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  Un autre intellectuel tibétain arrêté

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Les autorités chinoises ont procédé le mois dernier à l’arrestation d’un autre intellectuel tibétain. Il s’agit de Kalsang Tsultrim connu pour avoir largement distribué en 2009 un témoignage vidéo sur la situation au Tibet.

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D’après le TCHRD (Tibetan Center for Human Rights and Democracy), Kalsang, plus connu son son pseudonyme de Gyitsang Takmig, a été arrêté le 7 juillet 2010 dans le district de Dzoge dans la province du Sichuan.


Malgré les demandes répétées de sa famille, aucune explication n’a été fournie par les autorités mais c’est certainement son action de sensibilisation sur la situation au Tibet et la répression du peuple tibétain qui est à l’origine de son arrestation.



En août 2009, des mois après le soulèvement général au Tibet de 2008, une vidéo enregistrée par Kalsang est parvenue à passer à travers les frontières chinoises. Dans cette vidéo, Kalsang suppliait la communauté internationale “d’agir rapidement en faveur du peuple tibétain”.



Ce témoignage vidéo d’une heure dans lequel Kalsang exprime ses craintes sur l’avenir du Tibet et de sa culture a été mis sur VCD [de la vidéo sur un CD] et a été largement distribué (environ 2 500 copies) dans les zones tibétaines des provinces du Gansu, du Qinghai et du Sichuan qui recoupent les provinces tibétaines traditionnelles du Kham et de l’Amdo.



Kalsang est un moine du monastère de Gyitsang Gaden Choekorling dans le district de Sangchu (Chinois : Xiahe),  “Préfecture Tibetaine Autonome” de Kanlho (Chinois : Gannan) dans la province du Gansu. Il est également l’auteur d’un livre publié en 2008 “Miyul la phulway Jamba” (l’amour consacré au royaume humain). Un livre qui met l’accent sur les problèmes et les aspirations du peuple tibétain.

source : Phayul

 

  La police chinoise ouvre le feu sur des Tibétains du district de Palyul : 3 morts, 30 blessés

Trois Tibétains tués et 30 autres blessés le 18 août 2010 après que les forces de sécurité chinoises aient ouvert le feu sur des pétitionnaires tibétains devant un immeuble gouvernemental dans le district de Palyul, province du Sichuan.

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Cet événement a eu lieu dans le village de Sharchu Gyashoed dont le responsable, Tashi Sangpo, avait écrit aux autorités chinoises locales pour que cesse l’expansion des activités d’exploitation des gisements d’or dans la région. Soucieux du fragile équilibre environnemental de sa localité, Tashi Sangpo remettait en cause l’exploitation minière dans cette zone.


Les Tibétains locaux s’inquiétaient de l’impact que ces activités avaient sur leur vie et avaient fermement réclamé des compensations au gouvernement.


Une centaine de Tibétains du village ont campé devant le quartier général du gouvernement, attendant une réponse des autorités quant à leur appel.
Dans la nuit du 18 août, les forces de sécurité ont essayé d’endormir les Tibétains à l’aide d’un gaz nocif. Tashi Sangpo et quelques autres se sont affrontés aux forces chinoises qui étaient en train de déposer des Tibétains inconscients dans un camion. C’est à ce moment-là que les forces chinoises auraient ouvert le feu à l’aveuglette, tuant 3 Tibétains dont 2, (Soeso et Papho) apparentés à Tashi Sangpo. 30 autres Tibétains ont été blessés par balles et plusieurs autres arrêtés.


Il n’y aucune information sur la condition actuelle des blessés et des détenus. Du renfort a été demandé aux districts voisins, la situation restant extrêmement tendue.

source : Phayul

 

  Deux manifestants évadés du Tibet parlent des atrocités chinoises

Deux frères évadés du Tibet impliqués dans les manifestations de l’année dernière contre l’autorité chinoise ont rejoint Dharamsala.

