archives pour avril 2009

  Mort du Panchen-lama ?

Depuis quelques jours, l’annonce de la mort de Gedhun Choekyi Nyima, le 11e Panchen-lama enlevé à 6 ans par les autorités chinoises, commence à se propager dans les médias.

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Gedhun Choekyi Nyima, 11e Panchen-lama

Gedhun Choekyi Nyima, 11e Panchen-lama

Cette nouvelle est curieusement tombée quelques jours avant le 20e anniversaire du Panchen-lama, le 25 avril. Info ou intox ? Impossible à dire évidemment. Penpa Tsering, le porte-parole du Parlement tibétain en exile a publié le 27 une lettre ouverte au président Hu Jintao lui réclamant toute la vérité sur cette affaire.

 

Je reproduis ici dans son intégralité le post d’Aglio E Cipolla qui a traduit la majeure partie de l’article du Corriere della Sera, journal qui a le premier donné cette information :

 

Selon Yoichi Shimatsu, ancien directeur du journal Japanese Times Weeks, le 11e Panchen-lama Gendhun Choekyi Nyima, jamais reconnu par les autorités chinoises qui le firent enlever à l’age de 6 ans et devenir ainsi « le plus jeune prisonnier politique du monde », serait mort il y a déjà plusieurs années. Reste celui mis en place par la République Populaire de Chine, Gyancain Norbu qui lui condamne les révoltes au Tibet.

 

 

Le Panchen-lama est le deuxième plus haut chef spirituel du bouddhisme tibétain, juste après le Dalaï-lama. Son nom est un composé de « grand érudit » (panchen) et « maître spirituel » (lama). Il est considéré comme une émanation du Bouddha Amitabha (« de lumière infinie »)

 

Le 11e Panchen-lama, Gendhun Choekyi Nyima est né le 25 avril 1989 à Nagchu. Il est le fils de Kunchok Phuntsok et Dechen Choedon, nomades tibétains.

 

Il a été enlevé avec ses parents le 17 mai 1995, soit 3 jours après sa désignation par Tenzin Gyatso, XIVe Dalaï-lama. On ne l’a jamais revu depuis. Les autorités chinoises ont confirmé au fil des années être l’auteur de l’enlèvement, officiellement pour « protéger » l’enfant.

 

« Le Panchen-lama choisi par les émissaires du Dalaï-lama est mort. Celui indiqué par la Chine est (donc) aujourd’hui l’unique Panchen-lama ». C’est ce qu’a déclaré Yoichi Shimatsu, ancien directeur du Japan Times Weekly, lors d’une table ronde organisée par l’école de journalisme et communication de l’université Quinghua de Pékin. On y aborda la question tibétaine.

 

La nouvelle n’est pas officiellement confirmée mais le cadre est significatif : c’est ici que le président Hu Jintao se diplôma en ingénierie en 1964. Autant dire un « lieu saint ». La conférence a eu lieu en présence de savants chinois, occidentaux, et deux correspondants de journaux étrangers dont le Corriere della Sera qui reporte ces propos à travers son envoyé Marco Del Corona. Ce dernier souligne que « le débat autour de ce thème crucial fut long et empreint d’une liberté d’expression jusque-là impensable ». Ou fut simplement une exception à la règle pour annoncer la mort officielle d’un ennemi et partie d’une nouvelle phase offensive dans la stratégie anti-tibétaine.

 

« Il est mort depuis longtemps. De maladie, cancer ou leucémie » dit Shimatsu. « La nouvelle a été tenue secrète par les tibétains et les chinois pour le même motif : ne pas perdre la face. la Chine pour ne pas révéler qu’était mort dans ses bras un enfant dont elle avait la garde, et le Dalaï-lama et les siens pour ne pas perdre leur « élu » et ne pas devoir admettre que le leader boudhiste avait failli dans son choix en indiquant un enfant malade […] Ma source (d’information) est sûre, de nature diplomatique et en provenance d’un pays occidental non-européen et de gauche qui envoya des médecins pour tenter de sauver l’enfant. C’est la vérité ». Selon le journaliste Marco Del Corona, le pays en question pourrait être Cuba ou le Vénézuela.

