Un neveu de Khenpo Jigme Phuntsok condamné à 7 ans de prison

Un tribunal chinois de la province du Sichuan a condamné Ngagchung, moine de l’institut bouddhiste de Larong Gar à Serthar, à sept ans de prison et lui a retiré tous ses droits politiques pour un an.

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D’après le centre tibétain pour les droits de l’homme et la démocratie (TCHRD), ce jugement a été rendu en janvier 2010 par un tribunal du district de Serthar dans la préfecture autonome tibétaine.


Le TCHRD doute de la validité de ce jugement et appelle à une intervention internationale sur cette affaire. Ni les accusations portées contre Ngagchung, ni la date exacte de son procès ne sont encore connues. De plus, sa famille n’a pas été informée de ce procès ce qui constitue une violation des normes internationales en matière de justice.


Ngagchung a été arrêté 8 juillet 2008 par la police de Chengdu, capitale du Sichuan. Il est un neveu de Khenpo Jigme Phuntsok, le défunt fondateur et maître de l’institut de bouddhisme de Serthar (Larong Gar). Plus d’information sur cette précédente nouvelle et Larun Gar.


Les membres de sa famille n’ont pas l’autorisation de lui rendre visite. Il serait dans une prison à Ya’an, dans la banlieue de Chengdu, capitale du Sichuan.


Source : Phayul

 

  2 moines tibétains arrêtés dans le district de Jomda

Les autorités chinoises du district de Jomda, préfecture de la région autonome de Chamdo (TAP) ont arrêté deux moines accusés d’avoir incendié un véhicule officiel dans la nuit du 10 mars, date anniversaire du soulèvement national au Tibet en 1959.

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D’après Monlam Tharchin, un membre du parlement tibétain en exil, Karma Palden, 24 ans et deux autres personnes du monastère de Zigar ont été arrêtés le 11 mars 2010. Tous les trois ont été conduits au centre de détention du district avant que deux d’entre eux ne soient libérés plus tard. Mais un autre moine du nom de Gelek, 20 ans, a été également arrêté et mis en cellule avec Karma Palden. Les deux ont été sévèrement torturés puis exhibés dans la rue pour impressionner les passants.


Par ailleurs, d’après la radio Voice of Tibet, environ une centaine d’étudiants du monastère de Bido dans la province du Qinhai, ont tenu le 10 mars 2010 une veillée en souvenir des victimes de la répression chinoise de ces deux dernières années. Aucune arrestation n’est encore signalée mais les organisateurs de la veillée sont recherchés.


Source : Phayul

 

  Manifestation d’élèves à Driru dans le Kham

Le 22 mars 2010, plus d’une vingtaine d’élèves d’une école primaire du Kham ont manifesté avec audace contre le gouvernement chinois. 

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Driru, traditionnellement district de la province du Kham, est devenu un Comté de la Préfecture de Nagchu de la Région Autonome du Tibet.


Le 22 mars, une manifestation pacifique contre le gouvernement a été menée par un groupe d’élèves dans une école primaire du district de Driru” dit Ngawang Tharpa, Tibétain de Nagchu vivant actuellement en exil et ayant des contacts dans la région.


Tharpa dit que des slogans tels que “Longue vie à Sa Sainteté le Dalaï Lama”, “Tibet Libre”, “la Chine hors du Tibet” et “Laissez Sa Sainteté le Dalaï Lama revenir au Tibet” ont été lancés lors de la manifestation.


Plus tard les manifestants ont été encerclés par les forces chinoises de la sécurité et leurs parents ont été détenus pour être interrogés, selon Tharpa citant ses sources.


Celles-ci, cependant, ne peuvent confirmer d’autres détails sur la manifestation et la situation des élèves et de l’école à cause des fortes restrictions mises en place à la suite de la protestation, dit Tharpa.


On ne sait pas si des arrestations ont eu lieu au cours de la manifestation.


Nous ne savons pas si des élèves ont été arrêtés ou s’ils ont été mis en centre de détention” a-t-il été dit à Tharpa.


