Raffarin mâche ses mots et crache le morceau

Vu dans le journal Le Monde, ces très savoureuses précisions de Monsieur Raffarin  à propos du communiqué de réconciliation publié le 1er avril par Paris et Pékin.

Lors d’un colloque le 6 avril, il a estimé qu’il s’agissait d’un « compromis fertile » qui permettait d’en revenir « aux fondamentaux » après des mois de boucherie, euh pardon, de bouderie chinoise. M. Raffarin a expliqué que le texte était à la fois « plus précis et plus engageant » à l’égard de Pékin. « On ne parle pas seulement de (l’attachement français) à l’unité de la Chine (dans ce communiqué) : on dit que l’on est non seulement contre l’indépendance du Tibet mais aussi contre le soutien à l’indépendance. »

Et pour “clarifier” encore plus :

A la question de savoir si le même texte engage le président Nicolas Sarkozy à renoncer à toute rencontre avec le dalaï-lama, M. Raffarin a répondu qu’« on ne peut pas faire dire au texte ce qu’il ne dit pas », ajoutant cependant que, si M. Sarkozy rencontrait de nouveau le chef spirituel tibétain en exil, « les Chinois considéreraient cela comme une forme de soutien (à l’indépendance du Tibet)« .

En clair : Nicolas Sarkozy s’est bel et bien engagé à ne plus rencontrer le Dalaï-lama.

Donc vous avez bien compris? Ce qui n’est pas écrit n’est pas écrit mais veut bien dire ce que ça veut dire.

Bref, on s’aplatit totalement devant Pékin. On ne le savait pas, « revenir aux fondamentaux » signifie en fait “baisser sa culotte”.

 

un commentaire