21 juillet 2009Un moine condamné à 3 ans de prison pour avoir défié la campagne d’éducation patriotique
D’après le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy (TCHRD), un moine tibétain a été condamné à 3 ans de prison début juillet (2009) pour avoir voulu résister à la campagne de (ré) éducation patriotique du gouvernement chinois il y a 2 ans.
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Le tribunal du peuple du district de Kardze a condamné Jamyang Tenzin, 35 ans, du monastère Yonru Geyden Rabgayling à Lithang, pour avoir défié la campagne “d’Éducation Patriotique” en 2007.
Citant une source, le TCHRD explique que Jamyang a été arrêté le 3 octobre 2007 pour s’être opposé à ce qu’une “équipe de travail” mène une campagne “d’Éducation Patriotique” dans son monastère dépendant de celui de Lithang.
Le TCHRD se préoccupe également du fait que le gouvernement chinois ait “violé la constitution et les lois internationales” en gardant en prison le moine pendant plus de 21 mois avant le procès. Le TCHRD émet aussi des doutes sur le respect du processus légal et si Jamyang a pu bénéficier d’une aide juridique. Avant le procès début juillet, sa famille ne savait absolument pas où il se trouvait.
Le TCHRD s’oppose à la condamnation de Jamyang Tenzin dont le droit d’expression n’enfreint pas la constitution.
Une campagne massive “d’Éducation Patriotique” a été lancée dans les institutions monastiques du district de Lithang à la suite des manifestations anti-Chine initiées par Ronggye A’drak lors de la fête annuelle du cheval à Lithang le premier août 2007.
Pendant une visite d’une “équipe de travail” au monastère de Yonru Geyden Rabgayling le 3 octobre 2007, Jamyang Tenzin a refusé de collaborer et a exprimé son soutien à Ronggye A’drak. Il a même clamé des slogans souhaitant une longue vie au Dalaï-lama avant d’être arrêté par la police.
Jamyang Tenzin, est né dans le village de Youru Sakhor dans le district de Lithang. Il a visité l’Inde en 1995 et étudié au monastère de Gaden Jangtse dans l’Inde du sud avant son retour au Tibet en 2004. Alors qu’il revenait au Tibet, il a été détenu à la frontière Népalo-Tibétaine et encore détenu plus tard pendant 3 mois. source :Phayul
20 juillet 2009Condamnés pour avoir enlevé le drapeau chinois/rénovation forcée pour des Tibétains de Ngaba
Deux jeunes Tibétains sont condamnés à deux ans de prison par un tribunal de la préfecture de Nagchu pour avoir descendu le drapeau national chinois du toit d’une école en avril cette année (2009). C’est ce qu’un Tibétain venant d’arriver au Népal a rapporté à la radio Voice of Tibet.
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La police du district de Diru dans la préfecture de Nangchu après s’être rendue compte de l’incident s’est mise en quête des coupables. Les autorités ont appréhendé des habitants de la commune de Tsashul où se situe l’école pour mener leur enquête qui les conduit à l’arrestation de deux jeunes de 20 ans, Namlha et Tsewang Jigdrak.
Originaires du village de Thanka Drungu dans la commune de Tsashul, ils sont condamnés à deux ans de prison. La source ajoute que leur action est représentative du ressentiment des Tibétains à l’égard du gouvernement chinois.
Par ailleurs, Voice of Tibet indique que dans la région de Ngaba, les Tibétains sont contraints par les autorités chinoises de blanchir à la chaux et de rénover leurs maisons.
Les Tibétains cette année ont fait l’impasse sur les festivités habituelles et le travail de décoration de leurs maisons pour la nouvelle année tibétaine (losar) afin de pleurer leurs morts et d’exprimer leur solidarité avec les victimes de la répression chinoise de l’année dernière.
Les Tibétains de Ngaba, témoins de la répression sanglante des forces chinoises l’année dernière s’opposent à l’ordre émis par le gouvernement d’embellir leurs maisons.
