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  Une bombe lancée dans un poste de police à Bathang

Une bombe a été jetée dans une station de police nouvellement construite dans le district de Batang (tib : Bathang), province du Sichuan, d’après Liu Xiaojun, un fonctionnaire de la police chinoise, rapporte Associated Press. Aucun blessé n’a été signalé.

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L’explosion, survenue juste après lundi minuit a fait voler en éclats les fenêtres de la gare de Bogexi, une ville de la préfecture autonome tibétaine de Ganzi (tib : Kardze), dans la province du Sichuan.

Le bâtiment n’était pas encore occupé et une enquête est en cours, a déclaré Liu qui travaille au bureau de la sécurité publique du district de Batang à environ sept kilomètres de la frontière avec la RAT (Région Autonome du Tibet).

Traditionnellement, la région relève de la province du Kham, l’une des trois provinces du Tibet. 

Le China Daily, journal d’état, impute l’explosion à des « terroristes » mais ne fournit aucun autre détail.

source : Phayul

 

  La vallée de Jiuzhaigou interdite aux touristes

Pékin a annoncé mercredi avoir ajouté la vallée de Jiuzhaigou à la liste des régions tibétaines interdites aux étrangers en cette période. La présence policière a été renforcée pour empêcher les manifestations à l’occasion du 50e anniversaire du soulèvement contre la présence chinoise sur le Toit du Monde.

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Les autorités ont commencé le mois dernier à interdire l’accès au Tibet et aux communautés tibétaines des provinces voisines, le Sichuan, le Qinghai et le Gansu.

Située en altitude dans la province du Sichuan, la vallée de Jiuzhaigou est réputée pour la beauté de ses paysages, notamment de ses lacs et de ses cascades. Elle était jusqu’à présent restée ouverte aux touristes. Mais des responsables de la province du Sichuan en ont décidé autrement lors d’une réunion lundi. L’interdiction s’applique aussi au Huanglong voisin, où se situe un aéroport, a précisé un responsable des autorités touristiques provinciales.

Après les violentes manifestations de l’année dernières, survenues lors de l’anniversaire du soulèvement de 1959, la police paramilitaire chinoise a renforcé sa présence au Tibet et dans les provinces voisines, maintenant encerclées de points de contrôle.

À Lhassa, la capitale tibétaine, des policiers anti-émeutes armés de fusils automatiques sont postés aux allées menant au temple du Jokhang, l’un des plus sacrés du bouddhisme tibétain.

Les restrictions de voyage concernent les étrangers, y compris les Taïwanais, mais aussi les Chinois de Hong Kong.

Dans la province de Gansu, les touristes étrangers et chinois ont l’interdiction de se rendre dans le comté de Luqu, selon un responsable local. Cette destination, appréciée pour les randonnées à cheval et la visite du monastère tibétain de Langmusi, ne sera rouverte qu’en juin ou juillet.

source : Audra Ang, The Associated Press

 

  Une nonne arrêtée à Kardze

D’après le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy, une religieuse tibétaine a été rouée de coups avant d’être arrêtée. Lobsang Khandro, 21 ans, est une religieuse du couvent de Gema Dra-wok commune de Thing-ka, district de Kardze, dans la province du Sichuan.

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Khandro a marché seule du pont de Takchu jusqu’au siège du gouvernement local. Selon les sources, elle avait sur elle des pamphlets, des écrits politiques sur le Tibet ainsi que des drapeaux de prières. Elle a crié des slogans tels que « Pas de liberté au Tibet », « Peuple du Tibet, soulève-toi », « Vive le Dalaï-lama » et « Que les autorités chinoises libèrent tous les prisonniers politiques ».

Les forces de sécurité chinoises se sont engouffrées dans cinq fourgons de police et l’ont battu sévèrement avant de l’emmener au nouveau centre de détention près de l’hôpital public de Kardze. 

Des membres de sa famille voulant la voir ont été refoulés par les autorités leur expliquant qu’elle avait commis un crime grave et qu’elle méritait la mort. 

« Quand on a participé à ce type d’activité, il n’y a pas d’autre issue que la mort. Elle a commis un grave délit criminel. Vous n’avez rien d’autre à savoir. De plus, aucun d’entre vous ne doit contacter le monde extérieur sur ce sujet », ont dit les autorités d’après la source de TCHRD.

Le couvent de Gema Dra-wok est distant de 16 kilomètres du district de Kardze, sur le chemin du site de pèlerinage sacré, Khawa Karpo. 

Les nonnes de Gema Dra-wok avaient participé aux soulèvements de l’année dernière. Cinq religieuses sont encore en prison d’après TCHRD.

source : Phayul

 

  Manifestation du monastère de Ngaba Gomang

Alors que les forces de sécurité ont bloqué la marche de moines du monastère de Ngaba Gomang vers le centre administratif de la ville (Ngaba [Aba], Sichuan), la tension a failli provoquer une répression sanglante selon les contacts d’un Tibétain, Kalsang Gyaltsen (nom modifié), résidant au Canada.