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Tsewang Dhondup montre ses blessures lors de la conférence de presse. (Photo de Dhonyoe)

 

 

Tsewang Dhondup, 38 ans et Lobsang Thupten, 31 ans, originaires de Tehor, (district de Dragko (Ch : Luhuo), préfecture autonome de Kardze (Ch : Ganzi), province du Sichuan) avaient participé avec des centaines d’autres personnes à une grande marche de protestation contre les autorités chinoises dans le district de Dragko le 24 avril 2008. En tête de cette marche, des nonnes et des moines du monastère de Palden Chokri.

 

La manifestation pacifique s’était terminée par des tirs meurtriers de la police armée chinoise, faisant au moins deux morts et plus de dix blessés graves.

 

Tsewang pense qu’il y a eu probablement beaucoup plus de victimes.

 

“Vers 16 h 30, le 24 mars, une grande marche de protestation menée par environ 150 nonnes du couvent de Ngangong se met en branle à Dragko. La marche est ensuite rejointe par des moines de Palden Chokri et des centaines de civils, principalement des paysans”, explique Tsewang.

Les marcheurs chantaient “Longue vie au Dalaï-lama”, “Chine, quitte le Tibet”, et “Retour de Sa Sainteté le Dalaï-lama au Tibet”.

 

“Plus tard, plus de 300 policiers chinois armés ont ouvert le feu au hasard dans la foule. Ils ont également lancé des gaz lacrymogènes et fait usage de cannes électriques et de matraques métalliques pour réprimer la manifestation. Ces forces chinoises ont frappé sans aucune retenue et sans montrer la moindre pitié.”

 

Tsewang a été touché par deux fois en essayant d’aider Kunga, un moine de 20 ans du monastère de Chokri, blessé par balle.

 

“Alors que j’essayais de sauver la vie de kunga, j’ai moi-même étais atteint par deux fois. Une balle tirée dans mon dos a traversé mon corps et est ressortie devant, un peu au-dessus de ma taille et une autre a touché mon bras gauche. Je suis tombé quasi inconscient”, raconte Tsewang tout en montrant ses mauvaises blessures aux journalistes présents à la conférence de presse.

 

Son frère Thupten l’a vu tomber sous les balles. Très vite, il réussit à le mener en sécurité à l’aide de sa moto. Konga, le moine de 20 ans et fils de Tashi Gyaltsen, était lui déjà mort.

 

À partir de là, Tsewang a lutté entre la vie et la mort tout en réussissant à ne pas être arrêté pendant un an et trois mois.

 

“C’est mon frère qui a pris constamment soin de moi alors qu’on était toujours en cavale de peur d’être arrêtés”, raconte Tsewang.

 

“On a même passé environ 6 mois dans une famille. On ne pouvait pas rentrer dans notre ville vu que nos noms apparaissaient dans la liste des personnes recherchées par le gouvernement avec une prime entre 15 000 et 20 000 Yuan (1 500 et 2 000 €) sur chacune de nos têtes.”

 

“C’était vraiment un combat entre la vie et la mort pour moi. Comme je ne pouvais pas accéder à des soins médicaux corrects, les blessures par balle ont commencé à pourrir en se couvrant d’asticots et de pus, ce qui provoquait des douleurs insoutenables.”

 

“Ma santé allait tellement de mal en pis que j’ai envisagé de mettre fin à mes jours”.

 

“Et puis l’espoir et la détermination de voir Sa Sainteté le Dalaï-lama et l’envie de raconter au monde extérieur les souffrances endurées par le peuple tibétain sous l’occupation chinoise m’ont rendu plus fort.”

 

“Tout au long du parcours, nous avons été généreusement soutenus par plusieurs familles. Mais je suis avant tout éternellement redevable à mon frère Thupten.”

 

Questionné par un étudiant américain sur ce que les communautés afro-américaines pouvaient faire pour le Tibet, Tsewang a lancé un appel pour que des “recherches approfondies” soient faites pour mettre réellement en lumière le problème du Tibet.