 

Les propos de Shimatzu restent saisissants. Vient évidemment le doute qu’il ait été été « autorisé » à en parler, et le contenu de ses propos approuvé ou suggéré. Parler de la Chine qui se préoccupe de la santé du « Panchen-lama détesté » semble une énormité. Aussi l’usage des termes « Dalaï-lama et les siens » fait tiquer. Le « et » est très chinois : « le Dalaï-lama et sa clique » dit-on là-bas généralement, sous-entendu « de criminels délinquants ».

 

En 1996, le cas de Gedhun Choekyi Nyima, 11e Panchen-lama, avait été examiné par le Comité des Droits de l’Enfant de l’ONU et les autorités chinoises avaient admis pour la première fois avoir « pris l’enfant pour sa sécurité » quand la question du panchen-lama fut abordée ».

 

Chandrel Rinpoché, qui « trouva » le 11e Panchen-lama non reconnu par Pékin, avait été chargé de cette mission. Croyant l’abbé acquis à sa cause, le parti communiste chinois le nomma « chef de la commission officielle chinoise responsable de la recherche de la réincarnation du dernier Panchen Lama ». Il a été arrêté le 18 mai 1995, soit un jour après le Panchen-lama, inculpé de collaboration avec le Dalaï-lama, condamné à 6 ans, mis au secret, encore aujourd’hui à 67 ans en résidence surveillé.

 

Panchen-lama : une espérance de vie toujours plus réduite.

Hu Jintao, actuel président qui fut « responsable de la répression politique sévère au Tibet » en 1989 est lui-même soupçonné d’avoir fait empoisonné Choekyi Gyaltsen, 10e Panchen-lama, mort d’une crise cardiaque à 50 ans après une vie de persécution de la part des autorités chinoises. Il venait alors de déclarer que « le progrès apporté au Tibet par la Chine ne saurait compenser la somme de destructions et de souffrance infligée au peuple tibétain ». Dénonçant la répression chinoise au Tibet dans sa « Pétition aux 70 000 caractères » (1962), Choekyi Gyaltsen avait déclenché sa disgrâce et son arrestation. Emprisonné jusqu’en 1977, puis en résidence surveillée, il ne fut « réhabilité » complètement qu’en 1987 par le gouvernement chinois qui voulu l’utiliser comme médiateur après les premières émeutes de Lhassa. Mais par la suite, de plus en plus critique envers Pékin, et alors qu’il venait d’insister sur sa loyauté envers le Dalaï-lama (que les autorités chinoises lui demandèrent de renier pendant près de 30 ans) il fut terrassé dans un temple par une crise cardiaque.

 

L’important aujourd’hui semble être de faire savoir que « le Panchen-lama contesté par Pékin est mort » : il n’existe plus et n’en reste qu’un. Il s’appelle Gyancain Norbu et est né le 12 février 1990. Ce 11ème Panchen-lama-là a été choisi et reconnu officiellement le 29 novembre 1995 par les autorités chinoises. Sur quel critère ? À priori la parenté avec « un membre du Parti communiste chinois qui était président du Comité permanent de l’Assemblée populaire de la Région autonome du Tibet à l’époque de la désignation de l’enfant ». Ses déclarations officielles sont parfaitement alignées sur celles de Pékin : « Les faits démontrent que seulement grâce à (la République Populaire de Chine) le Tibet a pu acquérir sa prospérité actuelle et rêver d’un futur encore meilleur ». Un autre otage, de fait.

 

Donc, fin du contentieux et de toute polémique, côté chinois.

 

Si cette nouvelle était confirmée, le Dalaï-lama et ses émissaires devraient partir à la recherche d’un nouveau Panchen-lama : un nouveau défi qui serait vraisemblablement « intolérable » aux yeux des autorités chinoises. À comprendre maintenant si le but de tout cela n’est donc pas tout simplement de créer de nouveaux précédents justifiant une intensification de la répression envers les Tibétains.

