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  Kardze : Un manifestant solitaire arrêté. 3 adolescents battus. Boycott agricole.

Dimanche dernier, Jampa Sonam, 21 ans, a scandé des slogans comme « longue vie au Dalaï-lama » et « indépendance pour le Tibet » devant un bâtiment de l’administration situé près du monastère dans le village de Kumbum, Kardze.

[…]

 

La police chinoise est intervenue immédiatement et a frappé Jampa sévèrement avant de l’embarquer en voiture pour une destination inconnue.

 

Dans un autre incident, la police chinoise a battu 3 adolescents la nuit du 23 mars à Kardze. Avec deux amis, Dhondup Rinchen, âgé de 12 ans et originaire du village de Dokham, a collé des affiches écrites à la main appelant à un « Tibet libre » et à une « longue vie pour le Dalaï-lama ». Les trois garçons ont été roués de coups et expulsés de l’école pour 10 jours. les autorités ont condamné les familles de ces garçons à payer des amendes.

 

Pendant ce temps, les paysans tibétains de la région de Kardze refusent toujours de reprendre le travail en dépit des ordres du gouvernement.

 

Samdhong Rinpoché, le Premier ministre du gouvernement tibétain en exil, a exhorté hier les Tibétains de Kardze à se conformer aux ordres du gouvernement en reprenant leurs activités agricoles.

 

S’exprimant à la radio Voice of Tibet, Rinpoché a déclaré que malgré que ce boycott soit une approche non violente et digne de louanges, il risquait de déclencher une violente répression à l’encontre des Tibétains.

source : Phayul

 

  Sit-in de moines à Xining, 2 religieuses arrêtées à Kardze

D’après le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy (TCHRD), six moines tibétains ont organisé un sit-in pacifique hier devant la Haute Cour populaire de Xining, province du Qinghai.

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Les moines ont déployé une grande banderole avec un texte appelant la Cour à adopter une procédure judiciaire équitable envers les manifestants tibétains. Les moines qui avaient commencé leur sit-in vers 8 heures (heure de Pékin) ont été arrêtés par la police. On ne sait pas ce qu’il est advenu d’eux.

 

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Par ailleurs, deux religieuses du monastère de Dragkar, dans le district de Kardze, ont été arrêtées le 24 mars. Yankyi Dolma et Sonam Yangchen avaient organisé une manifestation pacifique sur la place du marché vers 15 heures (heure de Pékin), pour réclamer le « retour du Dalaï-lama au Tibet », «  les droits de l’homme au Tibet » et « la liberté religieuse au Tibet ».

 

Citant des sources anonymes, le TCHRD indique que Yangkyi Dolma a distribué des tracts au cours de la brève manifestation. La police armée populaire chinoise (PAP) est immédiatement intervenue en frappant aveuglément les religieuses à coup de barres et de matraques électriques avant de les enfermer dans un fourgon.

 

Vers 7 heures du soir, les forces de sécurité ont investi sans ménagement la maison de Yangkyi, saccageant un portrait du Dalaï-lama tout en reprochant aux membres de la famille d’être des partisans des « forces séparatistes ».

Deux agents de la sécurité chinoise ont convoqué le lendemain (le 25 mars) le frère de Yangkyi, Tsangyang Gyatso au siège du gouvernement du district de Kardze. Là non plus, on ne connaît pas les suites de cette histoire.

 

 

 

Yangkyi Dolma, née dans la municipalité de Roltsa, district de Kardze dans le Sitchuan, est la fille de Hormeytsang Dargay (père) et de Khando Pema (mère).

 

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Au-delà de ce type d’événements sporadiques, un grand mouvement de désobéissance civile continue de prendre de l’ampleur à Kardze. Les agriculteurs refusent toujours de se plier à l’ordre des autorités les intimant de reprendre le travail dans les fermes. Ils entendent ainsi protester contre la répression chinoise.

 

Selon des sources, les autorités chinoises ont posé un ultimatum aux agriculteurs tibétains de Drango. Si les labours n’ont pas repris le 11 avril, leurs terres seront confisquées par le gouvernement.

 

  Des agriculteurs du Tibet oriental arrêtés et battus

Dans le district de Kardze (Ch: Ganzi), province du Sichuan, les autorités chinoises ont lancé une opération « arrestations et passages à tabac » à l’encontre des agriculteurs tibétains du Tibet oriental.

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D’après le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy (TCHRD), des agriculteurs refusant de se soumettre à l’injonction de reprendre le travail de la terre, ont été arrêtés et battus très sévèrement.

 

Au cours de l’arrestation, quatorze Tibétains ont été blessés et pour certains, de manière très grave. Les sources du TCHRD affirment que « certaines des victimes ont perdu connaissance après avoir été soumises à des brutalités inhumaines ».