Source : Phayul traduction Monique Dorizon

 

  Yankyi, Tashi, Gyalseng, Nima, Aniy, Kunchok…

Kunphok Tsephel

Kunchok Tsephel


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Yankyi Dolma, une des deux nonnes arrêtées le 24 mars 2009 lors d’une manifestation au marché de Kardze [Cf. l’info Tibet-defacto] est décédée le samedi 5 décembre 2009 à l’hôpital de Chengdu, la capitale de la province du Sitchuan, probablement des suites de mauvais traitements et de tortures en prison.

Heureusement que l’UMP qui vient de signer un protocole harmonieux avec le Parti Communiste Chinois a bien précisé par la voix de Christian Estrosi « que notre mouvement ne transige jamais sur le respect des droits humains ». Il est donc certain que l’UMP va, dès demain, demander à son parti frère des éclaircissements sur cette histoire.


Tashi Dondrup, jeune chanteur extrêmement populaire dans la région de l’Amdo, a lui été arrêté le 3 décembre à Xining, capitale de la province du Qinghai. Son crime : avoir sorti un disque sur lequel il chantait sa nostalgie du Dalaï-Lama et qui évoquait également la répression de mars 2008 à Lhassa.
Heureusement, que L’UMP, qui vient de signer un protocole harmonieux avec le Parti Communiste Chinois, va faire tonner sa grosse voix pour rappeler à son parti frère qu’il ne faut jamais transiger (mais alors, jamais) sur le respect des droits humains. D’ailleurs, Christian Estrosi a bien déclaré « Que le parti communiste, qui est l’instance dirigeante de la Chine, soit demandeur de relations avec le parti du président de la République qui a rencontré le Dalaï Lama, c’est une belle avancée ».

C’est ce qu’on appelle bien maîtriser un dossier. Avec ça, nul doute que Tashi Dondrup soit relâché dans les jours qui viennent.


Gyalseng, (25 ans) et Nima Wangchuk (24 ans) ont été condamnés à 3 ans d’emprisonnement. Originaires du district de Sog (préfecture de Nagchu), ils font partis de quatre Tibétains ayant été arrêtés le premier octobre 2009, jour anniversaire de la fondation du Parti Communiste Chinois. Leur crime : avoir mis en ligne des photos et des discours du Dalaï-Lama dans leurs profils utilisateurs sur un célèbre site de dialogue (qq.com). Yeshi Namkha (25 ans) et Aniy (âge inconnu), les deux autres Tibétains impliqués n’ont pas encore été jugés. Leurs proches et leurs familles n’ont pas l’autorisation de les voir et craignent qu’ils soient torturés.

Heureusement, Christian Estrosi, commentant le protocole harmonieux entre l‘UMP et le Parti Communiste Chinois, a parlé « des avancées significatives dans le domaine des droits de l’homme ».

Cette histoire en est une nouvelle et frappante démonstration.


Kunchok Tsephel, 39 ans a été condamné à 15 ans de prison. Il avait été arrêté le 26 février 2009. Son crime : il aurait divulgué des secrets d’état sur son site internet (comprendre qu’en fait il a dû parler des événements de mars 2008). Kunchok Tsephel est le fondateur de Chodme (la lampe à beurre), un site dédié à la littérature tibétaine. J’ai rencontré il y a quelques années Kunchok en Amdo. C’est quelqu’un d’une gentillesse extrême dont le seul but est de défendre la culture tibétaine, notamment en offrant une plateforme d’expression aux poètes actuels. Au moment où je l’ai vu, il se désespérait de voir son site être régulièrement fermé par les autorités chinoises, soit sans un mot d’explication soit sous prétexte de problèmes techniques. Mais jamais il n’a renoncé à l’idée de promouvoir une culture tibétaine contemporaine. Aujourd’hui, après 9 mois de détention, sa santé est très mauvaise. Il n’a pas droit à un avocat et il est condamné à 15 ans de prison. Kunchok Tsephel est marié et a une fille malade.
Je n’ai même plus envie de parler de l’UMP.