 

Gendhun Choeki Nyima aurait eu 20 ans le 25 avril.

sources Aglio E CipollaCorriere della Sera

 

On le voit, tout ceci est bien curieux. Et l’affirmation comme quoi « la nouvelle a été tenue secrète », y compris par les Tibétains, bien osée. Encore fallait-il qu’ils en soient eux-mêmes informés !

Il faut noter également que Yoichi Shimatsu semble totalement être pro-chinois et que ses propos ont été tenus dans le cadre de « Dialogue sur le Tibet— Histoire et Réalité », un séminaire de propagande de désinformation dont Pékin a le secret et qui s’est terminé par : « Grâce à ce débat, nous pouvons conclure que le Tibet ne constitue pas un problème en soi. »

 

Tiens-donc, en voilà une conclusion hardie…

 

  3 moines détenus dans le district de Nagchu

Selon des sources fiables reçues par le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy (TCHRD), les autorités chinoises du district de Nagchu, Préfecture de Nagchu, « Région Autonome du Tibet » (RAT), ont secrètement arrêté trois moines bouddhistes tibétains.

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Le 11 avril 2009, la police de Nagchu a arrêté pour des raisons inconnues, Khensur Thupten Thapkhey, 47 ans, ancien abbé du monastère de Shapten et Géshé Tsultrim Gyaltsen, 34 ans, enseignant des textes sacrés.

 

Les autorités de Nagchu ont trompé les moines du monastère de Shapten en leur expliquant que Khensur Thupten Thapkhey et Geshe Tsultrim Gyaltsen devaient se rendre à Lhassa pour y recevoir le Geshe (doctorat en philosophie) de la part du bureau religieux. En fait, ils ont été immédiatement conduits à un centre de détention.

 

De la même manière, un autre moine, Tsundue, 30 ans, un des responsables du comité de direction démocratique (DMC) du monastère de Shapten a également été piégé par les autorités chinoises prétendant qu’il devait assister à une réunion mais qui a été en fait emmené au centre de détention de la police de Nagchu.

 

Khensur Thupten Thabkey

Khensur Thupten Thabkey

Tsultrim Gyaltsen

Tsultrim Gyaltsen

tsundue

Tsundue

Pour le moment, le TCHRD ignore les raisons précises à l’origine de ces arrestations. D’après les sources, les familles tentent d’entrer en contact avec les détenus au centre de détention de la police de Nagchu.

source : TCHRD

 

  4 moines tibétains condamnés à 2 ans de prison

D’après la radio Voice of Tibet, la Chine à condamné 4 moines du monastère de Lutsang à deux ans d’emprisonnement.

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fourtibetans
Voice of Tibet cite Khedup, un moine du monastère de Drepung (celui d’Inde). Les autorités chinoises ont arrêté 6 moines du monastère de Lutsang vers le 10 avril 2009.

Les accusations retenues contre 4 d’entre eux ne sont pas connues, pas plus que la date et le lieu du procès.

Le tribunal du district de Mangra a donc condamné : Kalsang Gyatso (21 ans), Soepa Gyatso (24 ans), Lungtok Gyatso (22 ans) et Soepa Gyatso (19 ans). Les deux autres moines ont été relâchés.

Les 4 condamnés faisaient parti des 109 moines du monastère de Lutsang qui avaient organisé une marche de protestation de Lamo Yongzin Phodrang jusqu’au siège du gouvernement du district de Mangra le premier jour du nouvel an tibétain (Losar). Les 109 moines avaient été arrêtés pour subir ensuite de sévères séances de rééducation. Le 20 mars, 103 avaient été libérés. Les 6 restants étant eux relâchés début avril.

Par ailleurs, 2 autres moines de ce même monastère, Thabkhay Gyatso et Kunchok Gyatso ont été arrêtés par la police il y a quelques jours. Ils seraient détenus dans le district de Mangra.

source : Phayul

 

  Nouvelles condamnations au Tibet

Trois Tibétaines âgées de 20 à 23 ans ont été respectivement condamnées, le 21 avril, à la peine de mort avec sursis, à la réclusion à perpétuité et à dix ans de prison.

