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  Aba : arrestations, condamnations et disparitions

Lobsang Rinchen

Lobsang Rinchen

Dans le district d’Aba où le monastère de Kirti est toujours sous contrôle armé, la répression continue de s’exercer. Arrestations, peines de prison, disparitions et tortures.

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Les autorités chinoise du district tibétain d’Aba (Ngaba) ont arrêté mardi 10 mai 2011 un moine du monastère de Kirti agé de 21 ans.


Lobsang Richen a été arrêté dans ses quartiers par des agents de la police et de la sécurité d’état. On ne sait pas encore ce qui a conduit à son arrestation.


Auparavant, un tribunal du district d’Aba a condamné deux autres moines de Kirti à 3 ans de prison. Il s’agit de Lobsang Dhargye, 31 ans et de Kunchok Tsultrim, 33 ans.


Lobsang Dhargye, moine depuis l’enfance à Kirti avait été à Lhassa en 2003 pour étudier au monastère de Drepung. Il a participé aux manifestations de 2008. Son visage identifié par les caméra de surveillance vidéo, il avait ensuite passé 5 mois dans divers centres de détention autour de Lhassa. Il fut finalement renvoyé dans le district d’Aba sous conditions comme de ne pas pouvoir sortir de la région sans une autorisation officielle. Il a été arrêté le 11 avril 2011 à la suite d’un raid des forces armées dans le monastère.


Kunchok Tsultrim a lui été arrêté dans un des autres raids survenus après le 16 mars 2011, date à laquelle le moine Phuntsok s’était immolé par le feu pour protester contre la répression chinoise.


Toujours dans la même région, un homme appartenant à la famille de Chogyam Tsang est porté disparu depuis le 15 avril 2011. Des agents de la sécurité et de la police chinoise ont fouillé la maison de sa mère dans la municipalité de Chukle Ghongma. Chogyam serait actuellement en détention à Chengdu, capitale du Sichuan.


D’après la même source, plusieurs étudiants tibétains tentant d’empêcher les troupes chinoises de pénétrer dans le monastère de Kirti le 12 avril auraient été torturés et seraient soumis à la campagne de « ré-éducation patriotique ».


Source : Phayul

 

  Chine : la répression tous azimuts

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Les avocats des droits civiques ont été les premiers à « disparaître ». À la mi-février, ils se sont volatilisés par dizaines, laissant derrière eux des téléphones sonnant dans le vide, des mails sans réponse et des fils de tweets suspendus. Puis ce fut le tour des blogueurs, des journalistes et des militants engagés dans l’aide aux victimes d’abus. Puis de ces victimes elles-mêmes : d’abord les plus actives, puis toutes celles susceptibles d’élever une protestation dans la rue ou sur les forums.

[…]


Ce n’était pas la première fois que des personnes s’évaporaient sans laisser de traces. Lors des dates dites « sensibles », le pouvoir chinois a l’habitude d’« éloigner » les trouble-fête. Ces fâcheux sont emmenés sous bonne garde dans des lieux de « villégiature » plus ou moins confortables. La période critique passée, la plupart sont relâchés et reprennent leurs activités militantes. Jusqu’à la « date sensible » suivante…


Mais cette fois, le coup de filet a pris d’emblée des proportions alarmantes, débordant largement le cercle habituel des « détentions soft » qui marque à chaque printemps la session de l’Assemblée nationale populaire. Ce mardi, on était encore sans nouvelles de dizaines de personnes, seule une poignée ayant été libérées. Le web est plus que jamais verrouillé : même les fameux logiciels VPN qui permettent de « sauter le mur numérique » se sont soudain désactivés, interdisant de surfer sur les sites censurés. Impossible de relever les courriers Gmail, impossible de créer un nouveau blog, impossible même d’acheter un téléphone portable sans fournir identité et adresse. Les précieuses marges de liberté dont jouissait la minorité d’internautes actifs venaient d’être rognées d’un coup.


La hargne du pouvoir s’est alors tournée contre les journalistes étrangers accusés de favoriser la rébellion. Puis elle a frappé un célèbre artiste contemporain, « disparu » depuis le 3 avril – et d’autres artistes moins connus. Elle s’est ensuite abattue sur la plus grande église protestante non-officielle de Pékin, peuplée d’intellectuels et d’étudiants – et d’autres églises domestiques moins influentes. Parallèlement, elle s’est attaquée aux moines et aux habitants de Kirti, grand monastère tibétain situé dans la province du Sichuan, provoquant un dangereux bras de fer. Abandonnant sa prudence habituelle qui consiste régler les problèmes l’un après l’autre, Pékin semble décidé à réprimer tous azimuts, à écraser tout ce qui lui résiste.


