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  Immolation de deux moines à Lhassa

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La roue du Dharma sur le toit du Jokhang

Deux jeunes moines tibétains se sont immolés par le feu dimanche 27 mai à Lhassa. Ce sont les premières immolations signalées dans la capitale de la Région « Autonome » du Tibet ».

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Les moines se sont immolés devant le temple du Jokhang, le plus sacré du Tibet et lieu de pèlerinage ultime pour les Tibétains. Les deux moines ont été rapidement emmenés par les forces de sécurités débarquant de plusieurs véhicules. D’après les sources, la zone a été dégagée et nettoyée en un quart d’heure.


Pour l’heure, l’identité des deux moines n’est pas connue. D’après des témoins, vu l’intensité des flammes, ils seraient morts.


La tension à Lhassa a encore augmenté suite à cet événement, plus particulièrement aux abords du Jokhang et du Potala. Les forces de police et paramilitaires auraient arrêté des personnes s’étant regroupées pour manifester à la suite des immolations.


Cela porte à 35, le nombre d’immolations pour protester contre la répression chinoise depuis mars 2009.

Sources :  RFA


 

  6 arrestations à Lhassa

Selon des sources autorisées, cette semaine, les autorités chinoises ont arrêté 6 Tibétains après que plus d’une centaine de personnes se soient rassemblées et aient marché dans « un exercice de leur droit à pratiquer le bouddhisme tibétain », selon ce qu’elles ont annoncé à la police.

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Des habitants disent qu’il s’agit du premier grand rassemblement à Lhassa depuis les manifestations contre le gouvernement chinois, initiées à cet endroit en mars 2008.

 

« Ce n’était pas une manifestation mais un sangsol » ou offrande aux divinités bouddhistes, rapporte un habitant de Lhassa dans une interview. L’homme raconte qu’il a été détenu pendant 3 jours, du 7 au 10 juin. « Beaucoup d’entre nous ont été détenus, mais ce n’est pas facile de donner des détails au téléphone », ajoute-t-il.

 

Selon une autre source, 6 autres Tibétains ont été mis en détention pour interrogatoire. Il n’a pas été précisé combien ont été libérés trois jours plus tard.

 

Les 6 personnes seraient : Pedo, Dege Pema Drimey, Dege Phurba, Dege Dokyab, Dege Dorje Tsering et Nangchen Thubpa.

 

Geshe Monlam Tharchin, Tibétain installé à Dharamsala, dit avoir appris par des témoins de ces événements que 200 Tibétains se sont réunis tôt le 7 juin, vêtus de leurs costumes tibétains traditionnels dans le quartier du marché à Lhassa.

 

Ils ont recueilli de l’argent et ont fait des offrandes au temple principal de la ville, le Jokhang, puis ont traversé le marché, sont passés devant les bâtiments du gouvernement provincial et se sont dirigés vers le Potala.

 

Lorsqu’ils ont atteint l’espace en face du Potala, ils se sont tournés vers le Potala et ont crié pour la victoire des divinités. Ils portaient tous des écharpes traditionnelles tibétaines. Lorsqu’ils ont voulu aller au temple de Nechung, ils ont été stoppés par plusieurs membres de la Police armée.

 

Davantage de Tibétains se sont réunis vers 4 heures de l’après-midi dans la zone du marché de Trumse Khang, où ils ont été immobilisés et interrogés par les autorités auxquelles ils ont répondu qu’ils exerçaient leur liberté religieuse. Six Tibétains ont alors été mis en détention.

 

Les fonctionnaires de la municipalité, interrogés sur les faits, refusent de répondre. Mais un fonctionnaire du Bureau de la Sécurité Publique de Lhassa qui a répondu au téléphone dit « Personne n’a été détenu. Il s’agissait d’un événement religieux ».

 

« La République Populaire de Chine autorise l’exercice de leur religion aux Tibétains », a-t-il ajouté.

 

Le 7 juin est une date auspicieuse qui correspond à la pleine lune de printemps. Cette fête est appelée Saka Dawa dans le calendrier tibétain, et marque la naissance, l’éveil et le parinirvana du Bouddha.

 

source : tibet-info.net. Rédigé par Monique Dorizon D’après Radio Free Asia 10 juin 2009 et Phayul, 11 juin 2009

 

  La police chinoise veut purger Lhassa des étrangers

Selon un nouveau rapport, la police chinoise a fouillé toutes les maisons à Lhassa pour purger la ville des étrangers. Les forces de sécurité à travers tout le Tibet recherchent activement des « personnes suspectes » à la veille (samedi) de l’anniversaire des émeutes de mars dernier.

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Les réseaux de téléphonie mobile et les serveurs Internet ont été fermés, de sorte que les militants ne peuvent organiser aucune manifestation.

Selon le South China Morning Post, affirmant qu’il a un journaliste actuellement présent à Lhassa, les contrôles de police n’ont épargné aucun « hôtel, gîte ou maison » de la ville.

Comme les Occidentaux, les résidents de Hong Kong, de Macao et de Taïwan sont également interdits de séjour. Même les Tibétains en provenance d’autres régions sont bannis.

Toute personne dont l’identification n’a pas été délivrée par le gouvernement local a été interrogée et même détenue, selon les hôteliers et restaurateurs locaux.

Le journal dit également que les grands monastères ont été fermés et que des policiers armés sont en patrouille de jour comme de nuit. Des barrages routiers et des checkpoints ont également été mis en place dans toute la ville.

Dans le Barkhor, près du monastère du Jokhang, un Tibétain a déclaré au journal que la police inspectait aussi les toits. « Ils veulent s’assurer qu’il n’y a pas de cachettes possibles ou de réserve de pierres, cailloux, briques ou autres armes offensives ».

Des locaux ont également dit au South China Morning Post qu’une manifestation d’une dizaine de moines a éclaté le 9 mars autour du monastère de Sera, soit un jour avant le 50e anniversaire du soulèvement tibétain qui a conduit à la fuite du Dalaï-lama. Au moins la moitié du monastère est désormais bouclée. À l’extérieur, deux véhicules militaires et plus de 100 policiers armés ont été déployés.

Dans le même temps, la Chine a entamé une vaste campagne de propagande à propos de son influence positive au Tibet. Des articles du Quotidien du Peuple, le quotidien porte-parole du Parti communiste, accusent le Dalaï-lama d’utiliser des crânes humains, du sang et de la peau dans des cérémonies religieuses et affirment que les trois quarts des Tibétains étaient contraints de « manger de la mauvaise herbe » avant que les Chinois n’arrivent.

source : Malcolm Moore, Telegraph

 

  Pèlerins à Lhassa

Les Tibétains sont le peuple le plus fervent de la terre. Le pèlerinage à Lhassa est le rêve de leur vie. Ils sont nombreux à accomplir les centaines de kilomètres qui les séparent de la ville sainte en se prosternant tous les trois pas. Arrivés à Lhassa, ils font leurs dévotions devant le parvis du Jokhang, le temple principal, et effectuent la kora, la circumambulation autour des lieux sacrés, toujours en se prosternant.

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