Un cas similaire de rénovation obligatoire a récemment été rapporté dans le district de Sershul. source :Phayul
15 juillet 2009Deux Tibétains de retour d’exil gravement torturés
Deux jeunes tibétains en exil retournant au Tibet ont été brutalement torturés par la police chinoise suite à leur arrestation près de la frontière du Népal en avril de cette année.
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D’après boxun.com, un site Web en langue chinoise, les deux jeunes étaient en Inde pour aller à l’école gérée par le gouvernement tibétain en exil.
Dagah et Tsuiltrim de la Préfecture autonome du Tibet de Dechen dans la province du Yunnan ont tenté une première fois d’entrer au Tibet en février. Ils sont arrêtés à la frontière par une patrouille chinoise qui leur indique qu’il y a en ce moment des restrictions gouvernementales sur les déplacements des jeunes tibétains à la frontière. Les deux retournent alors à la capitale népalaise et reviennent à la frontière en avril. De nouveau, une patrouille chinoise les arrête sous prétexte que leur permis de voyage a expiré depuis quinze jours.
Les deux jeunes sont emmenés dans un centre de détention à Shigatsé où la police chinoise les interroge pendant plusieurs jours. D’après le site, ils sont soumis à de terribles séances de torture durant lesquelles ils sont frappés avec des matraques électriques ce qui provoque de graves lésions sur leurs abdomens et leurs organes génitaux.
Avant leur départ du Népal, les deux jeunes avaient contacté par téléphone leurs familles dans le Yunnan. Les recherchant, les deux familles les localisent au centre de détention de Shigatsé. D’après les sources, la mère de Dagah s’est évanouie en voyant son fils dans un état de faiblesse extrême. Alors que la famille de Dagah obtient sa libération sous caution, les parents de Tsuiltrim seraient en route pour Shigatsé pour le faire libérer.
Dagah a été admis dans un hôpital de Kunming dans le Yunnan pour y suivre un traitement médical. Des sources fiables ont fait part au site Web de l’inquiétude des médecins envers les problèmes médicaux que Dagah risque d’avoir plus tard dans sa vie malgré sa récupération progressive à l’hôpital.
Selon le site, il y a d’autres Tibétains au centre de détention de Shigatsé arrêtés soit alors qu’ils fuyaient le Tibet soit de retour d’exil.
28 juin 2009Meldro Gongkar (Tibet) : 3 blessés suite à des heurts avec des mineurs
Les habitants de la municipalité de Gyama près de Lhassa, la capitale du Tibet, manifestent contre une compagnie minière en charge d’un projet de dérivation d’eau dans la partie haute de la région de Gyama.
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L’installation à grande échelle est faite pour canaliser l’eau jusqu’au site de la mine. Les pipelines passent à travers des terrains agricoles qui ont été pris de force aux paysans sans la moindre compensation. L’exploitation minière dans les collines de Gyama dure depuis déjà presque deux décennies. Les résidus toxiques déversés dans la rivière Gyama Shingchu ont provoqué la mort d’une bonne partie du bétail l’année dernière.
Les villageois en colère sont descendus dans la rue le 20 juin et se sont affrontés avec les mineurs chinois. Les échauffourées entre Tibétains et mineurs ont été suivies par une répression policière faisant 3 blessés dont un a dû être emmené à l’hôpital de Lhassa.
Le 21 juin, des responsables de la Région “autonome” du Tibet, du district ainsi que des soldats sont venus pour discuter avec les habitants. Lors de la réunion, les Tibétains ont demandé l’arrêt immédiat du détournement de l’eau et des activités minières dans la région. D’après les sources, beaucoup pleuraient de désespoir. Après la réunion, les mineurs ont quitté la zone. Néanmoins, les habitants se sont allongés par terre devant le centre administratif de la municipalité pour stopper tout passage vers le site de la mine.
Les villageois de la vallée dépendent de la rivière pour leurs réserves d’eau potable et pour leurs irrigations. Mais la rivière s’est asséchée, sa source étant détruite par l’exploitation minière excessive comme nombre d’autres sources dans la région.