Pourquoi cette brusque crispation ? Pourquoi ce branle-bas répressif ? La société chinoise est certes traversée de toutes parts de conflits générés par une croissance déséquilibrée et envenimés par un système foncièrement inégalitaire. Le marqueur le plus visible de ces déséquilibres, l’inflation – plus de 10 % sur les produits alimentaires – atteint des niveaux explosifs. Pourtant, tous les analystes reconnaissent que l’agitation interne est trop fragmentée pour représenter une menace crédible. C’est ailleurs qu’il faut chercher les raisons de ce raidissement : sur les rives de la Méditerranée. La révolte arabe a en effet démontré la fragilité des régimes les plus intraitables, jetant les mandarins rouges dans l’émoi et réveillant un réflexe de paranoïa. « Je ne parlerais pas de paranoïa, tempère un sociologue. Les risques ne sont pas imaginaires. La Chine a beau être infiniment plus ‘efficace’que les pays arabes sur le plan économique, elle présente pas mal de similitudes, à commencer par un degré d’exaspération contre les puissants dont personne ne mesure mieux la gravité que le pouvoir lui-même ».


Comme pour confirmer ces craintes, un obscur site baptisé « Mouvement du Jasmin » a lancé fin février un appel à priori anodin : il s’agissait d’aller « se promener » tous les dimanches à 14 heures dans des lieux précis des grandes villes, avec pour seule consigne : « sourire ». Pas de slogan, pas de banderoles, pas de cortège… Était-ce encore une manifestation ? Les autorités ne se sont pas posé la question. Plusieurs dimanches de suite, des personnels de sécurité ont occupé par milliers les centres-villes, empêchant le moindre attroupement, s’en prenant aux journalistes étrangers dont certains ont même été tabassés par des agents en civil. Depuis, une véritable campagne d’intimidation psychologique se déploie contre les correspondants étrangers accusés de « fabriquer » l’événement : convocations, visites de policiers, filature, détentions, menaces d’expulsion…



Ai Weiwei

Ai Weiwei




Avec l’arrestation d’Ai Weiwei, le doute n’est plus permis : ce raidissement n’est pas un épisode de plus dans le cycle classique des « fermetures » succédant aux « ouvertures ». Le pouvoir a clairement opté pour la manière forte et tient à le faire savoir. Fils d’un célèbre poète qui fut le chantre de Mao dans les années 50, Ai Weiwei, longtemps protégé par une immunité étonnante, est un personnage trop public pour que son arrestation n’ait pas reçu l’aval des plus hautes instances du pays. Officiellement accusé de « fraude fiscale » et de « pornographie », Ai indisposait depuis longtemps l’aile dure par la férocité de ses critiques contre la corruption. Pire, il s’entêtait à coordonner une enquête collective sur les enfants victimes des « écoles en tofu » lors du séisme du Sichuan an 2007. Péché mortel aux yeux du Parti, décidé à ne jamais tolérer le moindre ferment d’une opposition organisée. En mettant à l’ombre ce célèbre poil à gratter, quitte à susciter un tollé dans le monde entier, la Chine sifflait résolument la fin de la récré.


Le conflit avec l’église protestante indépendante Shouwang – « vigie » en chinois – obéit à la même logique. Le charismatique pasteur Jin Tianming a beau insister sur le caractère apolitique de sa congrégation, l’ascendant considérable qu’il exerce sur ses 1000 fidèles le rend dangereux aux yeux des autorités. Comme toutes les églises « domestiques », Shouwang refuse au nom de la liberté de la foi de s’affilier à l’église dite « patriotique », soumise à l’autorité du Parti. Jusqu’à récemment, le pouvoir s’était montré assez tolérant vis-à-vis d’une foi capable de « moraliser » des individus déboussolés par l’effondrement des valeurs. Les « durs » viennent d’imposer leur intransigeance : ils empêchent l’église de prendre possession de locaux qu’elle avait achetés, tout en la faisant chasser d’une salle de réunion louée dans un restaurant. Barrée sur tous les fronts, Shouwang a réagi en demandant à ses adeptes de prier en plein air… D’où les arrestations des trois dernières semaines, et un conflit sans issue qui ne peut que s’envenimer. Et peut-être se propager aux nombreuses autres églises indépendantes avec lesquelles le pasteur Jin Tianming entretient des liens étroits.



Zhou Yongkang (image pornographique)

Zhou Yongkang (image pornographique)




Pour les défenseurs des droits civiques, ce tournant répressif trahit le poids croissant sur l’échiquier politique de Zhou Yongkang, membre du comité permanent du Bureau politique – le cercle suprême du pouvoir chinois. Bien qu’il soit classé N° 9 sur 9 membres, l’autorité de cet ancien ministre de la Sécurité publique est en réalité considérable car il supervise l’ensemble des organes de sécurité : police, services secrets, milices, tribunaux et prisons. À ce titre, il gère un budget pharaonique (68 milliards d’euros en 2011), soit plus que la défense nationale (65 milliards d’euros). Selon des diplomates européens, l’ascension de « Monsieur-Répression » a profité de la sourde lutte pour le pouvoir à l’approche de la succession de 2012. Si tout va bien, Xi Jinping succèdera à Hu Jintao. Mais les appétits sont nombreux et les tensions entre factions concurrentes pourraient créer une scission au sommet de nature à déclencher une avalanche de revendications. C’est le scénario du printemps de Tiananmen, et le pire cauchemar de la dynastie rouge, prête à tout pour éviter un remake. En attendant l’intronisation du prochain empereur, la société chinoise est donc priée de la mettre en veilleuse.


