moins la moitié du monastère est désormais bouclée. À l’extérieur, deux véhicules militaires et plus de 100 policiers armés ont été déployés.

Dans le même temps, la Chine a entamé une vaste campagne de propagande à propos de son influence positive au Tibet. Des articles du Quotidien du Peuple, le quotidien porte-parole du Parti communiste, accusent le Dalaï-lama d’utiliser des crânes humains, du sang et de la peau dans des cérémonies religieuses et affirment que les trois quarts des Tibétains étaient contraints de « manger de la mauvaise herbe » avant que les Chinois n’arrivent.

source : Malcolm Moore, Telegraph

 

  La vallée de Jiuzhaigou interdite aux touristes

Pékin a annoncé mercredi avoir ajouté la vallée de Jiuzhaigou à la liste des régions tibétaines interdites aux étrangers en cette période. La présence policière a été renforcée pour empêcher les manifestations à l’occasion du 50e anniversaire du soulèvement contre la présence chinoise sur le Toit du Monde.

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Les autorités ont commencé le mois dernier à interdire l’accès au Tibet et aux communautés tibétaines des provinces voisines, le Sichuan, le Qinghai et le Gansu.

Située en altitude dans la province du Sichuan, la vallée de Jiuzhaigou est réputée pour la beauté de ses paysages, notamment de ses lacs et de ses cascades. Elle était jusqu’à présent restée ouverte aux touristes. Mais des responsables de la province du Sichuan en ont décidé autrement lors d’une réunion lundi. L’interdiction s’applique aussi au Huanglong voisin, où se situe un aéroport, a précisé un responsable des autorités touristiques provinciales.

Après les violentes manifestations de l’année dernières, survenues lors de l’anniversaire du soulèvement de 1959, la police paramilitaire chinoise a renforcé sa présence au Tibet et dans les provinces voisines, maintenant encerclées de points de contrôle.

À Lhassa, la capitale tibétaine, des policiers anti-émeutes armés de fusils automatiques sont postés aux allées menant au temple du Jokhang, l’un des plus sacrés du bouddhisme tibétain.

Les restrictions de voyage concernent les étrangers, y compris les Taïwanais, mais aussi les Chinois de Hong Kong.

Dans la province de Gansu, les touristes étrangers et chinois ont l’interdiction de se rendre dans le comté de Luqu, selon un responsable local. Cette destination, appréciée pour les randonnées à cheval et la visite du monastère tibétain de Langmusi, ne sera rouverte qu’en juin ou juillet.

source : Audra Ang, The Associated Press

 

  Un manifestant solitaire arrêté à Lithang

Selon un rapport de Radio Free Asia, un Tibétain dénommé Lobsang Wangchuk, a été sévèrement battu avant d’être arrêté le 10 mars à Lithang. Un moine du monastère de Sera dans le sud de l’Inde a déclaré à Radio Free Asia que Lobsang s’est lancé seul dans une manifestation appelant à “Une longue vie pour Sa Sainteté le Dalaï-lama” et “Indépendance pour le  Tibet”, avant d’être arrêté par les autorités chinoises.

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Ce contestataire solitaire a immédiatement été attrapé par les forces de sécurité pour être ensuite frappé sans pitié.

La Chine renforce son emprise sur les régions Tibétaines avec en particulier une présence militaire accrue dans les zones régulièrement contestataires. Le district de Lithang compte à lui seul 25 000 soldats en poste, toujours selon cette même source.

source : Phayul

 

  Explosions au Golok, 109 moines de Lutsang déportés

Deux bombes artisanales ont explosé aujourd’hui dans la région tibétaine de Golok selon l’agence Chine Nouvelle (Xinhua). Un camion de pompiers et une voiture de police ont été endommagés par les explosions mais il n’y aurait pas de victime. Les explosions auraient eu lieu peu après que la police et la population locale se soient

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affrontées à propos du contrôle routier d’un camion transportant du bois. Les autorités locales citées par l’agence Xinhua ont indiqué que des « explosions de faible puissance » se sont produites à environ 0200, heure locale, (18h GMT dimanche, 19h à Paris)

Pendant ce temps, à la veille du 50e anniversaire du soulèvement national tibétain, 109 moines du monastère de Lutsang dans la province du Qinghai ont été emmenés aujourd’hui vers une destination inconnue par les autorités chinoises. Les moines avaient tenu une veillée de protestation à Mangra le premier jour du Nouvel An tibétain (le 25 février 2009). En priant et en tenant des bougies, ils avaient marché de leur monastère jusqu’à la préfecture de Mangra.

sources : Phayul / Nouvel Obs / BBC

 

  Condamnation de quatre nonnes à Kardze

Selon des informations fiables reçues par le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy (TCHRD), La Cour de Kardze a récemment condamné quatre nonnes du couvent Puru-na, municipalité de Su-Ngog, district de Kardze, province du Sichuan, à diverses peines de prison.

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Elles font partie de la cinquantaine de religieuses qui, le 14 mai 2008, avaient organisé une manifestation pacifique au siège administratif du district de Kardze contre les arrestations et détentions illégales de Tibétains par les autorités chinoises. 