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Elles étaient accusées d’avoir mis le feu à une boutique de vêtements dans laquelle cinq employées avaient péri pendant les émeutes de Lhassa en mars 2008, annonce le Xizang Ribao, journal local dépendant des autorités. Le dalaï-lama, en visite au Japon, a condamné cette sentence “motivée par des considérations politiques”, rapporte le New York Times.

Ce procès jugeait les derniers auteurs présumés de quatre incendies qui avaient fait douze morts pendant les émeutes. Le 9 avril, quatre condamnations à mort avaient déjà été prononcées à cette occasion, dont deux avec exécution immédiate. En février, un haut fonctionnaire du Tibet avait rendu publique une liste qui faisaient état de 953 personnes détenues, dont 76 déjà jugées.

source : Courrier International

 

  Procés d’un lama de haut rang pour détention illégale d’armes

Phurbu Tsering Rinpoche, un lama tibétain de haut rang risque une peine de 15 ans de prison pour détention illégale d’armes.

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Li Fangpin, son avocat pékinois a déclaré à The Associated Press que Phurbu Tsering Rinpoche a été contraint de faire des aveux après un interrogatoire de 4 jours assorti de menaces de détention pour sa femme et son fils. L’instruction prétend qu’un pistolet et plus de 100 balles et cartouches ont été trouvés sous un lit dans le salon après une descente de police. Ces allégations sont niées par le moine qui estime avoir été piégé. Ces accusations ne tiennent pas debout d’après son avocat. On ne lui a même pas demandé l’origine des armes ni fait de relevé d’empreintes digitales.

C’est la première fois qu’un lama de haut rang fait l’objet d’accusations aussi lourdes.

Phurbu Tsering Rinpoche qui dirigeait un couvent dans le district de Kardze a été arrêté le 18 mai de l’année dernière, quelques jours après les manifestations de plus de 80 nonnes contre la campagne de “rééducation patriotique” leur imposant de renier le Dalaï-lama.

 

  Par peur d’être arrêté et torturé, un moine se suicide

Par peur d’être arrêté et torturé par la police chinoise, Shedup, un moine tibétain se serait suicidé au début de ce mois dans un monastère de Rebgong dans l’Amdo, province de Qinghai.

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D’après un rapport paru mardi sur le site officiel du gouvernement tibétain en exil, Shedup, la quarantaine, se serait suicidé vers le 2 avril dans un monastère de Rebgong (Ch : Tongren) dans la préfecture autonome tibétaine de Malho, province de Qinghai.

Le nom du monastère n’est pas encore connu, mais on pense qu’il s’agit de celui de Tarjang situé dans Dowadhog. L’autre monastère de la région est celui de Pengya.

Selon le rapport, Shedup avait déjà été arrêté pour son rôle présumé dans une manifestation à Rebgong en mars 2008. Il avait alors été roué de coups et torturé pendant sa détention.

Bien qu’ayant été libéré, son nom était réapparu sur une liste de Tibétains recherchés le mois dernier.

Shedup aurait mis fin à ses jours pour échapper à une nouvelle arrestation et à la torture.

source : Phayul

 

  Les forces chinoises ouvrent le feu à Nyagrong, 9 arrestations

Neuf Tibétains, dont une femme, ont été arrêtés par les autorités chinoises dans le district de Nyagrong. Mercredi dernier (15 avril), des soldats chinois et des policiers ont tiré sur la foule, faisant plusieurs blessés. Aucun décès n’a été signalé

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Géshé Monlam Tharchin, un membre du parlement tibétain en exil, a déclaré à la radio Voice of Tibet que des Tibétains sont descendus dans la rue pour exiger la libération de trois habitants arrêtés précédemment lors de manifestations. Les Tibétains ont également continué à braver l’ordre de reprendre les activités agricoles malgré les mesures strictes adoptées par les autorités pour réprimer le mouvement qui se poursuit dans plusieurs zones à forte population tibétaine.

 

Les Tibétains arrêtés sont : Gonpo Tsewang, Yigah, Alo, Drakpay, Dawa Drakpa, Gyalshay, Kyalgah, Gonpey, et Ada.

source : Phayul

 

  Un écrivain tibétain arrêté

Un moine tibétain du monastère de Gomang (Ngaba) a été arrêté au début de ce mois. Il est accusé d’avoir écrit des textes anti-gouvernementaux.

