Yankyi, Tashi, Gyalseng, Nima, Aniy, Kunchok…

Kunphok Tsephel

Kunphok Tsephel

 

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Yankyi Dolma, une des deux nonnes arrêtées le 24 mars 2009 lors d’une manifestation au marché de Kardze [Cf. l’info Tibet-defacto] est décédée le samedi 5 décembre 2009 à l’hôpital de Chengdu, la capitale de la province du Sitchuan, probablement des suites de mauvais traitements et de tortures en prison.

Heureusement que l’UMP qui vient de signer un protocole harmonieux avec le Parti Communiste Chinois a bien précisé par la voix de Christian Estrosi « que notre mouvement ne transige jamais sur le respect des droits humains ». Il est donc certain que l’UMP va, dès demain, demander à son parti frère des éclaircissements sur cette histoire.

 

Tashi Dondrup, jeune chanteur extrêmement populaire dans la région de l’Amdo, a lui été arrêté le 3 décembre à Xining, capitale de la province du Qinghai. Son crime : avoir sorti un disque sur lequel il chantait sa nostalgie du Dalaï-Lama et qui évoquait également la répression de mars 2008 à Lhassa.
Heureusement, que L’UMP, qui vient de signer un protocole harmonieux avec le Parti Communiste Chinois, va faire tonner sa grosse voix pour rappeler à son parti frère qu’il ne faut jamais transiger (mais alors, jamais) sur le respect des droits humains. D’ailleurs, Christian Estrosi a bien déclaré « Que le parti communiste, qui est l’instance dirigeante de la Chine, soit demandeur de relations avec le parti du président de la République qui a rencontré le Dalaï Lama, c’est une belle avancée ».

C’est ce qu’on appelle bien maîtriser un dossier. Avec ça, nul doute que Tashi Dondrup soit relâché dans les jours qui viennent.

 

Gyalseng, (25 ans) et Nima Wangchuk (24 ans) ont été condamnés à 3 ans d’emprisonnement. Originaires du district de Sog (préfecture de Nagchu), ils font partis de quatre Tibétains ayant été arrêtés le premier octobre 2009, jour anniversaire de la fondation du Parti Communiste Chinois. Leur crime : avoir mis en ligne des photos et des discours du Dalaï-Lama dans leurs profils utilisateurs sur un célèbre site de dialogue (qq.com). Yeshi Namkha (25 ans) et Aniy (âge inconnu), les deux autres Tibétains impliqués n’ont pas encore été jugés. Leurs proches et leurs familles n’ont pas l’autorisation de les voir et craignent qu’ils soient torturés.

Heureusement, Christian Estrosi, commentant le protocole harmonieux entre l‘UMP et le Parti Communiste Chinois, a parlé « des avancées significatives dans le domaine des droits de l’homme ».

Cette histoire en est une nouvelle et frappante démonstration.

 

Kunchok Tsephel, 39 ans a été condamné à 15 ans de prison. Il avait été arrêté le 26 février 2009. Son crime : il aurait divulgué des secrets d’état sur son site internet (comprendre qu’en fait il a dû parler des événements de mars 2008). Kunchok Tsephel est le fondateur de Chodme (la lampe à beurre), un site dédié à la littérature tibétaine. J’ai rencontré il y a quelques années Kunchok en Amdo. C’est quelqu’un d’une gentillesse extrême dont le seul but est de défendre la culture tibétaine, notamment en offrant une plateforme d’expression aux poètes actuels. Au moment où je l’ai vu, il se désespérait de voir son site être régulièrement fermé par les autorités chinoises, soit sans un mot d’explication soit sous prétexte de problèmes techniques. Mais jamais il n’a renoncé à l’idée de promouvoir une culture tibétaine contemporaine. Aujourd’hui, après 9 mois de détention, sa santé est très mauvaise. Il n’a pas droit à un avocat et il est condamné à 15 ans de prison. Kunchok Tsephel est marié et a une fille malade.
Je n’ai même plus envie de parler de l’UMP.

 

La plupart des sources proviennent de Phayul.

