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  Deuxième arrestation pour un écrivain tibétain

Dokru Tsuiltrim

Dokru Tsuiltrim

Un écrivain tibétain qui avait déjà été arrêté pour une brève période au mois de mars de l’année dernière a de nouveaux été arrêté mardi 25 mars. Dokru Tsuiltrim a été pris au monastère de Gomang dans le district de Ngaba. Son ami, Kalsang Tsultrim, originaire de Bazong a lui été arrêté le jeudi 20 mai.

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D’après ce qu’a confié à la radio Voice of Tibet, Dokru Choedak, un membre de sa famille vivant en exil à Dharamsala, la police a demandé à voir l’ordinateur portable de Tsultrim et a fouillé sa chambre dans le monastère. Il a refusé de montrer son ordinateur mais la police a prétendu avoir trouvé d’autres documents dans la chambre.


Aussi bien pour Tsultrim que pour Kalsang, les autorités ne disposaient d’un mandat d’arrêt.


D’après Choedak, Tsultrim n’était nullement impliqué dans une « action séparatiste » mais voulait seulement défendre sa passion de la littérature auprès des jeunes Tibétains en publiant des articles qui reflètent leurs sentiments et leurs pensées. « Il s’apprêtait à publier une série d’articles sur le ressenti de la jeunesse suite au tremblement de terre de Kyegudo (Jyegundo ou Gyegu). Je crains que ce ne soit ça qui ait conduit à son arrestation ».


Ses proches et sa famille n’ont pas été autorisés à lui rendre visite. Il est actuellement au centre de détention de Barkham dans le district de Ngaba.


Dokru Tsultrim avait déjà été arrêté en mars de l’année dernière pour écrits prétendument critiques du gouvernement chinois et il avait été libéré un mois plus tard.


Tsuiltrim est né dans le district de Mangra, Préfecture tibétaine autonome de Tsolho. Il a rejoint le monastère de Gomang en 2005.

source : Phayul

 

  Condamnés pour avoir enlevé le drapeau chinois/rénovation forcée pour des Tibétains de Ngaba

Deux jeunes Tibétains sont condamnés à deux ans de prison par un tribunal de la préfecture de Nagchu pour avoir descendu le drapeau national chinois du toit d’une école en avril cette année (2009). C’est ce qu’un Tibétain venant d’arriver au Népal a rapporté à la radio Voice of Tibet.

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La police du district de Diru dans la préfecture de Nangchu après s’être rendue compte de l’incident s’est mise en quête des coupables. Les autorités ont appréhendé des habitants de la commune de Tsashul où se situe l’école pour mener leur enquête qui les conduit à l’arrestation de deux jeunes de 20 ans, Namlha et Tsewang Jigdrak.

 

Originaires du village de Thanka Drungu dans la commune de Tsashul, ils sont condamnés à deux ans de prison. La source ajoute que leur action est représentative du ressentiment des Tibétains à l’égard du gouvernement chinois.

 

Par ailleurs, Voice of Tibet indique que dans la région de Ngaba, les Tibétains sont contraints par les autorités chinoises de blanchir à la chaux et de rénover leurs maisons.

 

Les Tibétains cette année ont fait l’impasse sur les festivités habituelles et le travail de décoration de leurs maisons pour la nouvelle année tibétaine (losar) afin de pleurer leurs morts et d’exprimer leur solidarité avec les victimes de la répression chinoise de l’année dernière.

 

Les Tibétains de Ngaba, témoins de la répression sanglante des forces chinoises l’année dernière s’opposent à l’ordre émis par le gouvernement d’embellir leurs maisons.

 

Un cas similaire de rénovation obligatoire a récemment été rapporté dans le district de Sershul.
source : Phayul

 

  Un tribunal condamne trois jeunes Tibétains à la prison

Le jeudi 7 mai, un tribunal du district de Zoege a condamné deux frères et un autre jeune à des peines de prison.

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D’après la radio Voice of Tibet, Jampel (29 ans) et Lama (23 ans) de la famille de Chashang Taringtsang vivant dans le district de Ngaba ont été condamnés à 4 ans de prison. Namkho (27 ans) de la famille de Chashang Kyajigtsang est lui condamné à 3 ans de prison.

 

Cependant, il n’y a aucune information précise sur la nature des faits qui leur sont reprochés.

 

D’après Tsering, un moine du monastère de Kirti (celui en Inde) et qui est à la source de ces informations, les trois jeunes seraient actuellement détenus dans le district de Zoege.

 

Pour Tsering, les Tibétains passant en jugement dans différents tribunaux de la région ne sont pas défendus par des avocats de leur choix et les verdicts sont tout aussi arbitraires que les raisons des mises en examen.

source : Phayul

 

  4 blessés par des véhicules des forces de sécurité lors d’une procession

Au moins quatre personnes ont été blessées après que des véhicules des forces de sécurité se soient inconsidérément engagés dans la foule de fidèles assistant à une procession religieuse dans le district de Ngaba, province du Sichuan, vendredi dernier.

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D’après Tsering, un moine du monastère de Kirti (à Dharamsala), l’accident s’est produit au cours de la procession annuelle de la statue du Bouddha Matreiya au monastère de Sey, district de Ngaba. Cette procession annuelle se déroule généralement dans le cadre de la fête de la grande prière (Monlam) qui n’a pu avoir lieu cette année en raison des restrictions imposées par les autorités chinoises.

