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  Immolation de deux moines à Lhassa

dharma-jokhang

La roue du Dharma sur le toit du Jokhang

Deux jeunes moines tibétains se sont immolés par le feu dimanche 27 mai à Lhassa. Ce sont les premières immolations signalées dans la capitale de la Région “Autonome” du Tibet”.

[…]


Les moines se sont immolés devant le temple du Jokhang, le plus sacré du Tibet et lieu de pèlerinage ultime pour les Tibétains. Les deux moines ont été rapidement emmenés par les forces de sécurités débarquant de plusieurs véhicules. D’après les sources, la zone a été dégagée et nettoyée en un quart d’heure.


Pour l’heure, l’identité des deux moines n’est pas connue. D’après des témoins, vu l’intensité des flammes, ils seraient morts.


La tension à Lhassa a encore augmenté suite à cet événement, plus particulièrement aux abords du Jokhang et du Potala. Les forces de police et paramilitaires auraient arrêté des personnes s’étant regroupées pour manifester à la suite des immolations.


Cela porte à 35, le nombre d’immolations pour protester contre la répression chinoise depuis mars 2009.

Sources :  RFA


 

  Un Rimpoché destitué, arrestations, suicide et 17 moines chassés au monastère Shag Rongpo au Tibet

La Chine accuse Dawa Rimpoché du monastère Shag Rongpo dans le district de Nagshu (région « autonome » du Tibet) d’avoir secrètement lancé des recherches pour découvrir la 5e réincarnation de Rongpo Choeje, le révéré dirigeant du monastère [Defacto : depuis le 1er septembre 2007, le parti communiste a promulgué une loi comme quoi « les lamas ne sont plus autorisés à se réincarner sans avoir obtenu une autorisation préalable des autorités chinoises. » Loi surréaliste pour un parti soit-disant marxiste et qui a surtout pour objectif de préparer la succession de l’actuel Dalaï-lama à la sauce pékinoise].

[…]


De plus, le Rimpoché est également accusé d’avoir contacté le leader tibétain en exil, le Dalaï-lama, à propos de la présumée découverte de la réincarnation. Il a été arrêté ainsi que quatre autres personnes le 17 mai 2010 à Lhassa, capitale du Tibet.


Les moines du monastère et des Tibétains locaux ont protesté contre ces arrestations entraînant la fermeture provisoire du monastère qui est considéré par les autorités chinoises locales comme la menace numéro 1 sur leur « liste noire » parmi les 113 monastères du district de Nagchu.


Des quatre personnes arrêtées avec le Rimpoché, 2 moines du monastère (Dungphuk et Ngawang Jangchup) et un civil (Tashi Dhondup) ont été relâchées séparément après le 21 mai 2010.


Par contre, Ngawang Jangchup, 35 ans, un lama important du monastère a été condamné à 2 ans d’emprisonnement après qu’une image du Dalaï-lama ait été trouvée dans sa chambre de moine. Avoir une image du Dalaï-lama est toujours illégal au Tibet vu qu’il est jugé comme un séparatiste voulant diviser la « Mère Patrie ».


En avril, un mois avant les arrestations, les autorités chinoises locales se sont rendues au monastère pour initier une campagne « d’éducation patriotique » auprès des moines.


Tous les moyens de communication des alentours du monastère ont été coupés avant l’arrestation.


Lutte entre les Tibétains locaux et les autorités chinoises


Après l’arrestation, environ 50 membres de l’autorité chinoise flanqués de plus de 150 militaires se sont rendus au monastère pour interroger les moines interdits de voir leur révéré lama Dawa Rinpoché.


Récusant le titre de « Rimpoché » (maître spirituel) au lama, les autorités ont ordonné aux moines de ne pas le vénérer comme tel en le cataloguant comme membre de la « clique du dalai ».


Les autorités ont également exigé un irrespect inconditionnel envers le Dalaï-lama que les Tibétains vénèrent.


Ces « exigences » ont provoqué la colère des moines et des Tibétains locaux qui se sont mis à manifester contre les autorités ce qui a entraîné la fermeture temporaire du monastère.