 

  Mort d’un moine tibétain suites à des tortures

Phuntsok Lhundup, 32 ans, (nom civil : Kalden), un moine du monastère de Drepung, a succombé des suites de ses blessures infligées sous la torture en prison. Il était originaire du village N° 8, commune de Tso-doe, district de Phenpo Lhundup, ville de Lhassa, dans la « région autonome » du Tibet.

[…]

 

Phuntsok Lhundup

Phuntsok Lhundup

 

Le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy (TCHRD) ne connaît pas la date précise de sa mort qui s’est produite le mois dernier (août 2009). Phuntsok faisait parti des 300 moines qui avaient initié une marche de protestation à partir du monastère de Drepung en direction du centre de Lhassa le 10 mars 2008, soit 4 jours avant le soulèvement de masse dans la capitale et la répression qui s’est ensuivie. Après avoir stoppé la marche en cours de route, les forces de sécurité avaient arrêté tous les moines.

 

Depuis son arrestation, aucune information n’avait filtré sur son sort. Ni sa famille, ni d’autres moines de Drepung n’avaient de renseignement sur sa détention.

 

Citant plusieurs sources, le TCHRD précise que Phuntsok est mort à la mi-août 2009 à la suite d’une période prolongée de détention avec tortures. Son corps a été remis à un parent éloigné vivant à Lhassa.

 

Samdup, le frère aîné de Phuntsok et appartenant au même monastère, a également été arrêté le 10 mars 2008 et son sort demeure totalement inconnu.

 

Samdup

Samdup

 

source : Phayul

 

  Huit Tibétains sont condamnés à cause des manifestations de Ragya

Le 14 août 2009, hier un tribunal du district de Machen dans la Préfecture Autonome Tibétaine de Golok a condamné huit Tibétains à des peines d’emprisonnement diverses.

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Parmi les huit Tibétains condamnés par le tribunal populaire du district de Machen, il y a six moines du monastère de Ragya et deux hommes civils.

 

Palden Gyatso, âgé de 40 ans, maître de discipline du monastère de Ragya a été condamné à sept ans de prison et Tsultrim, ancien maître de discipline de ce même monastère a été condamné à quatre ans de prison. Sangpo, ancien trésorier du monastère a été condamné à trois ans de prison, et Jamyang Khedup, secrétaire du conseil d’administration du monastère, a été condamné à deux ans de prison.

 

Gedun Ralo a reçu une peine d’une année d’emprisonnement, tandis que Sherab Sangpo a été condamné à deux ans de prison.

 

Parmi les deux personnes civiles, Hulo a été condamné à deux ans de prison et Yangkyab à six mois de prison.

 

Les huit Tibétains ont été arrêtés en mars 2009, suite à la mort par suicide de Tashi Sangpo, moine tibétain, âgé de 28 ans sous la pression des officiers chinois menant une enquête.

 

La mort de Tashi Sangpo, le 22 mars 2009 a provoqué immédiatement des manifestations de colère des Tibétains locaux, qui sont descendus avec des drapeaux nationaux tibétains interdits et des banderoles, scandant des slogans tels que « Indépendance pour le Tibet, longue vie pour le Dalai Lama ».

 

Quelques jours avant la date anniversaire du soulèvement national tibétain du 10 mars, des tracts contenant des messages politiques ont circulé dans l’enceinte du monastère et un drapeau national tibétain géant a été hissé sur le toit du principal hall de prière.

 

Les forces de sécurité chinoise, encerclant le monastère, prétendent avoir trouvé un drapeau national tibétain qui est interdit, et des pamphlets politiques dans la chambre de Tashi Sangpo.

 

D’après le Centre Tibétain des Droits de l’Homme et de la Démocratie, Tashi, qui s’est jeté lui même dans la rivière de Machu a été « cruellement battu et soumis à des tortures inhumaines ».

 

Les lieux où les deux autres moines se trouvent, Lobsang Dhargye et Mengag Dorjee, qui ont été arrêtés pendant la manifestation, restent inconnus selon le gouvernement tibétain en exil à Dharamsala en Inde.

 

source : Phayul traduction : Tibetan.fr

 

  Trois Tibétains condamnés à deux ans de prison

D’après le site officiel du gouvernement tibétain en exil, un tribunal chinois à Chamdo a condamné trois Tibétains à deux ans d’emprisonnement le 4 août 2009.