Révolte désespérée et violente répression à Kirti
Un des plus grands monastères tibétains assiégé par la troupe, ses 2 500 moines retenus prisonniers et privés d’approvisionnement, une population locale tenant tête aux forces de l’ordre, deux personnes âgées tuées à coups de bâton pour avoir barré la route aux camions emportant 300 moines vers une destination inconnue… La ville-monastère de Kirti, située dans la région d’Aba, ou Ngaba en tibétain, (rattachée à la province du Sichuan) est depuis six semaines le théâtre d’une révolte désespérée et d’une violente répression.




Rigzin Puntsog

Rigzin Puntsog




Tout commence le 16 mars. Rigzin Puntsog, un jeune moine d’une vingtaine d’années, s’immole par le feu en protestation contre l’occupation chinoise. Selon les sources tibétaines, des policiers auraient éteint les flammes tout en le rouant de coups de pieds, contribuant ainsi à sa mort. De son côté, Pékin accuse « une action criminelle soigneusement organisée dans le but de déclencher des troubles ». Sans beaucoup de cohérence, la presse officielle décrit Kirti comme un lieu de perdition, où le jeu et la prostitution avaient libre cours.


Bien que rattachée au Sichuan, la préfecture d’Aba est un haut-lieu de la culture tibétaine. Riche d’une population monacale de 10 000 personnes (sur 60 000 habitants), c’est également une place forte du commerce tibétain avec l’Inde et le Népal. Lors du soulèvement de Lhassa en mars 2008, le monastère de Kirti avait subi une répression très dure, attestée par des photos de corps baignant dans leur sang que des moines avaient réussi à faire sortir. Depuis, l’étau ne s’est pas desserré. À Aba, on chuchote que les policiers sont payés (environ 4 000 €) pour chaque arrestation d’un « opposant ». Que les moines arrêtés doivent, entre autres mauvais traitements, absorber de mystérieux « médicaments » qui attaquent leur santé physique et mentale… Impossible d’obtenir des informations indépendantes : la région a été fermée aux étrangers. Le ressentiment croissant des Tibétains ne fait, quant à lui, guère de doute.

Ursula Gauthier

source : le nouvel observateur



 

  Kirti : 2 morts et 300 moines tibétains arrêtés

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Répression. Deux personnes ont été tuées et 300 lamas arrêtés lors de l’attaque contre le monastère tibétain.

La répression continue de s’abattre sur le monastère tibétain rebelle de Kirti, situé dans le comté d’Aba, dans la province du Sichuan. Cette ville-temple, peuplée de 2 500 moines, est assiégée depuis le 9 avril par des milliers de militaires et policiers chinois.

Environ 200 villageois campent aux abords du monastère pour empêcher les forces de l’ordre de procéder à des arrestations. Jeudi, selon des sources locales, des forces spéciales et des policiers ont roué de coups ces villageois tibétains afin de se frayer un passage. Au moins deux d’entre eux, des personnes âgées, ont succombé à ce passage à tabac en règle. Plus de 300 lamas considérés comme des «meneurs» ont, peu après, été emmenés en «rééducation politique» dans des autobus sous la menace armée. Plusieurs moines de Kirti, récemment revenus de «rééducation», ont expliqué à des sources tibétaines qu’ils avaient été systématiquement torturés à l’électricité.

Brûlures. La lamaserie de Kirti, connue pour son militantisme en faveur de l’indépendance du «Pays des neiges» et le retour du dalaï-lama, le chef spirituel du peuple tibétain, est un casse-tête pour les autorités chinoises. Lors des dernières grandes émeutes qui ont secoué l’ensemble du Tibet, en mars 2008, l’armée chinoise a tué par balles au moins huit Tibétains qui manifestaient pour l’indépendance à Aba. Plusieurs moines de Kirti faisaient partie des victimes.

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Le 16 mars, lors de l’anniversaire de cette journée sanglante, un jeune lama de Kirti nommé Phuntsog s’est immolé par le feu devant le siège du gouvernement local. Des policiers chinois auraient éteint les flammes avant de le rouer de coups. De nombreux Tibétains se sont alors précipités pour le protéger. Amené à l’hôpital, il aurait succombé à ses brûlures et aux coups administrés par la police. Plusieurs centaines de Tibétains d’Aba avaient alors manifesté et des centaines d’entre eux auraient été arrêtés.