Les religieuses condamnées sont : Tashi Lhamo (pour deux ans), Serka (pour deux ans), Rinzin Choetso (pour trois ans) et Youghal Khando (pour deux ans).

Les quatre religieuses purgent actuellement leurs peines dans une prison de Chengdu, la capitale de la province du Sichuan. Le sort de sept autres religieuses de Puru-na est encore inconnu.

source : Phayul

 

  Une nonne arrêtée à Kardze

D’après le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy, une religieuse tibétaine a été rouée de coups avant d’être arrêtée. Lobsang Khandro, 21 ans, est une religieuse du couvent de Gema Dra-wok commune de Thing-ka, district de Kardze, dans la province du Sichuan.

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Khandro a marché seule du pont de Takchu jusqu’au siège du gouvernement local. Selon les sources, elle avait sur elle des pamphlets, des écrits politiques sur le Tibet ainsi que des drapeaux de prières. Elle a crié des slogans tels que « Pas de liberté au Tibet », « Peuple du Tibet, soulève-toi », « Vive le Dalaï-lama » et « Que les autorités chinoises libèrent tous les prisonniers politiques ».

Les forces de sécurité chinoises se sont engouffrées dans cinq fourgons de police et l’ont battu sévèrement avant de l’emmener au nouveau centre de détention près de l’hôpital public de Kardze. 

Des membres de sa famille voulant la voir ont été refoulés par les autorités leur expliquant qu’elle avait commis un crime grave et qu’elle méritait la mort. 

« Quand on a participé à ce type d’activité, il n’y a pas d’autre issue que la mort. Elle a commis un grave délit criminel. Vous n’avez rien d’autre à savoir. De plus, aucun d’entre vous ne doit contacter le monde extérieur sur ce sujet », ont dit les autorités d’après la source de TCHRD.

Le couvent de Gema Dra-wok est distant de 16 kilomètres du district de Kardze, sur le chemin du site de pèlerinage sacré, Khawa Karpo. 

Les nonnes de Gema Dra-wok avaient participé aux soulèvements de l’année dernière. Cinq religieuses sont encore en prison d’après TCHRD.

source : Phayul

 

  Arrestation de 9 personnes à Kardze

Arrestation de deux femmes tibétaines et de cinq hommes à la suite des manifestations de Kardze. Jampa Lhamo, 36 ans, et une religieuse, Pema Yangzom, 22 ans, avaient distribué des tracts, demandé le retour du Dalaï-lama au Tibet, le respect des droits de l’homme pour les Tibétains, la liberté religieuse, la libération du Panchen-lama et de prisonniers faits dans deux autres manifestations.

Les deux femmes seraient détenues dans une nouvelle prison située au-dessous d’un bâtiment d’hôpital de Kardze.

source : Phayul

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Arrestation de deux femmes tibétaines et de cinq hommes à la suite des manifestations de Kardze. Jampa Lhamo, 36 ans, et une religieuse, Pema Yangzom, 22 ans, avaient distribué des tracts, demandé le retour du Dalaï-lama au Tibet, le respect des droits de l’homme pour les Tibétains, la liberté religieuse, la libération du Panchen-lama et de prisonniers faits dans deux autres manifestations.

Les deux femmes seraient détenues dans une nouvelle prison située au-dessous d’un bâtiment d’hôpital de Kardze.

source : Phayul

 

  Manifestation du monastère de Ngaba Gomang

Alors que les forces de sécurité ont bloqué la marche de moines du monastère de Ngaba Gomang vers le centre administratif de la ville (Ngaba [Aba], Sichuan), la tension a failli provoquer une répression sanglante selon les contacts d’un Tibétain, Kalsang Gyaltsen (nom modifié), résidant au Canada.

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Un témoin l’a informé par téléphone qu’au moment où une centaine de moines faisaient route vers la ville située à environ 13 kilomètres du monastère, une répression violente n’a été évitée que grâce à la médiation de fonctionnaires tibétains et à la persuasion des habitants dans la matinée du 2 mars.

Selon ce témoin, les moines, âgés d’une vingtaine d’années pour la plupart, scandaient des slogans tels que “Vive Sa Sainteté le Dalaï-lama”, “Tibet Libre” et “Paix dans le monde”.

À cheval ou en moto, les habitants des villages proches se sont précipité en masse vers le monastère, craignant que les forces de sécurité n’ouvrent le feu. Ils ont dû lutter physiquement contre les moines pour les empêcher d’avancer. Des moines se sont disputé avec les membres de leurs familles les ayant arrêtés.

Ils ont dit qu’ils manifestaient en soutien au moine de Kirti qui s’est auto-immolé récemment.

Des représentants officiels tibétains du gouvernement chinois ont joué le rôle de médiateurs en assurant aux moines qu’ils pouvaient retourner sans encombre dans leur monastère, ce qu’ils ont fait au bout de trois heures.

Toutefois, un moine nommé Thangzin, dans la vingtaine, a été arrêté à son domicile par la police plus tard ce soir-là, ajoute le témoin. Depuis, plusieurs autres se cachent.

source : Phayul