Ces agriculteurs sont actuellement détenus dans un hôpital sans autorisation de visite pour les familles.

 

Suite à ces violences, Kya Khethar, une femme du village de lam, est à présent psychologiquement très perturbée. Trois autres victimes ont été identifiées. Il s’agit de Pema Lhamo, Yali Palchen et Choekyi.

 

La plupart des détenus ont également été contraints de signer des documents sans en connaître la teneur.

 

Le TCHRD ajoute que dans le même temps, un grand contingent de la police armée populaire (PAP) a été déployé dans le district de Drango pour écraser toute forme de dissidence et de protestation.

source : Phayul

 

  Nouvelles arrestations à Kardze

Quatre nonnes et deux jeunes ont scandé des slogans en faveur du retour du Dalaï-lama au Tibet et pour la liberté des Tibétains au Tibet avant d’être arrêtés aujourd’hui.

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C’est ce qu’a rapporté Gelong, un moine du monastère de Sera Jhey dans le sud de l’Inde ayant des contacts au Tibet, au site Phayul.

Les six personnes arrêtées avaient également réclamé la libération de tous les tibétains arrêtés pour avoir pris part à des manifestations.

 

Les religieuses sont du monastère de Hardo Rinpoche, municipalité de Rinpatsa. Gelong précise que le monastère est actuellement bouclé par les forces de sécurité chinoises.

 

On ne se sait pas où les six personnes arrêtées ont été emmenées ni si elles ont été battues.

 

Par ailleurs, les autorités chinoises de Kardze ont annoncé qu’une prime financière serait allouée aux habitants du village de Norzin pour rénover leurs maisons à la condition qu’ils obtempèrent à l’ordre de reprendre leurs activités agricoles. Les habitants ont toutefois décliné l’offre en disant qu’il était hors de question de réprouver le Dalaï-lama.

 

Le 25 mars, au cours d’une autre manifestation, huit jeunes tibétains dont une fille ont été arrêtés dans le village de Gyaldoghowa, municipalité de Rinpatsa. L’un d’eux est le fils du chef du village qui a prévenu les autorités que les 80 familles qu’il représente se révolteraient si les jeunes n’étaient pas libérés. Les huit, tous en dessous de 18 ans, ont été relâchés en raison de leur âge.

source : Phayul

 

  Mort d’un moine sous les coups de la police chinoise

Un moine tibétain de 27 ans est décédé le 25 mars à la suite de ce que certains médias ont qualifié d’« altercation » entre des agriculteurs et la police. Mais pour le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy (TCHRD), c’est la police de sécurité chinoise qui l’a frappé à mort.

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D’après le TCHRD, Phuntsok, du district de Drango, Kardze, a été sévèrement battu pour avoir collé des tracts anti-gouvernementaux sur les murs d’une antenne de la police de sécurité, sur le pont de Shara Thang-do, et sur des eucalyptus bordant routes et autoroutes dans le district de Drango.

 

Phuntsok aurait planifié son action afin d’exprimer sa solidarité avec ses confrères du monastère de Drango, torturés, maltraités et emprisonnés lors des manifestations de mars 2008.

 

Phuntsok faisait campagne pour exhorter les habitants du district d’arrêter toute activité agricole en « signe de deuil pour les moines torturés et emprisonnés par les autorités chinoises. »

 

Phuntsok a été repéré par la police de sécurité alors qu’il collait ses tracts sur les murs d’un centre de services automobile. Il a immédiatement pris la fuite en moto mais a été rattrapé puis battu à coups de matraque.

 

La police chinoise a déclaré qu’il s’était suicidé. D’après un rapport de Reuters, un employé de l’Hôpital du Peuple du district de Luhuo a aujourd’hui confirmé le décès mais en l’attribuant à un accident de moto.

 

Le 27 mars, la Police Armée Populaire (PAP) a arrêté 11 Tibétains du village de Da-do pour avoir bravé l’injonction des autorités chinoises les sommant de reprendre leurs activités agricoles. Ils ont ensuite été exhibés à travers tout le village.

Selon le TCHRD, leur sort est inconnu. On sait juste qu’ils ont été vus pour la dernière fois dans un hôpital bouclé par la Police Armée Populaire.

source : Phayul

 

  Arrestation de deux nonnes à Kardze

Citant une source en exil, la radio Voice of Tibet a annoncé l’arrestation de deux nonnes tibétaines, Yulshey, 33 ans et Tsetan Lhamo, 28 ans, au cours d’une nouvelle manifestation à Kardze.

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Les religieuses portaient un sac contenant des tracts politiques en scandant des slogans demandant le retour du Dalaï-lama et l’application des droits de l’homme pour les Tibétains.

Les religieuses seraient maintenant dans le nouveau centre de détention de Kardze.

