3 avril 2009
Sit-in de moines à Xining, 2 religieuses arrêtées à Kardze
D’après le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy (TCHRD), six moines tibétains ont organisé un sit-in pacifique hier devant la Haute Cour populaire de Xining, province du Qinghai.
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Les moines ont déployé une grande banderole avec un texte appelant la Cour à adopter une procédure judiciaire équitable envers les manifestants tibétains. Les moines qui avaient commencé leur sit-in vers 8 heures (heure de Pékin) ont été arrêtés par la police. On ne sait pas ce qu’il est advenu d’eux.

Par ailleurs, deux religieuses du monastère de Dragkar, dans le district de Kardze, ont été arrêtées le 24 mars. Yankyi Dolma et Sonam Yangchen avaient organisé une manifestation pacifique sur la place du marché vers 15 heures (heure de Pékin), pour réclamer le « retour du Dalaï-lama au Tibet », « les droits de l’homme au Tibet » et « la liberté religieuse au Tibet ».
Citant des sources anonymes, le TCHRD indique que Yangkyi Dolma a distribué des tracts au cours de la brève manifestation. La police armée populaire chinoise (PAP) est immédiatement intervenue en frappant aveuglément les religieuses à coup de barres et de matraques électriques avant de les enfermer dans un fourgon.
Vers 7 heures du soir, les forces de sécurité ont investi sans ménagement la maison de Yangkyi, saccageant un portrait du Dalaï-lama tout en reprochant aux membres de la famille d’être des partisans des « forces séparatistes ».
Deux agents de la sécurité chinoise ont convoqué le lendemain (le 25 mars) le frère de Yangkyi, Tsangyang Gyatso au siège du gouvernement du district de Kardze. Là non plus, on ne connaît pas les suites de cette histoire.
Yangkyi Dolma, née dans la municipalité de Roltsa, district de Kardze dans le Sitchuan, est la fille de Hormeytsang Dargay (père) et de Khando Pema (mère).

Au-delà de ce type d’événements sporadiques, un grand mouvement de désobéissance civile continue de prendre de l’ampleur à Kardze. Les agriculteurs refusent toujours de se plier à l’ordre des autorités les intimant de reprendre le travail dans les fermes. Ils entendent ainsi protester contre la répression chinoise.
Selon des sources, les autorités chinoises ont posé un ultimatum aux agriculteurs tibétains de Drango. Si les labours n’ont pas repris le 11 avril, leurs terres seront confisquées par le gouvernement.
2 avril 2009
Des agriculteurs du Tibet oriental arrêtés et battus
Dans le district de Kardze (Ch : Ganzi), province du Sichuan, les autorités chinoises ont lancé une opération « arrestations et passages à tabac » à l’encontre des agriculteurs tibétains du Tibet oriental.
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D’après le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy (TCHRD), des agriculteurs refusant de se soumettre à l’injonction de reprendre le travail de la terre, ont été arrêtés et battus très sévèrement.
Au cours de l’arrestation, quatorze Tibétains ont été blessés et pour certains, de manière très grave. Les sources du TCHRD affirment que « certaines des victimes ont perdu connaissance après avoir été soumises à des brutalités inhumaines ».
Ces agriculteurs sont actuellement détenus dans un hôpital sans autorisation de visite pour les familles.
Suite à ces violences, Kya Khethar, une femme du village de lam, est à présent psychologiquement très perturbée. Trois autres victimes ont été identifiées. Il s’agit de Pema Lhamo, Yali Palchen et Choekyi.
La plupart des détenus ont également été contraints de signer des documents sans en connaître la teneur.
Le TCHRD ajoute que dans le même temps, un grand contingent de la police armée populaire (PAP) a été déployé dans le district de Drango pour écraser toute forme de dissidence et de protestation.
source : Phayul
30 mars 2009
Mort d’un moine sous les coups de la police chinoise
Un moine tibétain de 27 ans est décédé le 25 mars à la suite de ce que certains médias ont qualifié d’« altercation » entre des agriculteurs et la police. Mais pour le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy (TCHRD), c’est la police de sécurité chinoise qui l’a frappé à mort.
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D’après le TCHRD, Phuntsok, du district de Drango, Kardze, a été sévèrement battu pour avoir collé des tracts anti-gouvernementaux sur les murs d’une antenne de la police de sécurité, sur le pont de Shara Thang-do, et sur des eucalyptus bordant routes et autoroutes dans le district de Drango.
Phuntsok aurait planifié son action afin d’exprimer sa solidarité avec ses confrères du monastère de Drango, torturés, maltraités et emprisonnés lors des manifestations de mars 2008.
Phuntsok faisait campagne pour exhorter les habitants du district d’arrêter toute activité agricole en « signe de deuil pour les moines torturés et emprisonnés par les autorités chinoises. »
Phuntsok a été repéré par la police de sécurité alors qu’il collait ses tracts sur les murs d’un centre de services automobile. Il a immédiatement pris la fuite en moto mais a été rattrapé puis battu à coups de matraque.
La police chinoise a déclaré qu’il s’était suicidé. D’après un rapport de Reuters, un employé de l’Hôpital du Peuple du district de Luhuo a aujourd’hui confirmé le décès mais en l’attribuant à un accident de moto.
Le 27 mars, la Police Armée Populaire (PAP) a arrêté 11 Tibétains du village de Da-do pour avoir bravé l’injonction des autorités chinoises les sommant de reprendre leurs activités agricoles. Ils ont ensuite été exhibés à travers tout le village.
Selon le TCHRD, leur sort est inconnu. On sait juste qu’ils ont été vus pour la dernière fois dans un hôpital bouclé par la Police Armée Populaire.
source : Phayul