 

Lobsang Thupten (gauche) et son frère Tsewang

Lobsang Thupten (gauche) et son frère Tsewang Dhondup

 

 

“Je demande à la communauté internationale de soutenir le Tibet en se basant sur la réalité de la situation et à se dégager de l’emprise de l’information partisane émise par la puissante machine de propagande chinoise en Chine et à travers le monde.”

 

“Je demande à la communauté internationale d’aider le Dalaï-lama à retourner dans son pays, le Tibet. Vous pouvez également aider à faire libérer les prisonniers politiques tibétains ainsi que le Panchen-lama, celui reconnu par le Dalaï-lama.”

 

“Les gens des médias doivent être assez courageux pour aller au cœur des villages tibétains et dans les régions isolées pour évaluer eux-mêmes et de manière indépendante la véritable situation du Tibet sous l’autorité chinoise. Ils doivent entendre les vraies voix du Tibet qui sont si bien bâillonnées par le gouvernement chinois”, insiste Tsewang.

 

“Le niveau de violence que nous avons dû subir de la part des forces chinoises l’année dernière confirme ce que nous pensons depuis longtemps. La Chine n’a aucun respect ni aucune considération pour la vie et le bien-être des Tibétains”, ajoute Tsewang avec dédain.

 

“Je ne peux même pas m’imaginer comment les Chinois ont pu infliger une telle violence à des manifestants pacifiques l’année dernière. Après ce qu’ils ont fait au Tibet l’année dernière, je peux seulement imaginer la quantité de ressentiment qu’éprouvent maintenant les Tibétains envers le gouvernement chinois.”

 

Les deux frères disent qu’ils ont quitté le Tibet avec la “conviction et l’espoir” d’aider à soulager les souffrances des Tibétains au Tibet.

 

À la conférence de presse, Tsewang et Thupten ont été rejoints par Tsering Gyurmey et Gonpo qui avaient pris part à une manifestation similaire à Kardze l’année dernière et qui ont réussi eux aussi à regagner l’Inde la semaine dernière.

 

source : Phayul

 

  Deux autres manifestants s’évadent du Tibet pour l’Inde

Deux Tibétains ayant participé aux manifestations de l’année dernière contre l’autorité chinoise au Tibet sont arrivés en Inde après avoir évité d’être arrêtés pendant plus d’un an.

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Tsering Jigme (G) et Maday Gonpo, 41 après être arrivés à New Delhi (Photo: RFA)

Tsering Jigme et Maday Gonpo à New Delhi (Photo: RFA)

 

Maday Gompo, 41 ans et tsering Jigme, un moine de 24 ans du monastère Tsi Sung à Kardze, sont arrivés cette semaine à New Delhi, la capitale indienne.

 

Ils sont en route pour Dharamsala, le siège du gouvernement tibétain en exil et du Dalaï-lama.

 

Un peu plus tôt ce mois-ci, cinq moines ayant participé aux manifestations de Labrang avaient également trouvé refuge en Inde. Ils sont actuellement à Dharasamla.

 

D’après RFA (Radio Free Asia), les deux hommes se sont échappés séparément après avoir participé à une manifestation le 18 mars dans le district de Kardze (chinois : Ganzi), province du Sichuan.

 

« Alors que des Tibétains dans d’autres régions se révoltaient en manifestant, nous avons également organisé une manifestation le 18 mars à Kardze pour souhaiter une longue vie à Sa Sainteté le Dalaï-lama » déclare Gompo à RFA.

 

« Nous avons commencé à manifester à Tachu Do, dans le centre de la ville de Kardze. Nous avions franchi deux ponts lorsque cinq voitures de polices et deux véhicules de l’armée sont arrivés pour nous attaquer. Il y avait environ 1 000 manifestants dont 15 meneurs. »

 

« Cinq d’entre eux ont été arrêtés pendant que d’autres et moi-même avons réussi à nous enfuir. Deux de mes amis ont été blessés par balle. »

 

« Il était impossible de rentrer chez moi, alors j’ai commencé à errer d’un endroit à un autre, la plupart du temps dans les collines de Nyarong et aussi dans des zones où vivent les nomades. Pendant deux ou trois jours, je n’avais rien à manger. J’étais malade et j’avais de la fièvre. »

 

Gompo explique qu’après avoir ensuite mieux lié connaissance avec les nomades, ils lui ont donné de la nourriture et lui ont prêté leurs chevaux pour l’aider dans sa fuite. Certains d’entre eux ont même été à Kardze pour évaluer la situation.