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Gyaltsang Jampa, 46 ans, Bhulhuk, 56 ans, et Mutsa Tsang Tseten, 40 ans, font partie des 5 personnes arrêtées pour avoir manifesté contre la campagne gouvernementale de dénonciation forcée du Dalaï-lama dans le district de Jomda (préfecture de Chamdo) en juin de cette année.

 

Les deux autres personnes, Ashag Tsang Norlha, 47 ans, et Gonpo Dhargye, 44 ans, sont en détention à Jomda en attente de leur procès.

 

D’après le site, “les chefs d’accusation retenus contre les trois condamnés ne sont pas connus”.

 

Les cinq personnes ont été arrêtées le 22 juin à la suite d’une confrontation entre une vingtaine de Tibétains et la police chinoise alors qu’elle emmenait deux responsables tibétains, Gyurmey Gonpo et Gyaltsang Dorjee, au monastère de Kyabje. La police les avait arrêtés plus tôt dans la journée pour échec à initier la campagne d’éducation patriotique au monastère de Taklung des municipalités de Pema et de Nadong dans le district de Jomda.

 

sources : Phayul

 

  Des Tibétains doivent exposer des photos du Dalaï-lama

D’après Voice of Tibet, les autorités gouvernementales du district de Chogro à Kardze obligent les Tibétains à exposer des photos du Dalaï-lama sur leurs autels.

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Le Dalaï-lama à Bercy

Le Dalaï-lama à Bercy

 

Les Tibétains dans la région sont très surpris, pour ne pas dire méfiants envers cette nouvelle attitude des autorités.

 

Phurba, un moine du monastère de Drepung loseling (celui en Inde du sud) dit qu’il tient ses informations de sources sûres à Chogro qui se situe dans la région traditionnelle tibétaine de Trehor.

 

D’après Phurba, les autorités affirment que l’interdiction des photos du Dalaï-lama dans le passé ne venait pas d’un ordre gouvernemental mais d’initiatives individuelles visant à restreindre la possession des photos de celui que la Chine accuse d’inciter au séparatisme.

 

Phurba ajoute que pour le moment, aucun Tibétain n’a encore placé une photo du Dalaï-lama dans sa maison.

 

Les Tibétains sont pour le moins surpris de ce nouvel ordre et prudents par peur d’être bernés par ce que les analystes appellent “la politique de la carotte et du bâton”. Les Tibétains n’arrivent pas à croire que les autorités qui les ont forcés à abjurer le Dalaï-lama leur demandent maintenant d’afficher des photos du leader tibétain.

 

Dans des villes plus grandes, les autorités ont même fourni leurs propres tirages en grand format de photos du Dalaï-lama.

 

Les Tibétains au Tibet (en région autonome) n’ont même pas le droit de posséder ce type de photos et encore moins évidemment celui de les exposer librement. Nombreux sont les cas de Tibétains purgeant de longues peines de prison à cause de ces restrictions.

 

Phurba ajoute que les autorités à Tongkhor ont brûlé environ 18 sacs de photos du Dalaï-lama il y a tout juste quelques mois.

 

Defacto : avant les événements de 2008, les autorités étaient relativement plus tolérantes sur cette question dans le Kham et dans l’Amdo où l’on pouvait voir parfois des portraits du Dalaï-lama dans certaines maisons et (bien que de manière très discrète) dans certains monastères. Mais pas question toutefois d’exposer des photos du véritable Panchen-lama, sujet totalement tabou.
source : Phayul

 

  Un moine condamné à 3 ans de prison pour avoir défié la campagne d’éducation patriotique

D’après le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy (TCHRD), un moine tibétain a été condamné à 3 ans de prison début juillet (2009) pour avoir voulu résister à la campagne de (ré) éducation patriotique du gouvernement chinois il y a 2 ans.

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Le tribunal du peuple du district de Kardze a condamné Jamyang Tenzin, 35 ans, du monastère Yonru Geyden Rabgayling à Lithang, pour avoir défié la campagne “d’Éducation Patriotique” en 2007.
Citant une source, le TCHRD explique que Jamyang a été arrêté le 3 octobre 2007 pour s’être opposé à ce qu’une “équipe de travail” mène une campagne “d’Éducation Patriotique” dans son monastère dépendant de celui de Lithang.