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Selon Choedak, un Tibétain vivant en exil, Dokru Tsuiltrim a été inquiété à cause de deux articles au motif qu’ils critiquent le gouvernement chinois et appuient les “forces séparatistes du Dalaï-lama”.


Dokru Tsuiltrim s’est fait interpeller par la police chinoise dans sa chambre du monastère de Gomang.


La publication de “Khawai Tsesok”, son journal privé écrit en tibétain a également été suspendue. On ne sait pas où Tsuiltrim est détenu.


Tsuiltrim est né à Tsolho. Il a rejoint le monastère de Gomang en 2005.

source : Phayul

 

  Exhibition de prisonniers et moines arrêtés à Kardze

Les autorités chinoises ont exhibé 15 prisonniers politiques tibétains dans les rues de Kardze pour intimider les habitants.

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D’après ce que Gelong, un moine du monastère de Sera en Inde du sud, a déclaré à Phayul, cela s’est produit le 5 avril. Des Tibétains précédemment arrêtés lors de manifestations et refusant de cultiver leurs terres ont été exhibés dans un camion militaire suivi d’environ 20 autres véhicules remplis de soldats. Les prisonniers tibétains avaient la tête rasée ainsi que les mains et les pieds enchaînés, cette parade visant clairement à semer la peur chez les Tibétains de la région.

 

Les autorités ont clamé à travers un haut-parleur que toute personne s’avisant de manifester contre le gouvernement chinois s’exposerait à subir ce même type de traitement.

 

Sur les quinze prisonniers exhibés, trois ont été identifiés : Jampa Dhondup (27 ans), Taphel (56 ans) et Tsering Wangrap (42 ans).

 

[Cette info est à rapprocher avec celle donnée par The Times qui parle, lui, de 7 camions de prisonniers. Chaque prisonnier étant tenu par deux policiers le forçant à baisser la tête, une pancarte accrochée au cou. On est ici carrément dans un revival de la Révolution Culturelle ! Et on nous parle par ailleurs de la libération des serfs... Pour ceux qui lisent l'anglais, l'article de The Times est consacré à ce phénomène de boycott de l'agriculture. Defacto]

 

Par ailleurs, selon la communauté Trehor de Dharamsala, 5 moines du monastère de Tsitsang à Kardze ont été arrêtés de manière arbitraire le 1er avril après que les policiers chinois aient saccagé le monastère. L’un des moines a été identifié comme étant Sonam Nyima, un membre de l’administration du monastère.

source : Phayul

 

  Altercation entre Tibétains et soldats chinois à Machu

La radio Voice of Tibet signale des heurts entre Tibétains et forces de sécurité chinoises dans le district de Machu le 9 avril.

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L’incident s’est produit le jour d’une danse rituelle monastique se tenant chaque année le quinzième jour du troisième mois lunaire tibétain (Horda sumpai gharcham) au monastère de Serma a expliqué Kyap Dolma de l’institut de Norbulingka (Inde) à Voice of Tibet.

Le rituel attire toujours un grand nombre de Tibétains des villages et des monastères de la région. Les autorités locales ont préconisé de renforcer la présence militaire pour cette journée. Mais les dirigeants tibétains et des moines de rang supérieur s’y sont opposés en donnant l’assurance que l’événement se déroulerait tranquillement sans le moindre problème.

Mais jeudi, les forces de sécurité chinoises ont harcelé les Tibétains sur le marché et mis à sac la salle de billard où ils avaient trouvé une peau de renard. Les forces de sécurité ont ensuite battu le propriétaire de la peau ainsi que ses deux compagnons qui prenaient sa défense.

La nouvelle comme quoi les forces de sécurité chinoises ont frappé des Tibétains s’est instantanément propagée dans la localité engendrant une foule en colère qui s’est heurtée à environ 100 soldats chinois.

Les soldats chinois étaient armés de matraques tandis que les Tibétains ripostaient en lançant des pierres. Plusieurs personnes des deux côtés ont été blessées dans la bagarre. Aucune arrestation n’a été signalée.

source : Phayul