Gyama Shen à Meldro Gongkar est le lieu de naissance du célèbre roi du Tibet Songtsen Gampo (617-650 AD). Il y a 15 villages dans la vallée dont deux de nomades.
24 juin 2009Un neveu de Khenpo Jigme Phuntsok en prison
Un neveu de Khenpo Jigme Phuntsok, le défunt fondateur et maître de l’institut de bouddhisme de Serthar (Larong Gar), est en prison depuis bientôt un an.
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D’après des sources en contact avec Serthar, Ngagchung a été arrêté en même temps que son frère, Thaphun et que de Drudak du monastère de Serthar, le 8 juillet 2008 par la police de Chengdu. Thaphun et Drudak sont relâchés rapidement mais pas Ngagchung qui est accusé de divulguer des informations aux “forces séparistes” par le biais du téléphone et d’autres moyens.
Ngagchung
Les proches de Ngagchung n’ont pas d’information précise sur son lieu de détention malgré leurs efforts pour le retrouver. Les autorités chinoises ne leur ont pas accordé de droit de visite.
Ngagchung a étudié le bouddhisme au monastère de Serthar pendant plus de 20 ans.
Le site de Larung Gar
Les autorités chinoises ont commencé à mener des mesures de répression à l’encontre du monastère de Serthar Larung Ngarig à la fin des années 90. Le 18 avril 2001, les autorités réitèrent l’ordre de ne pas dépasser un quota de 1 400 étudiants qui mènera à l’éviction de plus de 7 000 d’entre eux. source :Phayul
Defacto :
l’histoire de Khenpo Jigme Phuntsok et la fondation de l’institut bouddhiste de Serthar (Larong Gar) a été un phénomène exceptionnel. Dans le Kham, il est encore extrêmement vénéré et il est courant de voir son portrait. Cela s’explique en partie par le fait qu’il est à l’origine du renouveau du bouddhisme tibétain dans le Tibet d’aujourd’hui. Reconnu dès l’âge de 5 ans comme étant la réincarnation de Terton Sogyal, un des maîtres du 13e Dalaï-lama, il reste au Tibet même pendant les années les plus noires de la révolution culturelle pendant lesquelles il retourne à une vie de nomade en se jouant des forces chinoises qui tentent de le faire renoncer à ses pratiques religieuses.
Khenpo Jigme Phuntsok doit également sa popularité au fait qu’il soit un “Terton”, c’est-à-dire un découvreur de “Terma” qui signifie “trésors”. Ces trésors sont des legs spirituels qui auraient été cachés par Padmasambhava lui-même et par d’autres maîtres du bouddhisme il y a des siècles. Ces Terma sont souvent des textes, des petites statues ou des petits coffres cachés dans des endroits improbables et isolés souvent au sein de la roche même.
Cette tradition Nyingma revivifiée confère à Khenpo Jigme Phuntsok une aura miraculeuse qui va fasciner au-delà des frontières du Tibet. Lors d’un voyage en Chine, il mettra à jour d’anciennes grottes sacrées totalement oubliées.
En 1980, dans la vallée de Larong, près de Serthar (préfecture de Kardze), il fonde l’institut bouddhiste de Serthar (également appelé l’institut bouddhiste de Larung Gar ou Larong Gar). Comme les restrictions religieuses se relâchent à cette époque, les autorités chinoises ne s’en formalisent pas. Larung Gar est une vallée isolée et il n’y a qu’une poignée d’étudiants. Mais bientôt la vallée déserte se retrouve couverte d’un nombre impressionnant de petites cahutes car l’institut va attirer plus de 8 500 étudiants tant la réputation de Khenpo Jigme Phuntsok est phénoménale. Et parmi ces étudiants, environ 1 000 sont des Chinois… C’est certainement une des raisons qui vont mener les autorités chinoises à vouloir endiguer le phénomène. En 2001, une bonne partie de l’institut est rasée.