Officiellement, il ne se passe rien à Aba. «Les bonzes de Kirti profitent d’une vie normale et mènent normalement leurs activités bouddhistes», assurait, il y a quelques jours encore, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Dans un même souffle, cet officiel accusait les Etats-Unis de mentir sur les faits, après qu’un porte-parole américain eut souligné, depuis Washington, que l’intervention militaire chinoise à Kirti était «en contradiction avec les principes, reconnus internationalement, de la liberté religieuse et des droits de l’homme».

Messe. Pékin fait tout pour qu’il n’y ait pas de témoin. La région d’Aba est, dans les faits, interdite aux étrangers depuis plusieurs semaines (Libération du 8 avril). Mais ce n’est qu’hier que Pékin a annoncé, sans explication, que les touristes étrangers n’étaient plus les bienvenus dans cette zone où règne une forme de loi martiale.

La spirale de la répression engendrant des réactions de défi n’est pas le seul apanage du Tibet. Hier, à Pékin, pour la troisième semaine consécutive, les fidèles d’une Eglise protestante indépendante, Shouwang, ont tenté d’organiser une messe en plein air. Les autorités chinoises, qui ne reconnaissent que les congrégations soumises au Parti communiste, ont arrêté entre 20 et 30 fidèles qui s’étaient présentés pour l’office. Près de 170 membres de cette Eglise avaient déjà été arrêtés le dimanche 10 avril, et une cinquantaine d’autres une semaine plus tard. Certains ont ensuite été libérés, mais les responsables de la communauté ont été assignés à résidence.


Philippe Grangereau (Libération, 25 avril)

 


La police a pris le contrôle du monastère de Kirti, à Aba, dans le Sichuan

Depuis dix jours, les moines tibétains du monastère de Kirti, à Aba, dans le nord du Sichuan, résistaient à une de ces opérations de “rééducation patriotique” contre les “monastères rebelles” qui se sont intensifiées à partir de 2008 dans les zones tibétaines de Chine. De plus en plus souvent, elles se concluent par l’envoi de convois entiers de moines dans des centres prévus à cet effet. Les sévices auxquels y sont soumis les récalcitrants — les moines doivent conspuer le dalaï-lama — sont régulièrement dénoncés par les organisations de défense des droits de l’homme à l’étranger.


Tout a basculé le 21 avril : informés qu’un transfert était imminent, les moines, qui sont 2 500 à Kirti, se sont rassemblés dans les lieux collectifs du monastère afin de faire bloc. Mais un responsable de la préfecture d’Aba leur a assuré qu’il n’en serait rien. Les téléphones et l’Internet furent ensuite coupés dans toute la ville. Selon l’association Free Tibet, “à partir de 21 heures, des équipes composées d’une trentaine de membres de la police, de l’armée et de cadres du parti ont investi les habitations individuelles à l’intérieur du monastère et ont embarqué de force au moins 355 moines”. Un témoin aurait compté dix bus, le dernier ayant quitté le temple à 3 h 10 du matin, vendredi 22 avril.


Les organisations tibétaines en exil ont rapporté le transfert des moines et le gouvernement tibétain en exil a lancé un appel urgent à la communauté internationale. Deux manifestants tibétains, un homme de 60 ans et une femme de 65 ans, seraient morts après avoir été violentés par la police.
Aba était sous tension depuis l’immolation par le feu d’un jeune moine (Phuntsog), le 16 mars. Les forces de police ont organisé un blocus du temple à partir du 12 avril, tout en envoyant leurs “équipes de travail” pour négocier. À l’extérieur, des habitants en colère avaient tenté de gêner les manœuvres des autorités par des manifestations et des blocages de routes, s’exposant à de violentes représailles.


Phuntsog

Phuntsog



En Chine, la presse officielle a commencé à distiller des informations sur Aba, dénonçant un complot de la “clique du dalaï-lama” et une “immolation criminelle soigneusement préméditée”. Une action “d’éducation légale” est en cours pour résoudre “les problèmes de moines qui se sont livrés au jeu”, ont “fréquenté des prostituées” et ont “diffusé des vidéos pornographiques”, a rapporté, vendredi, l’agence Xinhua.
Mais les organisations tibétaines en exil ont diffusé, le 20 avril, une vidéo prise d’un téléphone portable le 16 mars : on y voit des images du moine brûlé, assis pétrifié dans une voiture, et d’opérations policières, contredisant l’affirmation chinoise selon laquelle “tout est normal à Aba”. La préfecture d’Aba et celle voisine de Ganzi sont désormais fermées aux étrangers.