La plupart des sources proviennent de Phayul.

 

  Mort d’un moine tibétain suite à des tortures

Phuntsok Lhundup, 32 ans, (nom civil : Kalden), un moine du monastère de Drepung, a succombé des suites de ses blessures infligées sous la torture en prison. Il était originaire du village N° 8, commune de Tso-doe, district de Phenpo Lhundup, ville de Lhassa, dans la « région autonome » du Tibet.

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Phuntsok Lhundup

Phuntsok Lhundup



Le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy (TCHRD) ne connaît pas la date précise de sa mort qui s’est produite le mois dernier (août 2009). Phuntsok faisait parti des 300 moines qui avaient initié une marche de protestation à partir du monastère de Drepung en direction du centre de Lhassa le 10 mars 2008, soit 4 jours avant le soulèvement de masse dans la capitale et la répression qui s’est ensuivie. Après avoir stoppé la marche en cours de route, les forces de sécurité avaient arrêté tous les moines.


Depuis son arrestation, aucune information n’avait filtré sur son sort. Ni sa famille, ni d’autres moines de Drepung n’avaient de renseignement sur sa détention.


Citant plusieurs sources, le TCHRD précise que Phuntsok est mort à la mi-août 2009 à la suite d’une période prolongée de détention avec tortures. Son corps a été remis à un parent éloigné vivant à Lhassa.


Samdup, le frère aîné de Phuntsok et appartenant au même monastère, a également été arrêté le 10 mars 2008 et son sort demeure totalement inconnu.



Samdup

Samdup



source : Phayul

 

  Huit Tibétains sont condamnés à cause des manifestations de Ragya

Le 14 août 2009, hier un tribunal du district de Machen dans la Préfecture Autonome Tibétaine de Golok a condamné huit Tibétains à des peines d’emprisonnement diverses.

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Parmi les huit Tibétains condamnés par le tribunal populaire du district de Machen, il y a six moines du monastère de Ragya et deux hommes civils.

 

Palden Gyatso, âgé de 40 ans, maître de discipline du monastère de Ragya a été condamné à sept ans de prison et Tsultrim, ancien maître de discipline de ce même monastère a été condamné à quatre ans de prison. Sangpo, ancien trésorier du monastère a été condamné à trois ans de prison, et Jamyang Khedup, secrétaire du conseil d’administration du monastère, a été condamné à deux ans de prison.

 

Gedun Ralo a reçu une peine d’une année d’emprisonnement, tandis que Sherab Sangpo a été condamné à deux ans de prison.

 

Parmi les deux personnes civiles, Hulo a été condamné à deux ans de prison et Yangkyab à six mois de prison.

 

Les huit Tibétains ont été arrêtés en mars 2009, suite à la mort par suicide de Tashi Sangpo, moine tibétain, âgé de 28 ans sous la pression des officiers chinois menant une enquête.

 

La mort de Tashi Sangpo, le 22 mars 2009 a provoqué immédiatement des manifestations de colère des Tibétains locaux, qui sont descendus avec des drapeaux nationaux tibétains interdits et des banderoles, scandant des slogans tels que « Indépendance pour le Tibet, longue vie pour le Dalai Lama ».

 

Quelques jours avant la date anniversaire du soulèvement national tibétain du 10 mars, des tracts contenant des messages politiques ont circulé dans l’enceinte du monastère et un drapeau national tibétain géant a été hissé sur le toit du principal hall de prière.

 

Les forces de sécurité chinoise, encerclant le monastère, prétendent avoir trouvé un drapeau national tibétain qui est interdit, et des pamphlets politiques dans la chambre de Tashi Sangpo.

 

D’après le Centre Tibétain des Droits de l’Homme et de la Démocratie, Tashi, qui s’est jeté lui même dans la rivière de Machu a été « cruellement battu et soumis à des tortures inhumaines ».