 

« Mais ils m’ont dit que les Chinois réprimaient les Tibétains en leur tirant dessus et qu’il était donc totalement impossible que je puisse revenir. »

 

Le 7 mai 2008, la police de Kardze émet un avis de recherche pour Maday Gonpo, Tsering Jigme, trois autres Tibétains de Kardze, quatre autres du district de Draggo (Ch : Luhuo) et 27 autres du district de Serthar (Ch : Serta).

 

« Une récompense de 10 000 à 20 000 yuans (de 1 000 à 2 000 €) était offerte à quiconque pourrait nous arrêter. »

 

« Nous avons su que ça avait été annoncé à la télévision et que les autorités avaient également promis que le montant de la prime serait augmenté cette année. »

 

source : Phayul

 

  4 blessés par des véhicules des forces de sécurité lors d’une procession

Au moins quatre personnes ont été blessées après que des véhicules des forces de sécurité se soient inconsidérément engagés dans la foule de fidèles assistant à une procession religieuse dans le district de Ngaba, province du Sichuan, vendredi dernier.

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D’après Tsering, un moine du monastère de Kirti (à Dharamsala), l’accident s’est produit au cours de la procession annuelle de la statue du Bouddha Matreiya au monastère de Sey, district de Ngaba. Cette procession annuelle se déroule généralement dans le cadre de la fête de la grande prière (Monlam) qui n’a pu avoir lieu cette année en raison des restrictions imposées par les autorités chinoises.

Les résidents et les moines étaient mécontents de la présence des forces de sécurité chinoises lors de la procession religieuse. Une immense foule de fidèles et de moines tibétains s’était assemblée au monastère quand les forces de sécurité sont arrivées en grand nombre et ont tenté de disperser la foule. C’est là que des véhicules de sécurité lancés dans la foule ont blessé au moins quatre personnes.

 

On ne sait pas où se trouvent maintenant les blessés ni s’ils ont reçu des soins.

 

Les autorités chinoises avaient déjà interdit la fête de la grande prière dans les monastères « sensibles » et de nombreux autres placés sous surveillance constante.

source : Phayul

 

  Des agriculteurs du Tibet oriental arrêtés et battus

Dans le district de Kardze (Ch: Ganzi), province du Sichuan, les autorités chinoises ont lancé une opération « arrestations et passages à tabac » à l’encontre des agriculteurs tibétains du Tibet oriental.

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D’après le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy (TCHRD), des agriculteurs refusant de se soumettre à l’injonction de reprendre le travail de la terre, ont été arrêtés et battus très sévèrement.

 

Au cours de l’arrestation, quatorze Tibétains ont été blessés et pour certains, de manière très grave. Les sources du TCHRD affirment que « certaines des victimes ont perdu connaissance après avoir été soumises à des brutalités inhumaines ».

Ces agriculteurs sont actuellement détenus dans un hôpital sans autorisation de visite pour les familles.

 

Suite à ces violences, Kya Khethar, une femme du village de lam, est à présent psychologiquement très perturbée. Trois autres victimes ont été identifiées. Il s’agit de Pema Lhamo, Yali Palchen et Choekyi.

 

La plupart des détenus ont également été contraints de signer des documents sans en connaître la teneur.

 

Le TCHRD ajoute que dans le même temps, un grand contingent de la police armée populaire (PAP) a été déployé dans le district de Drango pour écraser toute forme de dissidence et de protestation.

source : Phayul

 

  Grande manifestation et arrestations à Ragya

Selon la presse officielle chinoise, les arrestations seraient liées à l’attaque d’un poste de police par plusieurs centaines de personnes. Elle ferait suite aux “rumeurs” sur la disparition d’un moine, arrêté vendredi par la police.