 

Le TCHRD se préoccupe également du fait que le gouvernement chinois ait “violé la constitution et les lois internationales” en gardant en prison le moine pendant plus de 21 mois avant le procès. Le TCHRD émet aussi des doutes sur le respect du processus légal et si Jamyang a pu bénéficier d’une aide juridique. Avant le procès début juillet, sa famille ne savait absolument pas où il se trouvait.

 

Le TCHRD s’oppose à la condamnation de Jamyang Tenzin dont le droit d’expression n’enfreint pas la constitution.

 

Une campagne massive “d’Éducation Patriotique” a été lancée dans les institutions monastiques du district de Lithang à la suite des manifestations anti-Chine initiées par Ronggye A’drak lors de la fête annuelle du cheval à Lithang le premier août 2007.

 

Pendant une visite d’une “équipe de travail” au monastère de Yonru Geyden Rabgayling le 3 octobre 2007, Jamyang Tenzin a refusé de collaborer et a exprimé son soutien à Ronggye A’drak. Il a même clamé des slogans souhaitant une longue vie au Dalaï-lama avant d’être arrêté par la police.

 

Jamyang Tenzin, est né dans le village de Youru Sakhor dans le district de Lithang. Il a visité l’Inde en 1995 et étudié au monastère de Gaden Jangtse dans l’Inde du sud avant son retour au Tibet en 2004. Alors qu’il revenait au Tibet, il a été détenu à la frontière Népalo-Tibétaine et encore détenu plus tard pendant 3 mois.
source : Phayul

 

  Condamnés pour avoir enlevé le drapeau chinois/rénovation forcée pour des Tibétains de Ngaba

Deux jeunes Tibétains sont condamnés à deux ans de prison par un tribunal de la préfecture de Nagchu pour avoir descendu le drapeau national chinois du toit d’une école en avril cette année (2009). C’est ce qu’un Tibétain venant d’arriver au Népal a rapporté à la radio Voice of Tibet.

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La police du district de Diru dans la préfecture de Nangchu après s’être rendue compte de l’incident s’est mise en quête des coupables. Les autorités ont appréhendé des habitants de la commune de Tsashul où se situe l’école pour mener leur enquête qui les conduit à l’arrestation de deux jeunes de 20 ans, Namlha et Tsewang Jigdrak.

 

Originaires du village de Thanka Drungu dans la commune de Tsashul, ils sont condamnés à deux ans de prison. La source ajoute que leur action est représentative du ressentiment des Tibétains à l’égard du gouvernement chinois.

 

Par ailleurs, Voice of Tibet indique que dans la région de Ngaba, les Tibétains sont contraints par les autorités chinoises de blanchir à la chaux et de rénover leurs maisons.

 

Les Tibétains cette année ont fait l’impasse sur les festivités habituelles et le travail de décoration de leurs maisons pour la nouvelle année tibétaine (losar) afin de pleurer leurs morts et d’exprimer leur solidarité avec les victimes de la répression chinoise de l’année dernière.

 

Les Tibétains de Ngaba, témoins de la répression sanglante des forces chinoises l’année dernière s’opposent à l’ordre émis par le gouvernement d’embellir leurs maisons.

 

Un cas similaire de rénovation obligatoire a récemment été rapporté dans le district de Sershul.
source : Phayul

 

  Deux Tibétains de retour d’exil gravement torturés

Deux jeunes tibétains en exil retournant au Tibet ont été brutalement torturés par la police chinoise suite à leur arrestation près de la frontière du Népal en avril de cette année.

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D’après boxun.com, un site Web en langue chinoise, les deux jeunes étaient en Inde pour aller à l’école gérée par le gouvernement tibétain en exil.