La destruction du site de Serthar
Le 7 janvier 2004, Khenpo Jigme Phuntsok meurt dans un hôpital militaire, officiellement pour une déficience cardiaque. Une version contestée par beaucoup.
Bien que sous une forme réduite, l’institut a perduré après ces événements. Il serait intéressant de savoir ce qui s’y passe aujourd’hui…
Pour en savoir plus :
Une page sur l’histoire de Serthar sur le site du TCHRD
Le chapitre de David Germano consacré à Serthar (mais écrit avant la répression) : “Re-membering the dismembered body of Tibet: Contemporary Tibetan visionary movements in the People’s Republic of China” dans Buddhism in Contemporary Tibet: Religious revival and cultural identity. UC Press
18 juin 2009Chamdo : la campagne de boycott agricole sévèrement réprimée
Un Tibétain blessé par balle et trois autres grièvement blessés à Chamdo dans l’est du Tibet lors d’une opération contre la campagne de boycott agricole en cours dans la région.
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Au cours de la répression, un dénommé Tsering a été touché par une balle et deux autres Tibétains, Paga et Lhadar, ont été emportés par la police après avoir été gravement battus et blessés à coups de matraques. Un autre, nommé Samga, a lui été frappé à coups de crosse.
D’après les sources, tous ces événements se sont déroulés fin mai dans le district de Jomda, Préfecture de Chamdo, Région Autonome du Tibet (RAT).
Ces mêmes sources précisent que les forces de sécurité chinoises ont également arrêté des manifestants dont certains font partie du personnel des monastères de Vara et Jobhu dans le district de Jomda.
Tous les détenus ont plus tard été relâchés à l’exception de trois personnes : Sonam Palmo (dit Sopal) Lobsang Palden et Yeshe Dorjee, accusés d’être les meneurs de cette campagne de boycott agricole.
Plusieurs lamas en retraite de deux autres monastères de la région ont également été sévèrement frappés par les forces de sécurité chinoises au cours de descentes nocturnes.
Le monastère de Gyune a été assiégé et encerclé par les forces armées et 8 de ses lamas en retraite ont été battus lors d’un raid de nuit. Même scénario pour des lamas du monastère de Palchen, eux aussi battus.
Des campagnes de boycott agricole similaires ont également eu lieu à différents endroits dans la préfecture de Kardze (Ch : Ganzi) dans la province du Sichuan depuis mars dernier.
Le TCHRD (Tibetan Center for Human Rights and Democracy) dit que ce mouvement de désobéissance civile symbolique est mené par les habitants de ces régions afin de défier la « politique répressive qui prévaut, initiée et mise en œuvre par les autorités chinoises contre les Tibétains ».
Le TCHRD avait déjà rapporté que les autorités chinoises avaient averti par voie d’affiches les paysans tibétains des sérieuses conséquences encourues, pouvant aller jusqu’à la confiscation des terres, par ceux qui refuseraient de reprendre leurs activités agricoles.
Depuis, les autorités chinoises de Kardze ont mené une opération « arrestations et passages à tabac » contre les paysans continuant de défier l’ordre donné de cultiver leurs terres.
Selon le TCHRD, beaucoup des jeunes de Kardze ont été arrêtés et mis en détention par les autorités chinoises après avoir participé aux manifestations de l’an dernier.
Pour le TCHRD, « même si les gens de Kardze désiraient labourer les terres, il n’y a presque plus de main-d’œuvre disponible ».
16 juin 2009Neuf arrestations à Dege, une à Lhassa
Arrestation de 9 Tibétains suite à une altercation avec des Chinois voulant récolter eux aussi un champignon précieux. Une autre arrestation à Lhassa suite aux cérémonies du Saka Dawa.
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D’après une source au Tibet, lorsque vers le 6 juin, 6 ou 7 travailleurs chinois arrivent au village de nomades de Karikong dans le district de Joda, proche de celui de Chamdo, pour collecter des Cordyceps sinensis (champignons rares et chers ne poussant qu’en haute altitude et très prisés dans la pharmacopée chinoise), les Tibétains locaux leur interdisent de creuser pour en chercher et leur font faire rebrousser chemin.