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Une centaine de moines tibétains ont été interpellés dans une ville à forte population tibétaine du nord-ouest de la Chine après l’attaque d’un poste de police, a rapporté dimanche 22 mars, l’agence Chine Nouvelle.

« La police a arrêté six personnes ayant participé à l’attaque. 89 se sont rendues », a indiqué Chine Nouvelle. « Sur les 95 personnes (interpellées), toutes sauf deux sont des moines du monastère de Ragya », situé à côté de la ville où s’est produite l’attaque, dans les montagnes du Qinghai, a précisé l’agence.

Ce sont près de 100 moines du monastère qui auraient pris part à cette émeute au cours de laquelle des manifestants ont attaqué des policiers et des responsables officiels dont certains sont légèrement blessés.

Le nombre de manifestants reste incertain, Chine Nouvelle ayant également évoqué la présence de plusieurs centaines de manifestants. La plupart des manifestants s’étaient dispersés samedi après-midi tandis qu’une trentaine, restés sur place, ont quitté les lieux dimanche matin, a précisé Chine Nouvelle, citant les autorités locales. Dimanche matin, des officiels se sont rendus au monastère pour demander aux présumés manifestants de se rendre, a encore indiqué l’agence.

La police de Rabgya n’a pas souhaité commenter l’information.

Selon Chine Nouvelle, les manifestants ont réagi à des « rumeurs » sur la disparition d’un homme interrogé vendredi pour avoir « appelé à ‘l’indépendance du Tibet’ ». Toujours selon l’agence officielle, cet homme portant le nom tibétain de Zhaxi Sangwu (ça, c’est plutôt sa version chinoise… — Tibet-defacto) s’est échappé samedi d’un poste de police de Rabgya avant de disparaître.

Une habitante de Rabgya a entendu dire que l’homme arrêté était un moine, a-t-elle indiqué à l’AFP sous couvert de l’anonymat. « J’ai entendu dire que des moines et d’autres personnes se sont rassemblés devant le poste de police après le suicide du moine qui s’est jeté dans le fleuve », a-t-elle déclaré.

Cette habitante a également fait état d’une importante présence militaire dimanche dans la ville. « Je ne suis pas sortie hier ni aujourd’hui car on m’a déconseillé de le faire », a-t-elle encore témoigné.

source: NouvelObs

 

Près de deux mille Tibétains ont investi les rues de Ragya aujourd’hui à l’annonce de la mort d’un moine tibétain. Des manifestations se sont tenues en face de la station de police locale et des bureaux gouvernementaux. Les manifestants, furieux, ont réussi à reprendre à la police le drapeau national tibétain qui avait été précédemment confisqué par les autorités chinoises.

Les manifestations se sont déclenchées suite à la mort de Tashi Sangpo, 28 ans, qui se serait suicidé en sautant dans la rivière Machu après que les autorités aient découvert dans sa chambre des prospectus politiques et le drapeau tibétain. Tashi était un moine du monastère Ragya qui est toujours totalement bouclé depuis le 10 mars. Des tracts de nature politique avaient été distribués dans le monastère et le drapeau national tibétain hissé dans la principale salle de prière.

La radio Voice of Tibet a indiqué que sept camions militaires de troupes sont arrivés à Ragya en provenance du Golok et que des renforts supplémentaires venant de Xining ont été demandés.

source: Phayul

 

  Une bombe lancée dans un poste de police à Bathang

Une bombe a été jetée dans une station de police nouvellement construite dans le district de Batang (tib : Bathang), province du Sichuan, d’après Liu Xiaojun, un fonctionnaire de la police chinoise, rapporte Associated Press. Aucun blessé n’a été signalé.

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L’explosion, survenue juste après lundi minuit a fait voler en éclats les fenêtres de la gare de Bogexi, une ville de la préfecture autonome tibétaine de Ganzi (tib : Kardze), dans la province du Sichuan.