 

Dagah et Tsuiltrim de la Préfecture autonome du Tibet de Dechen dans la province du Yunnan ont tenté une première fois d’entrer au Tibet en février. Ils sont arrêtés à la frontière par une patrouille chinoise qui leur indique qu’il y a en ce moment des restrictions gouvernementales sur les déplacements des jeunes tibétains à la frontière. Les deux retournent alors à la capitale népalaise et reviennent à la frontière en avril. De nouveau, une patrouille chinoise les arrête sous prétexte que leur permis de voyage a expiré depuis quinze jours.

 

Les deux jeunes sont emmenés dans un centre de détention à Shigatsé où la police chinoise les interroge pendant plusieurs jours. D’après le site, ils sont soumis à de terribles séances de torture durant lesquelles ils sont frappés avec des matraques électriques ce qui provoque de graves lésions sur leurs abdomens et leurs organes génitaux.

 

Avant leur départ du Népal, les deux jeunes avaient contacté par téléphone leurs familles dans le Yunnan. Les recherchant, les deux familles les localisent au centre de détention de Shigatsé. D’après les sources, la mère de Dagah s’est évanouie en voyant son fils dans un état de faiblesse extrême. Alors que la famille de Dagah obtient sa libération sous caution, les parents de Tsuiltrim seraient en route pour Shigatsé pour le faire libérer.

 

Dagah a été admis dans un hôpital de Kunming dans le Yunnan pour y suivre un traitement médical. Des sources fiables ont fait part au site Web de l’inquiétude des médecins envers les problèmes médicaux que Dagah risque d’avoir plus tard dans sa vie malgré sa récupération progressive à l’hôpital.

 

Selon le site, il y a d’autres Tibétains au centre de détention de Shigatsé arrêtés soit alors qu’ils fuyaient le Tibet soit de retour d’exil.

 

source : Phayul

 

  Meldro Gongkar (Tibet) : 3 blessés suite à des heurts avec des mineurs

Les habitants de la municipalité de Gyama près de Lhassa, la capitale du Tibet, manifestent contre une compagnie minière en charge d’un projet de dérivation d’eau dans la partie haute de la région de Gyama.

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L’installation à grande échelle est faite pour canaliser l’eau jusqu’au site de la mine. Les pipelines passent à travers des terrains agricoles qui ont été pris de force aux paysans sans la moindre compensation. L’exploitation minière dans les collines de Gyama dure depuis déjà presque deux décennies. Les résidus toxiques déversés dans la rivière Gyama Shingchu ont provoqué la mort d’une bonne partie du bétail l’année dernière.

 

Les villageois en colère sont descendus dans la rue le 20 juin et se sont affrontés avec les mineurs chinois. Les échauffourées entre Tibétains et mineurs ont été suivies par une répression policière faisant 3 blessés dont un a dû être emmené à l’hôpital de Lhassa.

 

Le 21 juin, des responsables de la Région “autonome” du Tibet, du district ainsi que des soldats sont venus pour discuter avec les habitants. Lors de la réunion, les Tibétains ont demandé l’arrêt immédiat du détournement de l’eau et des activités minières dans la région. D’après les sources, beaucoup pleuraient de désespoir. Après la réunion, les mineurs ont quitté la zone. Néanmoins, les habitants se sont allongés par terre devant le centre administratif de la municipalité pour stopper tout passage vers le site de la mine.

 

Les villageois de la vallée dépendent de la rivière pour leurs réserves d’eau potable et pour leurs irrigations. Mais la rivière s’est asséchée, sa source étant détruite par l’exploitation minière excessive comme nombre d’autres sources dans la région.

 

Gyama Shen à Meldro Gongkar est le lieu de naissance du célèbre roi du Tibet Songtsen Gampo (617-650 AD). Il y a 15 villages dans la vallée dont deux de nomades.

 

source : Phayul

 

Des actions sont entreprises pour que cesse les exploitations minières abusives au Tibet.

Consultez www.stopminingtibet.com/

 

  Un neveu de Khenpo Jigme Phuntsok en prison

Un neveu de Khenpo Jigme Phuntsok, le défunt fondateur et maître de l’institut de bouddhisme de Serthar (Larong Gar), est en prison depuis bientôt un an.