Les travailleurs chinois quittent la région pour une brève période de temps mais reviennent avec des renforts. Chinois et Tibétains se combattent ensuite.
On ne connaît pas le nombre de blessés mais 9 Tibétains sont emmenés sous garde policière et sont maintenant détenus dans le district de Joda. Leurs noms n’ont pas été communiqués. On ne sait pas non plus si les travailleurs chinois ont également été arrêtés.
Par ailleurs, à la suite des manifestations durant le Saka Dawa, Trinley Dhondup, un résident de Lhassa originaire du village de Khagang dans le district de Dege Jodha a été arrêté sous le motif d’être impliqué dans les cérémonies religieuses s’étant déroulées plus tôt dans le mois.
Il s’est fait prendre alors qu’il tentait de fuir Lhassa. Trinley avait déjà fait de la prison l’année dernière à la suite des événements du 14 mars.
La présence renforcée de la police armée à tous les check-points des principales routes du Tibet ne permet pas de quitter Lhassa et de se déplacer librement dans le pays. La grand-route de Lhassa à Chamdo via Nagchu pullule plus que jamais de patrouilles de police.
Des mandats d’arrêts ont été émis pour arrêter tout Tibétain ayant participé aux cérémonies.
15 juin 2009Victoire de Tibétains pour la protection d’un site sacré
Une confrontation à propos d’une exploitation minière aurifère dans le district de Markham (Région “autonome” du Tibet) s’est résolue après que les autorités et les habitants de la région soient parvenus à un accord.
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Le conflit sur l’exploitation de la mine, construite par une société chinoise au Ser Ngol Lo (Année de l’or et de l’argent), une montagne sacrée aux yeux des Tibétains, a perduré pendant des semaines. Zhongkai Co, la compagnie chinoise d’exploitation forestière et minière chinoise, avait été autorisée à procéder à des travaux d’excavation. Sur le site même, les manifestants tibétains faisaient face aux forces armées chinoises.
Toutefois d’après Radio Free Asia, le 8 juin les deux parties se sont entendues pour que la mine cesse ses activités.
« Il a été convenu par écrit qu’il n’y aura plus d’exploitation minière dans ce secteur », a dit un témoin tibétain à RFA.
« Toutes les forces de sécurité chinoises déployées dans la zone seront retirées. Les Tibétains qui bloquent la route devront également retourner chez eux ».
« Les autorités chinoises vont construire des barrières en béton qui bloqueront les résidus toxiques produits par des extractions précédentes dans cette zone afin qu’ils ne s’infiltrent pas dans l’eau potable », a-t-il ajouté.
Tous les points d’accord ont été couchés sur papier en présence de responsables du district et de la préfecture.
RFA rapporte qu’un responsable de la sécurité locale confirmait qu’un accord avait été conclu.
« La question de l’exploitation minière dans la région a été résolue et le secteur est tranquille », a déclaré Wang, un officier de police de Markham.
Mais il précise qu’il subsiste des désaccords sur la gestion des déchets toxiques sur le site.
« Le gouvernement a proposé de nettoyer tout le secteur mais les Tibétains veulent conserver des résidus comme preuves. Ainsi, il a été décidé que les Tibétains feront appel aux services d’une société chinoise pour examiner les résidus. Le gouvernement, lui, demandera au Département de Protection de l’Environnement de la Région “autonome” de réaliser ses propres examens. »
Selon des sources autorisées, cette semaine, les autorités chinoises ont arrêté 6 Tibétains après que plus d’une centaine de personnes se soient rassemblées et aient marché dans « un exercice de leur droit à pratiquer le bouddhisme tibétain », selon ce qu’elles ont annoncé à la police.
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Des habitants disent qu’il s’agit du premier grand rassemblement à Lhassa depuis les manifestations contre le gouvernement chinois, initiées à cet endroit en mars 2008.