Les membres de leurs familles sont accusés de complot contre le gouvernement chinois avec l’appui des “groupes séparatistes du Dalaï-lama”. Ils ont été convoqués au siège du gouvernement local ce matin.

source : Phayul

 

  Une bombe lancée dans un poste de police à Bathang

Une bombe a été jetée dans une station de police nouvellement construite dans le district de Batang (tib : Bathang), province du Sichuan, d’après Liu Xiaojun, un fonctionnaire de la police chinoise, rapporte Associated Press. Aucun blessé n’a été signalé.

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L’explosion, survenue juste après lundi minuit a fait voler en éclats les fenêtres de la gare de Bogexi, une ville de la préfecture autonome tibétaine de Ganzi (tib : Kardze), dans la province du Sichuan.

Le bâtiment n’était pas encore occupé et une enquête est en cours, a déclaré Liu qui travaille au bureau de la sécurité publique du district de Batang à environ sept kilomètres de la frontière avec la RAT (Région Autonome du Tibet).

Traditionnellement, la région relève de la province du Kham, l’une des trois provinces du Tibet. 

Le China Daily, journal d’état, impute l’explosion à des « terroristes » mais ne fournit aucun autre détail.

source : Phayul

 

  Trois arrestations à Kardze

D’après la radio Voice of Tibet, trois jeunes Tibétains ont été arrêtés aujourd’hui à Kardze après avoir protesté contre le gouvernement chinois, un an après les soulèvements du 14 mars 2008 au Tibet qui s’étaient propagés à travers la région himalayenne.

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Citant une source belge, Voice of Tibet a indiqué que Dawa Tsering, 25 ans, Dhondhup, 24 ans et Lobsang Nyandak, 25 ans, ont été sévèrement battus par les forces de sécurité après avoir scandé des slogans en tibétain comme « Longue vie au Dalaï-lama », « Libérez tous les prisonniers politiques du Tibet », « Que le Dalaï-lama puisse rentrer au Tibet » et « Indépendance pour le Tibet ». 

Les trois jeunes ont été conduits au nouvel établissement pénitentiaire en face de l’hôpital du peuple de Kardze.

source : Phayul

 

  Condamnation de quatre nonnes à Kardze

Selon des informations fiables reçues par le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy (TCHRD), La Cour de Kardze a récemment condamné quatre nonnes du couvent Puru-na, municipalité de Su-Ngog, district de Kardze, province du Sichuan, à diverses peines de prison.

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Elles font partie de la cinquantaine de religieuses qui, le 14 mai 2008, avaient organisé une manifestation pacifique au siège administratif du district de Kardze contre les arrestations et détentions illégales de Tibétains par les autorités chinoises. 

Les religieuses condamnées sont : Tashi Lhamo (pour deux ans), Serka (pour deux ans), Rinzin Choetso (pour trois ans) et Youghal Khando (pour deux ans).

Les quatre religieuses purgent actuellement leurs peines dans une prison de Chengdu, la capitale de la province du Sichuan. Le sort de sept autres religieuses de Puru-na est encore inconnu.

source : Phayul

 

  Une nonne arrêtée à Kardze

D’après le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy, une religieuse tibétaine a été rouée de coups avant d’être arrêtée. Lobsang Khandro, 21 ans, est une religieuse du couvent de Gema Dra-wok commune de Thing-ka, district de Kardze, dans la province du Sichuan.

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Khandro a marché seule du pont de Takchu jusqu’au siège du gouvernement local. Selon les sources, elle avait sur elle des pamphlets, des écrits politiques sur le Tibet ainsi que des drapeaux de prières. Elle a crié des slogans tels que « Pas de liberté au Tibet », « Peuple du Tibet, soulève-toi », « Vive le Dalaï-lama » et « Que les autorités chinoises libèrent tous les prisonniers politiques ».

Les forces de sécurité chinoises se sont engouffrées dans cinq fourgons de police et l’ont battu sévèrement avant de l’emmener au nouveau centre de détention près de l’hôpital public de Kardze. 

Des membres de sa famille voulant la voir ont été refoulés par les autorités leur expliquant qu’elle avait commis un crime grave et qu’elle méritait la mort. 

« Quand on a participé à ce type d’activité, il n’y a pas d’autre issue que la mort. Elle a commis un grave délit criminel. Vous n’avez rien d’autre à savoir. De plus, aucun d’entre vous ne doit contacter le monde extérieur sur ce sujet », ont dit les autorités d’après la source de TCHRD.

Le couvent de Gema Dra-wok est distant de 16 kilomètres du district de Kardze, sur le chemin du site de pèlerinage sacré, Khawa Karpo. 

Les nonnes de Gema Dra-wok avaient participé aux soulèvements de l’année dernière. Cinq religieuses sont encore en prison d’après TCHRD.

source : Phayul