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D’après des sources en contact avec Serthar, Ngagchung a été arrêté en même temps que son frère, Thaphun et que de Drudak du monastère de Serthar, le 8 juillet 2008 par la police de Chengdu. Thaphun et Drudak sont relâchés rapidement mais pas Ngagchung qui est accusé de divulguer des informations aux “forces séparistes” par le biais du téléphone et d’autres moyens.

 

Ngagchung

Ngagchung

 

Les proches de Ngagchung n’ont pas d’information précise sur son lieu de détention malgré leurs efforts pour le retrouver. Les autorités chinoises ne leur ont pas accordé de droit de visite.

 

Ngagchung a étudié le bouddhisme au monastère de Serthar pendant plus de 20 ans.

 

Le site de Larung Gar

Le site de Larung Gar

 

Les autorités chinoises ont commencé à mener des mesures de répression à l’encontre du monastère de Serthar Larung Ngarig à la fin des années 90. Le 18 avril 2001, les autorités réitèrent l’ordre de ne pas dépasser un quota de 1 400 étudiants qui mènera à l’éviction de plus de 7 000 d’entre eux.
source : Phayul

 

Defacto :

l’histoire de Khenpo Jigme Phuntsok et la fondation de l’institut bouddhiste de Serthar (Larong Gar) a été un phénomène exceptionnel. Dans le Kham, il est encore extrêmement vénéré et il est courant de voir son portrait. Cela s’explique en partie par le fait qu’il est à l’origine du renouveau du bouddhisme tibétain dans le Tibet d’aujourd’hui. Reconnu dès l’âge de 5 ans comme étant la réincarnation de Terton Sogyal, un des maîtres du 13e Dalaï-lama, il reste au Tibet même pendant les années les plus noires de la révolution culturelle pendant lesquelles il retourne à une vie de nomade en se jouant des forces chinoises qui tentent de le faire renoncer à ses pratiques religieuses.

 

Khenpo Jigme Phuntsok doit également sa popularité au fait qu’il soit un “Terton”, c’est-à-dire un découvreur de “Terma” qui signifie “trésors”. Ces trésors sont des legs spirituels qui auraient été cachés par Padmasambhava lui-même et par d’autres maîtres du bouddhisme il y a des siècles. Ces Terma sont souvent des textes, des petites statues ou des petits coffres cachés dans des endroits improbables et isolés souvent au sein de la roche même.

 

Cette tradition Nyingma revivifiée confère à Khenpo Jigme Phuntsok une aura miraculeuse qui va fasciner au-delà des frontières du Tibet. Lors d’un voyage en Chine, il mettra à jour d’anciennes grottes sacrées totalement oubliées.

 

En 1980, dans la vallée de Larong, près de Serthar (préfecture de Kardze), il fonde l’institut bouddhiste de Serthar (également appelé l’institut bouddhiste de Larung Gar ou Larong Gar). Comme les restrictions religieuses se relâchent à cette époque, les autorités chinoises ne s’en formalisent pas. Larung Gar est une vallée isolée et il n’y a qu’une poignée d’étudiants. Mais bientôt la vallée déserte se retrouve couverte d’un nombre impressionnant de petites cahutes car l’institut va attirer plus de 8 500 étudiants tant la réputation de Khenpo Jigme Phuntsok est phénoménale. Et parmi ces étudiants, environ 1 000 sont des Chinois… C’est certainement une des raisons qui vont mener les autorités chinoises à vouloir endiguer le phénomène. En 2001, une bonne partie de l’institut est rasée.

 

La destruction du site de Serthar

La destruction du site de Serthar

 

Le 7 janvier 2004, Khenpo Jigme Phuntsok meurt dans un hôpital militaire, officiellement pour une déficience cardiaque. Une version contestée par beaucoup.
Bien que sous une forme réduite, l’institut a perduré après ces événements. Il serait intéressant de savoir ce qui s’y passe aujourd’hui…

 

Pour en savoir plus :

Une page sur l’histoire de Serthar sur le site du TCHRD

 

Le chapitre de David Germano consacré à Serthar (mais écrit avant la répression) : “Re-membering the dismembered body of Tibet: Contemporary Tibetan visionary movements in the People’s Republic of China” dans Buddhism in Contemporary Tibet: Religious revival and cultural identity. UC Press

 

Une vidéo de la destruction du site :