Brice Pedroletti (le Monde, 25 avril)

 

  Un autre intellectuel tibétain arrêté

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Les autorités chinoises ont procédé le mois dernier à l’arrestation d’un autre intellectuel tibétain. Il s’agit de Kalsang Tsultrim connu pour avoir largement distribué en 2009 un témoignage vidéo sur la situation au Tibet.

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D’après le TCHRD (Tibetan Center for Human Rights and Democracy), Kalsang, plus connu son son pseudonyme de Gyitsang Takmig, a été arrêté le 7 juillet 2010 dans le district de Dzoge dans la province du Sichuan.


Malgré les demandes répétées de sa famille, aucune explication n’a été fournie par les autorités mais c’est certainement son action de sensibilisation sur la situation au Tibet et la répression du peuple tibétain qui est à l’origine de son arrestation.



En août 2009, des mois après le soulèvement général au Tibet de 2008, une vidéo enregistrée par Kalsang est parvenue à passer à travers les frontières chinoises. Dans cette vidéo, Kalsang suppliait la communauté internationale “d’agir rapidement en faveur du peuple tibétain”.



Ce témoignage vidéo d’une heure dans lequel Kalsang exprime ses craintes sur l’avenir du Tibet et de sa culture a été mis sur VCD [de la vidéo sur un CD] et a été largement distribué (environ 2 500 copies) dans les zones tibétaines des provinces du Gansu, du Qinghai et du Sichuan qui recoupent les provinces tibétaines traditionnelles du Kham et de l’Amdo.



Kalsang est un moine du monastère de Gyitsang Gaden Choekorling dans le district de Sangchu (Chinois : Xiahe),  “Préfecture Tibetaine Autonome” de Kanlho (Chinois : Gannan) dans la province du Gansu. Il est également l’auteur d’un livre publié en 2008 “Miyul la phulway Jamba” (l’amour consacré au royaume humain). Un livre qui met l’accent sur les problèmes et les aspirations du peuple tibétain.

source : Phayul

 

  La police chinoise ouvre le feu sur des Tibétains du district de Palyul : 3 morts, 30 blessés

Trois Tibétains tués et 30 autres blessés le 18 août 2010 après que les forces de sécurité chinoises aient ouvert le feu sur des pétitionnaires tibétains devant un immeuble gouvernemental dans le district de Palyul, province du Sichuan.

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Cet événement a eu lieu dans le village de Sharchu Gyashoed dont le responsable, Tashi Sangpo, avait écrit aux autorités chinoises locales pour que cesse l’expansion des activités d’exploitation des gisements d’or dans la région. Soucieux du fragile équilibre environnemental de sa localité, Tashi Sangpo remettait en cause l’exploitation minière dans cette zone.


Les Tibétains locaux s’inquiétaient de l’impact que ces activités avaient sur leur vie et avaient fermement réclamé des compensations au gouvernement.


Une centaine de Tibétains du village ont campé devant le quartier général du gouvernement, attendant une réponse des autorités quant à leur appel.
Dans la nuit du 18 août, les forces de sécurité ont essayé d’endormir les Tibétains à l’aide d’un gaz nocif. Tashi Sangpo et quelques autres se sont affrontés aux forces chinoises qui étaient en train de déposer des Tibétains inconscients dans un camion. C’est à ce moment-là que les forces chinoises auraient ouvert le feu à l’aveuglette, tuant 3 Tibétains dont 2, (Soeso et Papho) apparentés à Tashi Sangpo. 30 autres Tibétains ont été blessés par balles et plusieurs autres arrêtés.


Il n’y aucune information sur la condition actuelle des blessés et des détenus. Du renfort a été demandé aux districts voisins, la situation restant extrêmement tendue.

source : Phayul

 

  Deux manifestants évadés du Tibet parlent des atrocités chinoises

Deux frères évadés du Tibet impliqués dans les manifestations de l’année dernière contre l’autorité chinoise ont rejoint Dharamsala.

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Tsewang Dhondup montre ses blessures lors de la conférence de presse. (Photo de Dhonyoe)

 

 

Tsewang Dhondup, 38 ans et Lobsang Thupten, 31 ans, originaires de Tehor, (district de Dragko (Ch : Luhuo), préfecture autonome de Kardze (Ch : Ganzi), province du Sichuan) avaient participé avec des centaines d’autres personnes à une grande marche de protestation contre les autorités chinoises dans le district de Dragko le 24 avril 2008. En tête de cette marche, des nonnes et des moines du monastère de Palden Chokri.

 

La manifestation pacifique s’était terminée par des tirs meurtriers de la police armée chinoise, faisant au moins deux morts et plus de dix blessés graves.

 

Tsewang pense qu’il y a eu probablement beaucoup plus de victimes.

 

“Vers 16 h 30, le 24 mars, une grande marche de protestation menée par environ 150 nonnes du couvent de Ngangong se met en branle à Dragko. La marche est ensuite rejointe par des moines de Palden Chokri et des centaines de civils, principalement des paysans”, explique Tsewang.