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Un témoin l’a informé par téléphone qu’au moment où une centaine de moines faisaient route vers la ville située à environ 13 kilomètres du monastère, une répression violente n’a été évitée que grâce à la médiation de fonctionnaires tibétains et à la persuasion des habitants dans la matinée du 2 mars.

Selon ce témoin, les moines, âgés d’une vingtaine d’années pour la plupart, scandaient des slogans tels que “Vive Sa Sainteté le Dalaï-lama”, “Tibet Libre” et “Paix dans le monde”.

À cheval ou en moto, les habitants des villages proches se sont précipité en masse vers le monastère, craignant que les forces de sécurité n’ouvrent le feu. Ils ont dû lutter physiquement contre les moines pour les empêcher d’avancer. Des moines se sont disputé avec les membres de leurs familles les ayant arrêtés.

Ils ont dit qu’ils manifestaient en soutien au moine de Kirti qui s’est auto-immolé récemment.

Des représentants officiels tibétains du gouvernement chinois ont joué le rôle de médiateurs en assurant aux moines qu’ils pouvaient retourner sans encombre dans leur monastère, ce qu’ils ont fait au bout de trois heures.

Toutefois, un moine nommé Thangzin, dans la vingtaine, a été arrêté à son domicile par la police plus tard ce soir-là, ajoute le témoin. Depuis, plusieurs autres se cachent.

source : Phayul

 

  Immolation d’un moine à Nagba (Aba)

La tension est montée dans une ville de la province du Sichuan (sud-ouest de la Chine) où la police a tiré sur un moine tibétain qui venait de s’immoler par le feu, à l’approche du 50e anniversaire du départ en exil du dalaï lama, ont rapporté samedi des témoins et des associations pro-tibétaines.

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Selon l’association Free Tibet, basée à Londres, la police a tiré sur le moine qui s’était juste avant immolé par le feu, dans la ville de Aba, dans la province du Sichuan. L’incident s’est produit vendredi.

Selon l’autre association « Students for a Free Tibet » (Étudiants pour un Tibet libre), le drame s’est produit à proximité du monastère de Kirti, lorsque les autorités ont empêché un millier de moines de se rendre à l’intérieur du site.

Alors que la plupart des moines se dispersaient sur les conseils de leurs aînés, un de leurs coreligionnaires d’une vingtaine d’années qui portait un drapeau tibétain à l’effigie du dalaï lama s’est immolé par le feu, selon un communiqué vendredi à New York de l’association, qui dit avoir recueilli le récit d’un témoin. Les faits ont également été rapportés l’association International Campaign for Tibet (ICT), basée aux Etats-Unis.

La police a tiré à trois reprises sur le jeune homme du nom de Tape avant de rapidement emmener le corps, selon « Students for a Free Tibet » qui ne sait pas si la victime était toujours en vie.

Des résidents de Aba, joints au téléphone par l’AFP, ont confirmé que la police avait tiré, sans préciser vers qui les tirs étaient dirigés.

Interrogée pour savoir si un moine s’était immolé par le feu, une employée d’un hôtel de la ville a répondu sous couvert d’anonymat : « C’est vrai, mais je ne peux pas en dire plus. Mon téléphone est sur écoute ».

D’autres résidents ont confirmé les tirs de la police, avant de rapidement raccrocher.

Certains témoins ont également fait état d’une importante présence policière. « Il y a de nombreux policiers qui patrouillent dans les rues et tous sont armés », a témoigné l’employé d’une maison de thé, également sous couvert d’anonymat.

Le gouvernement local et la police n’ont pas fait de commentaires.

Le dalaï lama, le chef spirituel tibétain, a mis en garde mardi contre une répression chinoise au Tibet à l’approche du 50è anniversaire du soulèvement contre Pékin.

Cette mise en garde survient alors que des agences de voyage ont annoncé que la Chine allait fermer le Tibet aux touristes étrangers avant le 10 mars, jour du 50è anniversaire de l’insurrection tibétaine, et que, selon des sources concordantes, la sécurité a été renforcée dans la région himalayenne.

Jeudi, la Chine a démenti vouloir fermer le Tibet aux touristes étrangers avant le 10 mars.

Il y a un an, plus de 200 Tibétains ont été tués au cours des manifestations de mars 2008 qui coïncidaient avec le 49è anniversaire du soulèvement anti-chinois de 1959, selon des exilés tibétains. Pour sa part, Pékin a accusé des « émeutiers » tibétains d’avoir tué 21 personnes.

source : France 24