« Ce n’était pas une manifestation mais un sangsol » ou offrande aux divinités bouddhistes, rapporte un habitant de Lhassa dans une interview. L’homme raconte qu’il a été détenu pendant 3 jours, du 7 au 10 juin. « Beaucoup d’entre nous ont été détenus, mais ce n’est pas facile de donner des détails au téléphone », ajoute-t-il.
Selon une autre source, 6 autres Tibétains ont été mis en détention pour interrogatoire. Il n’a pas été précisé combien ont été libérés trois jours plus tard.
Les 6 personnes seraient : Pedo, Dege Pema Drimey, Dege Phurba, Dege Dokyab, Dege Dorje Tsering et Nangchen Thubpa.
Geshe Monlam Tharchin, Tibétain installé à Dharamsala, dit avoir appris par des témoins de ces événements que 200 Tibétains se sont réunis tôt le 7 juin, vêtus de leurs costumes tibétains traditionnels dans le quartier du marché à Lhassa.
Ils ont recueilli de l’argent et ont fait des offrandes au temple principal de la ville, le Jokhang, puis ont traversé le marché, sont passés devant les bâtiments du gouvernement provincial et se sont dirigés vers le Potala.
Lorsqu’ils ont atteint l’espace en face du Potala, ils se sont tournés vers le Potala et ont crié pour la victoire des divinités. Ils portaient tous des écharpes traditionnelles tibétaines. Lorsqu’ils ont voulu aller au temple de Nechung, ils ont été stoppés par plusieurs membres de la Police armée.
Davantage de Tibétains se sont réunis vers 4 heures de l’après-midi dans la zone du marché de Trumse Khang, où ils ont été immobilisés et interrogés par les autorités auxquelles ils ont répondu qu’ils exerçaient leur liberté religieuse. Six Tibétains ont alors été mis en détention.
Les fonctionnaires de la municipalité, interrogés sur les faits, refusent de répondre. Mais un fonctionnaire du Bureau de la Sécurité Publique de Lhassa qui a répondu au téléphone dit « Personne n’a été détenu. Il s’agissait d’un événement religieux ».
« La République Populaire de Chine autorise l’exercice de leur religion aux Tibétains », a-t-il ajouté.
Le 7 juin est une date auspicieuse qui correspond à la pleine lune de printemps. Cette fête est appelée Saka Dawa dans le calendrier tibétain, et marque la naissance, l’éveil et le parinirvana du Bouddha.
9 juin 2009Restrictions religieuses à Lhassa et arrestations à Labrang
Le gouvernement chinois intensie les restrictions sur les activités religieuses des Tibétains à Lhassa au moment du Saka Dawa, le mois sacré du bouddhisme.
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Tous les personnels travaillant de près ou de loin pour le gouvernement ont reçu des instructions très fermes. L’ordre donné de ne pas se rendre dans les temples concerne en priorité les fonctionnaires et les étudiants.
À Lhassa, les forces de sécurité sont encore renforcées. Les touristes eux-mêmes sont de plus en plus contrôlés. Les familles tibétaines doivent rendre des comptes sur les éventuelles visites en Inde ou à l’étranger de certains de leurs membres.
Par ailleurs, deux moines sont portés disparus depuis une rafle dans le monastère de Labrang le 14 mai 2009.
Tsundue Gyatso, 35 ans, et Sonam Gyatso, 38 ans, ont été arrêtés pour la quatrième fois par la police, toujours à propos des multiples manifestations en 2008 à Labrang.
Tsondi Gyatso
Sonam Gyatso
Les familles et les proches qui ont tenté en vain d’apporter vêtements et nourritures en se rendant à la station de police, se sont entendus dire que de nouveaux interrogatoires relatifs à l’implication des moines dans les manifestations étaient en cours et qu’ils seraient prochainement relâchés.
Mais impossible de connaître le lieu de détention ou l’état de santé des deux moines.