 

Les lieux où les deux autres moines se trouvent, Lobsang Dhargye et Mengag Dorjee, qui ont été arrêtés pendant la manifestation, restent inconnus selon le gouvernement tibétain en exil à Dharamsala en Inde.

 

source : Phayul traduction : Tibetan.fr

 

  Trois Tibétains condamnés à deux ans de prison

D’après le site officiel du gouvernement tibétain en exil, un tribunal chinois à Chamdo a condamné trois Tibétains à deux ans d’emprisonnement le 4 août 2009.

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Gyaltsang Jampa, 46 ans, Bhulhuk, 56 ans, et Mutsa Tsang Tseten, 40 ans, font partie des 5 personnes arrêtées pour avoir manifesté contre la campagne gouvernementale de dénonciation forcée du Dalaï-lama dans le district de Jomda (préfecture de Chamdo) en juin de cette année.

 

Les deux autres personnes, Ashag Tsang Norlha, 47 ans, et Gonpo Dhargye, 44 ans, sont en détention à Jomda en attente de leur procès.

 

D’après le site, “les chefs d’accusation retenus contre les trois condamnés ne sont pas connus”.

 

Les cinq personnes ont été arrêtées le 22 juin à la suite d’une confrontation entre une vingtaine de Tibétains et la police chinoise alors qu’elle emmenait deux responsables tibétains, Gyurmey Gonpo et Gyaltsang Dorjee, au monastère de Kyabje. La police les avait arrêtés plus tôt dans la journée pour échec à initier la campagne d’éducation patriotique au monastère de Taklung des municipalités de Pema et de Nadong dans le district de Jomda.

 

sources : Phayul

 

  Des Tibétains doivent exposer des photos du Dalaï-lama

D’après Voice of Tibet, les autorités gouvernementales du district de Chogro à Kardze obligent les Tibétains à exposer des photos du Dalaï-lama sur leurs autels.

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Le Dalaï-lama à Bercy

Le Dalaï-lama à Bercy

 

Les Tibétains dans la région sont très surpris, pour ne pas dire méfiants envers cette nouvelle attitude des autorités.

 

Phurba, un moine du monastère de Drepung loseling (celui en Inde du sud) dit qu’il tient ses informations de sources sûres à Chogro qui se situe dans la région traditionnelle tibétaine de Trehor.

 

D’après Phurba, les autorités affirment que l’interdiction des photos du Dalaï-lama dans le passé ne venait pas d’un ordre gouvernemental mais d’initiatives individuelles visant à restreindre la possession des photos de celui que la Chine accuse d’inciter au séparatisme.

 

Phurba ajoute que pour le moment, aucun Tibétain n’a encore placé une photo du Dalaï-lama dans sa maison.

 

Les Tibétains sont pour le moins surpris de ce nouvel ordre et prudents par peur d’être bernés par ce que les analystes appellent “la politique de la carotte et du bâton”. Les Tibétains n’arrivent pas à croire que les autorités qui les ont forcés à abjurer le Dalaï-lama leur demandent maintenant d’afficher des photos du leader tibétain.

 

Dans des villes plus grandes, les autorités ont même fourni leurs propres tirages en grand format de photos du Dalaï-lama.

 

Les Tibétains au Tibet (en région autonome) n’ont même pas le droit de posséder ce type de photos et encore moins évidemment celui de les exposer librement. Nombreux sont les cas de Tibétains purgeant de longues peines de prison à cause de ces restrictions.

 

Phurba ajoute que les autorités à Tongkhor ont brûlé environ 18 sacs de photos du Dalaï-lama il y a tout juste quelques mois.

 

Defacto : avant les événements de 2008, les autorités étaient relativement plus tolérantes sur cette question dans le Kham et dans l’Amdo où l’on pouvait voir parfois des portraits du Dalaï-lama dans certaines maisons et (bien que de manière très discrète) dans certains monastères. Mais pas question toutefois d’exposer des photos du véritable Panchen-lama, sujet totalement tabou.
source : Phayul

 

  Un moine condamné à 3 ans de prison pour avoir défié la campagne d’éducation patriotique

D’après le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy (TCHRD), un moine tibétain a été condamné à 3 ans de prison début juillet (2009) pour avoir voulu résister à la campagne de (ré) éducation patriotique du gouvernement chinois il y a 2 ans.