Les résidents et les moines étaient mécontents de la présence des forces de sécurité chinoises lors de la procession religieuse. Une immense foule de fidèles et de moines tibétains s’était assemblée au monastère quand les forces de sécurité sont arrivées en grand nombre et ont tenté de disperser la foule. C’est là que des véhicules de sécurité lancés dans la foule ont blessé au moins quatre personnes.

 

On ne sait pas où se trouvent maintenant les blessés ni s’ils ont reçu des soins.

 

Les autorités chinoises avaient déjà interdit la fête de la grande prière dans les monastères « sensibles » et de nombreux autres placés sous surveillance constante.

source : Phayul

 

  Manifestation du monastère de Ngaba Gomang

Alors que les forces de sécurité ont bloqué la marche de moines du monastère de Ngaba Gomang vers le centre administratif de la ville (Ngaba [Aba], Sichuan), la tension a failli provoquer une répression sanglante selon les contacts d’un Tibétain, Kalsang Gyaltsen (nom modifié), résidant au Canada.

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Un témoin l’a informé par téléphone qu’au moment où une centaine de moines faisaient route vers la ville située à environ 13 kilomètres du monastère, une répression violente n’a été évitée que grâce à la médiation de fonctionnaires tibétains et à la persuasion des habitants dans la matinée du 2 mars.

Selon ce témoin, les moines, âgés d’une vingtaine d’années pour la plupart, scandaient des slogans tels que “Vive Sa Sainteté le Dalaï-lama”, “Tibet Libre” et “Paix dans le monde”.

À cheval ou en moto, les habitants des villages proches se sont précipité en masse vers le monastère, craignant que les forces de sécurité n’ouvrent le feu. Ils ont dû lutter physiquement contre les moines pour les empêcher d’avancer. Des moines se sont disputé avec les membres de leurs familles les ayant arrêtés.

Ils ont dit qu’ils manifestaient en soutien au moine de Kirti qui s’est auto-immolé récemment.

Des représentants officiels tibétains du gouvernement chinois ont joué le rôle de médiateurs en assurant aux moines qu’ils pouvaient retourner sans encombre dans leur monastère, ce qu’ils ont fait au bout de trois heures.

Toutefois, un moine nommé Thangzin, dans la vingtaine, a été arrêté à son domicile par la police plus tard ce soir-là, ajoute le témoin. Depuis, plusieurs autres se cachent.

source : Phayul

 

  Immolation d’un moine à Nagba (Aba)

La tension est montée dans une ville de la province du Sichuan (sud-ouest de la Chine) où la police a tiré sur un moine tibétain qui venait de s’immoler par le feu, à l’approche du 50e anniversaire du départ en exil du dalaï lama, ont rapporté samedi des témoins et des associations pro-tibétaines.

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Selon l’association Free Tibet, basée à Londres, la police a tiré sur le moine qui s’était juste avant immolé par le feu, dans la ville de Aba, dans la province du Sichuan. L’incident s’est produit vendredi.

Selon l’autre association “Students for a Free Tibet” (Étudiants pour un Tibet libre), le drame s’est produit à proximité du monastère de Kirti, lorsque les autorités ont empêché un millier de moines de se rendre à l’intérieur du site.

Alors que la plupart des moines se dispersaient sur les conseils de leurs aînés, un de leurs coreligionnaires d’une vingtaine d’années qui portait un drapeau tibétain à l’effigie du dalaï lama s’est immolé par le feu, selon un communiqué vendredi à New York de l’association, qui dit avoir recueilli le récit d’un témoin. Les faits ont également été rapportés l’association International Campaign for Tibet (ICT), basée aux Etats-Unis.

La police a tiré à trois reprises sur le jeune homme du nom de Tape avant de rapidement emmener le corps, selon “Students for a Free Tibet” qui ne sait pas si la victime était toujours en vie.

Des résidents de Aba, joints au téléphone par l’AFP, ont confirmé que la police avait tiré, sans préciser vers qui les tirs étaient dirigés.

Interrogée pour savoir si un moine s’était immolé par le feu, une employée d’un hôtel de la ville a répondu sous couvert d’anonymat : “C’est vrai, mais je ne peux pas en dire plus. Mon téléphone est sur écoute”.

D’autres résidents ont confirmé les tirs de la police, avant de rapidement raccrocher.

Certains témoins ont également fait état d’une importante présence policière. “Il y a de nombreux policiers qui patrouillent dans les rues et tous sont armés”, a témoigné l’employé d’une maison de thé, également sous couvert d’anonymat.

Le gouvernement local et la police n’ont pas fait de commentaires.

Le dalaï lama, le chef spirituel tibétain, a mis en garde mardi contre une répression chinoise au Tibet à l’approche du 50è anniversaire du soulèvement contre Pékin.

Cette mise en garde survient alors que des agences de voyage ont annoncé que la Chine allait fermer le Tibet aux touristes étrangers avant le 10 mars, jour du 50è anniversaire de l’insurrection tibétaine, et que, selon des sources concordantes, la sécurité a été renforcée dans la région himalayenne.

Jeudi, la Chine a démenti vouloir fermer le Tibet aux touristes étrangers avant le 10 mars.

Il y a un an, plus de 200 Tibétains ont été tués au cours des manifestations de mars 2008 qui coïncidaient avec le 49è anniversaire du soulèvement anti-chinois de 1959, selon des exilés tibétains. Pour sa part, Pékin a accusé des “émeutiers” tibétains d’avoir tué 21 personnes.

source : France 24