Le bâtiment n’était pas encore occupé et une enquête est en cours, a déclaré Liu qui travaille au bureau de la sécurité publique du district de Batang à environ sept kilomètres de la frontière avec la RAT (Région Autonome du Tibet).

Traditionnellement, la région relève de la province du Kham, l’une des trois provinces du Tibet. 

Le China Daily, journal d’état, impute l’explosion à des « terroristes » mais ne fournit aucun autre détail.

source : Phayul

 

  La vallée de Jiuzhaigou interdite aux touristes

Pékin a annoncé mercredi avoir ajouté la vallée de Jiuzhaigou à la liste des régions tibétaines interdites aux étrangers en cette période. La présence policière a été renforcée pour empêcher les manifestations à l’occasion du 50e anniversaire du soulèvement contre la présence chinoise sur le Toit du Monde.

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Les autorités ont commencé le mois dernier à interdire l’accès au Tibet et aux communautés tibétaines des provinces voisines, le Sichuan, le Qinghai et le Gansu.

Située en altitude dans la province du Sichuan, la vallée de Jiuzhaigou est réputée pour la beauté de ses paysages, notamment de ses lacs et de ses cascades. Elle était jusqu’à présent restée ouverte aux touristes. Mais des responsables de la province du Sichuan en ont décidé autrement lors d’une réunion lundi. L’interdiction s’applique aussi au Huanglong voisin, où se situe un aéroport, a précisé un responsable des autorités touristiques provinciales.

Après les violentes manifestations de l’année dernières, survenues lors de l’anniversaire du soulèvement de 1959, la police paramilitaire chinoise a renforcé sa présence au Tibet et dans les provinces voisines, maintenant encerclées de points de contrôle.

À Lhassa, la capitale tibétaine, des policiers anti-émeutes armés de fusils automatiques sont postés aux allées menant au temple du Jokhang, l’un des plus sacrés du bouddhisme tibétain.

Les restrictions de voyage concernent les étrangers, y compris les Taïwanais, mais aussi les Chinois de Hong Kong.

Dans la province de Gansu, les touristes étrangers et chinois ont l’interdiction de se rendre dans le comté de Luqu, selon un responsable local. Cette destination, appréciée pour les randonnées à cheval et la visite du monastère tibétain de Langmusi, ne sera rouverte qu’en juin ou juillet.

source : Audra Ang, The Associated Press

 

  Une nonne arrêtée à Kardze

D’après le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy, une religieuse tibétaine a été rouée de coups avant d’être arrêtée. Lobsang Khandro, 21 ans, est une religieuse du couvent de Gema Dra-wok commune de Thing-ka, district de Kardze, dans la province du Sichuan.

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Khandro a marché seule du pont de Takchu jusqu’au siège du gouvernement local. Selon les sources, elle avait sur elle des pamphlets, des écrits politiques sur le Tibet ainsi que des drapeaux de prières. Elle a crié des slogans tels que « Pas de liberté au Tibet », « Peuple du Tibet, soulève-toi », « Vive le Dalaï-lama » et « Que les autorités chinoises libèrent tous les prisonniers politiques ».

Les forces de sécurité chinoises se sont engouffrées dans cinq fourgons de police et l’ont battu sévèrement avant de l’emmener au nouveau centre de détention près de l’hôpital public de Kardze. 

Des membres de sa famille voulant la voir ont été refoulés par les autorités leur expliquant qu’elle avait commis un crime grave et qu’elle méritait la mort. 

« Quand on a participé à ce type d’activité, il n’y a pas d’autre issue que la mort. Elle a commis un grave délit criminel. Vous n’avez rien d’autre à savoir. De plus, aucun d’entre vous ne doit contacter le monde extérieur sur ce sujet », ont dit les autorités d’après la source de TCHRD.

Le couvent de Gema Dra-wok est distant de 16 kilomètres du district de Kardze, sur le chemin du site de pèlerinage sacré, Khawa Karpo. 

Les nonnes de Gema Dra-wok avaient participé aux soulèvements de l’année dernière. Cinq religieuses sont encore en prison d’après TCHRD.

source : Phayul