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Le tribunal du peuple du district de Kardze a condamné Jamyang Tenzin, 35 ans, du monastère Yonru Geyden Rabgayling à Lithang, pour avoir défié la campagne “d’Éducation Patriotique” en 2007.
Citant une source, le TCHRD explique que Jamyang a été arrêté le 3 octobre 2007 pour s’être opposé à ce qu’une “équipe de travail” mène une campagne “d’Éducation Patriotique” dans son monastère dépendant de celui de Lithang.

 

Le TCHRD se préoccupe également du fait que le gouvernement chinois ait “violé la constitution et les lois internationales” en gardant en prison le moine pendant plus de 21 mois avant le procès. Le TCHRD émet aussi des doutes sur le respect du processus légal et si Jamyang a pu bénéficier d’une aide juridique. Avant le procès début juillet, sa famille ne savait absolument pas où il se trouvait.

 

Le TCHRD s’oppose à la condamnation de Jamyang Tenzin dont le droit d’expression n’enfreint pas la constitution.

 

Une campagne massive “d’Éducation Patriotique” a été lancée dans les institutions monastiques du district de Lithang à la suite des manifestations anti-Chine initiées par Ronggye A’drak lors de la fête annuelle du cheval à Lithang le premier août 2007.

 

Pendant une visite d’une “équipe de travail” au monastère de Yonru Geyden Rabgayling le 3 octobre 2007, Jamyang Tenzin a refusé de collaborer et a exprimé son soutien à Ronggye A’drak. Il a même clamé des slogans souhaitant une longue vie au Dalaï-lama avant d’être arrêté par la police.

 

Jamyang Tenzin, est né dans le village de Youru Sakhor dans le district de Lithang. Il a visité l’Inde en 1995 et étudié au monastère de Gaden Jangtse dans l’Inde du sud avant son retour au Tibet en 2004. Alors qu’il revenait au Tibet, il a été détenu à la frontière Népalo-Tibétaine et encore détenu plus tard pendant 3 mois.
source : Phayul

 

  Condamnés pour avoir enlevé le drapeau chinois/rénovation forcée pour des Tibétains de Ngaba

Deux jeunes Tibétains sont condamnés à deux ans de prison par un tribunal de la préfecture de Nagchu pour avoir descendu le drapeau national chinois du toit d’une école en avril cette année (2009). C’est ce qu’un Tibétain venant d’arriver au Népal a rapporté à la radio Voice of Tibet.

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La police du district de Diru dans la préfecture de Nangchu après s’être rendue compte de l’incident s’est mise en quête des coupables. Les autorités ont appréhendé des habitants de la commune de Tsashul où se situe l’école pour mener leur enquête qui les conduit à l’arrestation de deux jeunes de 20 ans, Namlha et Tsewang Jigdrak.

 

Originaires du village de Thanka Drungu dans la commune de Tsashul, ils sont condamnés à deux ans de prison. La source ajoute que leur action est représentative du ressentiment des Tibétains à l’égard du gouvernement chinois.

 

Par ailleurs, Voice of Tibet indique que dans la région de Ngaba, les Tibétains sont contraints par les autorités chinoises de blanchir à la chaux et de rénover leurs maisons.

 

Les Tibétains cette année ont fait l’impasse sur les festivités habituelles et le travail de décoration de leurs maisons pour la nouvelle année tibétaine (losar) afin de pleurer leurs morts et d’exprimer leur solidarité avec les victimes de la répression chinoise de l’année dernière.

 

Les Tibétains de Ngaba, témoins de la répression sanglante des forces chinoises l’année dernière s’opposent à l’ordre émis par le gouvernement d’embellir leurs maisons.

 

Un cas similaire de rénovation obligatoire a récemment été rapporté dans le district de Sershul.
source : Phayul