Les marcheurs chantaient “Longue vie au Dalaï-lama”, “Chine, quitte le Tibet”, et “Retour de Sa Sainteté le Dalaï-lama au Tibet”.

 

“Plus tard, plus de 300 policiers chinois armés ont ouvert le feu au hasard dans la foule. Ils ont également lancé des gaz lacrymogènes et fait usage de cannes électriques et de matraques métalliques pour réprimer la manifestation. Ces forces chinoises ont frappé sans aucune retenue et sans montrer la moindre pitié.”

 

Tsewang a été touché par deux fois en essayant d’aider Kunga, un moine de 20 ans du monastère de Chokri, blessé par balle.

 

“Alors que j’essayais de sauver la vie de kunga, j’ai moi-même étais atteint par deux fois. Une balle tirée dans mon dos a traversé mon corps et est ressortie devant, un peu au-dessus de ma taille et une autre a touché mon bras gauche. Je suis tombé quasi inconscient”, raconte Tsewang tout en montrant ses mauvaises blessures aux journalistes présents à la conférence de presse.

 

Son frère Thupten l’a vu tomber sous les balles. Très vite, il réussit à le mener en sécurité à l’aide de sa moto. Konga, le moine de 20 ans et fils de Tashi Gyaltsen, était lui déjà mort.

 

À partir de là, Tsewang a lutté entre la vie et la mort tout en réussissant à ne pas être arrêté pendant un an et trois mois.

 

“C’est mon frère qui a pris constamment soin de moi alors qu’on était toujours en cavale de peur d’être arrêtés”, raconte Tsewang.

 

“On a même passé environ 6 mois dans une famille. On ne pouvait pas rentrer dans notre ville vu que nos noms apparaissaient dans la liste des personnes recherchées par le gouvernement avec une prime entre 15 000 et 20 000 Yuan (1 500 et 2 000 €) sur chacune de nos têtes.”

 

“C’était vraiment un combat entre la vie et la mort pour moi. Comme je ne pouvais pas accéder à des soins médicaux corrects, les blessures par balle ont commencé à pourrir en se couvrant d’asticots et de pus, ce qui provoquait des douleurs insoutenables.”

 

“Ma santé allait tellement de mal en pis que j’ai envisagé de mettre fin à mes jours”.

 

“Et puis l’espoir et la détermination de voir Sa Sainteté le Dalaï-lama et l’envie de raconter au monde extérieur les souffrances endurées par le peuple tibétain sous l’occupation chinoise m’ont rendu plus fort.”

 

“Tout au long du parcours, nous avons été généreusement soutenus par plusieurs familles. Mais je suis avant tout éternellement redevable à mon frère Thupten.”

 

Questionné par un étudiant américain sur ce que les communautés afro-américaines pouvaient faire pour le Tibet, Tsewang a lancé un appel pour que des “recherches approfondies” soient faites pour mettre réellement en lumière le problème du Tibet.

 

Lobsang Thupten (gauche) et son frère Tsewang

Lobsang Thupten (gauche) et son frère Tsewang Dhondup

 

 

“Je demande à la communauté internationale de soutenir le Tibet en se basant sur la réalité de la situation et à se dégager de l’emprise de l’information partisane émise par la puissante machine de propagande chinoise en Chine et à travers le monde.”

 

“Je demande à la communauté internationale d’aider le Dalaï-lama à retourner dans son pays, le Tibet. Vous pouvez également aider à faire libérer les prisonniers politiques tibétains ainsi que le Panchen-lama, celui reconnu par le Dalaï-lama.”

 

“Les gens des médias doivent être assez courageux pour aller au cœur des villages tibétains et dans les régions isolées pour évaluer eux-mêmes et de manière indépendante la véritable situation du Tibet sous l’autorité chinoise. Ils doivent entendre les vraies voix du Tibet qui sont si bien bâillonnées par le gouvernement chinois”, insiste Tsewang.

 

“Le niveau de violence que nous avons dû subir de la part des forces chinoises l’année dernière confirme ce que nous pensons depuis longtemps. La Chine n’a aucun respect ni aucune considération pour la vie et le bien-être des Tibétains”, ajoute Tsewang avec dédain.

 

“Je ne peux même pas m’imaginer comment les Chinois ont pu infliger une telle violence à des manifestants pacifiques l’année dernière. Après ce qu’ils ont fait au Tibet l’année dernière, je peux seulement imaginer la quantité de ressentiment qu’éprouvent maintenant les Tibétains envers le gouvernement chinois.”

 

Les deux frères disent qu’ils ont quitté le Tibet avec la “conviction et l’espoir” d’aider à soulager les souffrances des Tibétains au Tibet.

