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  15 Tibétains blessés à Labrang suite au tirs de la police

La police armée à la cimenterie de Madang

La police armée à la cimenterie de Madang (photo : ICT)

15 mai 2010 : la police chinoise ouvre le feu sur des manifestants tibétains non armés alors qu’ils protestent contre la pollution d’une cimenterie qui plus est implantée sur un site à caractère religieux.

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D’après ICT, (International Campaign for Tibet), 15 personnes sont emmenées à l’hôpital suite à des blessures par balles et aux coups portés par les policiers. Toutefois, aucun décès n’est signalé pour le moment.


Des Tibétains de 7 villages de la municipalité de Madang, dans le district de Xiahe (Labrang) situé dans la province traditionnelle de l’Amdo avaient signé une pétition pour dénoncer la pollution causée par la cimenterie “Amdo Cement Factory” qui emploie environ 600 travailleurs. En plus de ces considérations environnementales, les Tibétains de la zone concernée déplorent que l’usine a été construite sur un site ayant à leurs yeux un caractère religieux.


La cimenterie de Labrang (photo : ICT)

La cimenterie de Labrang (photo : ICT)


D’après ICT, cette pétition sous forme d’assignation démontre non seulement une bonne connaissance des lois et de la politique sur la protection environnementale mais sait également intégrer à son compte des vocables et slogans en vogue actuellement au Parti Communiste tels que “développement harmonieux” et “point de vue scientifique”.


La tension était grande après que les villageois aient commencé à reconstruire une route précédemment bloquée pour l’expansion de l’usine. Les photos montrent la police armée en tenue de combat complète sur le site. Selon des Tibétains en exil ayant des contacts dans la région, les Tibétains de Madang s’apprêtaient à reconstruire une route menant au village de Yarshul (chinois : Yaxiu) devenu inaccessible depuis la mise en place d’un barrage routier par les autorités chinoises.


Le personnel de la cimenterie, des cadres de la municipalité de Madang et des policiers les ont mis en garde de ne pas reconstruire cette route. Le sous-gouverneur du district a demandé aux Tibétains de se retirer du site les menaçant de répression s’ils ne permettaient pas aux véhicules de la cimenterie de circuler.


15 minutes ont été accordées pour que la zone soit dégagée. Bien que les manifestants aient commencé à se retirer de la route, la police armée à ouvert le feu.


madang


Plus tôt dans le mois, des villageois de Markham (chinois : Mangkang) dans la région du Kham avaient manifesté à plusieurs reprises contre des exploitations minières. Au moins cinq Tibétains dont deux femmes ont été blessés. Malgré une forte présence de la police armée, les Tibétains de Markham ne cessent pas de manifester contre l’implantation de mines sur des montagnes qu’ils considèrent sacrées. Markham avait été le théâtre de véhémentes manifestations l’année dernière contre l’exploitation minière de la montagne Ser Ngul Lo.

Source : Phayul

 

  Victoire de Tibétains pour la protection d’un site sacré

Une confrontation à propos d’une exploitation minière aurifère dans le district de Markham (Région “autonome” du Tibet) s’est résolue après que les autorités et les habitants de la région soient parvenus à un accord.

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Le conflit sur l’exploitation de la mine, construite par une société chinoise au Ser Ngol Lo (Année de l’or et de l’argent), une montagne sacrée aux yeux des Tibétains, a perduré pendant des semaines. Zhongkai Co, la compagnie chinoise d’exploitation forestière et minière chinoise, avait été autorisée à procéder à des travaux d’excavation. Sur le site même, les manifestants tibétains faisaient face aux forces armées chinoises.


Toutefois d’après Radio Free Asia, le 8 juin les deux parties se sont entendues pour que la mine cesse ses activités.


« Il a été convenu par écrit qu’il n’y aura plus d’exploitation minière dans ce secteur », a dit un témoin tibétain à RFA.


« Toutes les forces de sécurité chinoises déployées dans la zone seront retirées. Les Tibétains qui bloquent la route devront également retourner chez eux ».


« Les autorités chinoises vont construire des barrières en béton qui bloqueront les résidus toxiques produits par des extractions précédentes dans cette zone afin qu’ils ne s’infiltrent pas dans l’eau potable », a-t-il ajouté.


Tous les points d’accord ont été couchés sur papier en présence de responsables du district et de la préfecture.


RFA rapporte qu’un responsable de la sécurité locale confirmait qu’un accord avait été conclu.


« La question de l’exploitation minière dans la région a été résolue et le secteur est tranquille », a déclaré Wang, un officier de police de Markham.


Mais il précise qu’il subsiste des désaccords sur la gestion des déchets toxiques sur le site.


« Le gouvernement a proposé de nettoyer tout le secteur mais les Tibétains veulent conserver des résidus comme preuves. Ainsi, il a été décidé que les Tibétains feront appel aux services d’une société chinoise pour examiner les résidus. Le gouvernement, lui, demandera au Département de Protection de l’Environnement de la Région “autonome” de réaliser ses propres examens. »


source : Phayul