 

À la conférence de presse, Tsewang et Thupten ont été rejoints par Tsering Gyurmey et Gonpo qui avaient pris part à une manifestation similaire à Kardze l’année dernière et qui ont réussi eux aussi à regagner l’Inde la semaine dernière.

 

source : Phayul

 

  Deux autres manifestants s’évadent du Tibet pour l’Inde

Deux Tibétains ayant participé aux manifestations de l’année dernière contre l’autorité chinoise au Tibet sont arrivés en Inde après avoir évité d’être arrêtés pendant plus d’un an.

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Tsering Jigme (G) et Maday Gonpo, 41 après être arrivés à New Delhi (Photo: RFA)

Tsering Jigme et Maday Gonpo à New Delhi (Photo: RFA)

 

Maday Gompo, 41 ans et tsering Jigme, un moine de 24 ans du monastère Tsi Sung à Kardze, sont arrivés cette semaine à New Delhi, la capitale indienne.

 

Ils sont en route pour Dharamsala, le siège du gouvernement tibétain en exil et du Dalaï-lama.

 

Un peu plus tôt ce mois-ci, cinq moines ayant participé aux manifestations de Labrang avaient également trouvé refuge en Inde. Ils sont actuellement à Dharasamla.

 

D’après RFA (Radio Free Asia), les deux hommes se sont échappés séparément après avoir participé à une manifestation le 18 mars dans le district de Kardze (chinois : Ganzi), province du Sichuan.

 

« Alors que des Tibétains dans d’autres régions se révoltaient en manifestant, nous avons également organisé une manifestation le 18 mars à Kardze pour souhaiter une longue vie à Sa Sainteté le Dalaï-lama » déclare Gompo à RFA.

 

« Nous avons commencé à manifester à Tachu Do, dans le centre de la ville de Kardze. Nous avions franchi deux ponts lorsque cinq voitures de polices et deux véhicules de l’armée sont arrivés pour nous attaquer. Il y avait environ 1 000 manifestants dont 15 meneurs. »

 

« Cinq d’entre eux ont été arrêtés pendant que d’autres et moi-même avons réussi à nous enfuir. Deux de mes amis ont été blessés par balle. »

 

« Il était impossible de rentrer chez moi, alors j’ai commencé à errer d’un endroit à un autre, la plupart du temps dans les collines de Nyarong et aussi dans des zones où vivent les nomades. Pendant deux ou trois jours, je n’avais rien à manger. J’étais malade et j’avais de la fièvre. »

 

Gompo explique qu’après avoir ensuite mieux lié connaissance avec les nomades, ils lui ont donné de la nourriture et lui ont prêté leurs chevaux pour l’aider dans sa fuite. Certains d’entre eux ont même été à Kardze pour évaluer la situation.

 

« Mais ils m’ont dit que les Chinois réprimaient les Tibétains en leur tirant dessus et qu’il était donc totalement impossible que je puisse revenir. »

 

Le 7 mai 2008, la police de Kardze émet un avis de recherche pour Maday Gonpo, Tsering Jigme, trois autres Tibétains de Kardze, quatre autres du district de Draggo (Ch : Luhuo) et 27 autres du district de Serthar (Ch : Serta).

 

« Une récompense de 10 000 à 20 000 yuans (de 1 000 à 2 000 €) était offerte à quiconque pourrait nous arrêter. »

 

« Nous avons su que ça avait été annoncé à la télévision et que les autorités avaient également promis que le montant de la prime serait augmenté cette année. »

 

source : Phayul

 

  4 blessés par des véhicules des forces de sécurité lors d’une procession

Au moins quatre personnes ont été blessées après que des véhicules des forces de sécurité se soient inconsidérément engagés dans la foule de fidèles assistant à une procession religieuse dans le district de Ngaba, province du Sichuan, vendredi dernier.

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D’après Tsering, un moine du monastère de Kirti (à Dharamsala), l’accident s’est produit au cours de la procession annuelle de la statue du Bouddha Matreiya au monastère de Sey, district de Ngaba. Cette procession annuelle se déroule généralement dans le cadre de la fête de la grande prière (Monlam) qui n’a pu avoir lieu cette année en raison des restrictions imposées par les autorités chinoises.

Les résidents et les moines étaient mécontents de la présence des forces de sécurité chinoises lors de la procession religieuse. Une immense foule de fidèles et de moines tibétains s’était assemblée au monastère quand les forces de sécurité sont arrivées en grand nombre et ont tenté de disperser la foule. C’est là que des véhicules de sécurité lancés dans la foule ont blessé au moins quatre personnes.

 

On ne sait pas où se trouvent maintenant les blessés ni s’ils ont reçu des soins.

 

Les autorités chinoises avaient déjà interdit la fête de la grande prière dans les monastères « sensibles » et de nombreux autres placés sous surveillance constante.

source : Phayul

 

  Des agriculteurs du Tibet oriental arrêtés et battus

Dans le district de Kardze (Ch: Ganzi), province du Sichuan, les autorités chinoises ont lancé une opération « arrestations et passages à tabac » à l’encontre des agriculteurs tibétains du Tibet oriental.

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D’après le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy (TCHRD), des agriculteurs refusant de se soumettre à l’injonction de reprendre le travail de la terre, ont été arrêtés et battus très sévèrement.

 

Au cours de l’arrestation, quatorze Tibétains ont été blessés et pour certains, de manière très grave. Les sources du TCHRD affirment que « certaines des victimes ont perdu connaissance après avoir été soumises à des brutalités inhumaines ».

Ces agriculteurs sont actuellement détenus dans un hôpital sans autorisation de visite pour les familles.

 

Suite à ces violences, Kya Khethar, une femme du village de lam, est à présent psychologiquement très perturbée. Trois autres victimes ont été identifiées. Il s’agit de Pema Lhamo, Yali Palchen et Choekyi.

 

La plupart des détenus ont également été contraints de signer des documents sans en connaître la teneur.

 

Le TCHRD ajoute que dans le même temps, un grand contingent de la police armée populaire (PAP) a été déployé dans le district de Drango pour écraser toute forme de dissidence et de protestation.

source : Phayul

 

  Grande manifestation et arrestations à Ragya

Selon la presse officielle chinoise, les arrestations seraient liées à l’attaque d’un poste de police par plusieurs centaines de personnes. Elle ferait suite aux “rumeurs” sur la disparition d’un moine, arrêté vendredi par la police.

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Une centaine de moines tibétains ont été interpellés dans une ville à forte population tibétaine du nord-ouest de la Chine après l’attaque d’un poste de police, a rapporté dimanche 22 mars, l’agence Chine Nouvelle.

« La police a arrêté six personnes ayant participé à l’attaque. 89 se sont rendues », a indiqué Chine Nouvelle. « Sur les 95 personnes (interpellées), toutes sauf deux sont des moines du monastère de Ragya », situé à côté de la ville où s’est produite l’attaque, dans les montagnes du Qinghai, a précisé l’agence.

Ce sont près de 100 moines du monastère qui auraient pris part à cette émeute au cours de laquelle des manifestants ont attaqué des policiers et des responsables officiels dont certains sont légèrement blessés.

Le nombre de manifestants reste incertain, Chine Nouvelle ayant également évoqué la présence de plusieurs centaines de manifestants. La plupart des manifestants s’étaient dispersés samedi après-midi tandis qu’une trentaine, restés sur place, ont quitté les lieux dimanche matin, a précisé Chine Nouvelle, citant les autorités locales. Dimanche matin, des officiels se sont rendus au monastère pour demander aux présumés manifestants de se rendre, a encore indiqué l’agence.

La police de Rabgya n’a pas souhaité commenter l’information.

Selon Chine Nouvelle, les manifestants ont réagi à des « rumeurs » sur la disparition d’un homme interrogé vendredi pour avoir « appelé à ‘l’indépendance du Tibet’ ». Toujours selon l’agence officielle, cet homme portant le nom tibétain de Zhaxi Sangwu (ça, c’est plutôt sa version chinoise… — Tibet-defacto) s’est échappé samedi d’un poste de police de Rabgya avant de disparaître.

Une habitante de Rabgya a entendu dire que l’homme arrêté était un moine, a-t-elle indiqué à l’AFP sous couvert de l’anonymat. « J’ai entendu dire que des moines et d’autres personnes se sont rassemblés devant le poste de police après le suicide du moine qui s’est jeté dans le fleuve », a-t-elle déclaré.

Cette habitante a également fait état d’une importante présence militaire dimanche dans la ville. « Je ne suis pas sortie hier ni aujourd’hui car on m’a déconseillé de le faire », a-t-elle encore témoigné.

source: NouvelObs

 

Près de deux mille Tibétains ont investi les rues de Ragya aujourd’hui à l’annonce de la mort d’un moine tibétain. Des manifestations se sont tenues en face de la station de police locale et des bureaux gouvernementaux. Les manifestants, furieux, ont réussi à reprendre à la police le drapeau national tibétain qui avait été précédemment confisqué par les autorités chinoises.

Les manifestations se sont déclenchées suite à la mort de Tashi Sangpo, 28 ans, qui se serait suicidé en sautant dans la rivière Machu après que les autorités aient découvert dans sa chambre des prospectus politiques et le drapeau tibétain. Tashi était un moine du monastère Ragya qui est toujours totalement bouclé depuis le 10 mars. Des tracts de nature politique avaient été distribués dans le monastère et le drapeau national tibétain hissé dans la principale salle de prière.

La radio Voice of Tibet a indiqué que sept camions militaires de troupes sont arrivés à Ragya en provenance du Golok et que des renforts supplémentaires venant de Xining ont été demandés.

source: Phayul