Un moine se suicide


Dans la foulée de ces perturbations frappant le monastère Rongpo, Ngawang Gyatso, un moine de 70 ans s’est suicidé le 20 mai.


Le défunt aurait laissé des notes confisquées par les autorités qui ont proclamé que sa mort était « naturelle ».


Les autorités ont également prévenu les moines que de dire quoi que ce soit relatif à ce suicide pouvait les mener en prison.


Impossible de savoir ce que contenaient ces notes.


Le Rimpoché libéré mais sous haute surveillance


Le lama Dawa Rimpoché a été relâché un mois plus tard mais avec l’interdiction d’endosser la moindre responsabilité au monastère.


Il ne peut avoir aucun contact avec le monastère et ses étudiants. Ses déplacements sont surveillés et restreints. Le lama âgé de 75 ans vit dans sa maison sous haute surveillance policière près de Thoego La.


Les moines exigent le retour du Rimpoché


Fermé temporairement suite aux arrestations, le monastère a rouvert récemment.


Néanmoins, mené par un dénommé Ngawang Lobsang, 17 moines supérieurs ont exigé le retour du Rimpoché et ont exprimé leur respect et leur vénération inconditionnels envers lui et le Dalaï-lama contrariant ainsi fortement les officiels chinois.


Malgré les avoir retiré de la discipline monastique tout en les persécutant, les autorités chinoises n’ont pu faire plier les moines restés inflexibles dans leurs exigences.


En conséquence de quoi les moines ont été contraints de quitter le monastère et doivent se présenter au bureau des autorités chaque semaine. De plus, leurs déplacements sont limités, et ce, pour 2 ans.


Nouvelles arrestations


Encore plus récemment, mercredi dernier (le 21 juillet 2010), 2 moines du monastère ont été arrêtés après s’être confrontés avec les autorités lors d’une réunion faite pour dénoncer le Dalaï-lama et le lama Dawa Rimpoché.


L’un des moines a été relâché rapidement, l’autre est toujours en prison sans que l’on sache où.


Khenrab, 35 ans, est le gardien (au sens de concierge) du monastère.


Excédé par les propos des officiels lors de cette réunion, Khenrab a clamé que si autant de « restrictions sévères » devaient être imposées, il était dès lors parfaitement dénué de sens de rester dans ce monastère.


Il a ensuite remis les clés du temple principal en disant aux officiels qu’ils n’avaient qu’à le garder eux-mêmes et a quitté la réunion.


Il a bien sûr été immédiatement arrêté.


sources : The Tibet Express et Phayul

 

  Condamnation à mort et peines de prison à Lhassa

Sonam Tsering (photo : tchrd)

Sonam Tsering (photo : tchrd)

Mardi 25 mai : à Lhassa, la capitale tibétaine, un tribunal chinois a prononcé une peine de mort avec sursis à l’encontre d’un Tibétain âgé de 23 ans pour son implication présumée dans les soulèvements anti-Chine de mars 2008.

[…]


Selon le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy (TCHRD), le tribunal populaire intermédiaire de Lhassa a condamné à mort le 25 mai 2010, Sonam Tsering, Tibétain de 23 ans, avec deux ans de sursis, en vertu des articles 289 et 263 de la Loi Pénale de la République Populaire de Chine.


Ce même Tribunal a également condamné cinq autres Tibétains (Tashi Choedon, Kelyon, Yeshi Tsomo, Tayang et Tsewang Gyurmey) à de longues peines de prison allant de 3 à 7 ans en vertu de l’article 310 de la Loi Pénale de la République Populaire de Chine pour avoir fourni une cachette secrète à Sonam Tsering d’après le Lhassa Evening New (en chinois).


Toujours selon le Lhassa Evening New, Sonam a été inculpé pour avoir participé aux « émeutes et pour avoir incité le public à l’insurrection le 14 mars 2008 ».


« Il a joué le rôle de leader en incitant des centaines de personnes à se soulever en mettant le feu à des voitures et à des magasins et à renverser des véhicules de police », indique le rapport.


Il a également été accusé d’avoir brandi un couteau tout en criant des « slogans anti gouvernement » en étant juché sur une voiture de police. Selon les médias chinois, un dommage d’environ 40 millions de yuans a été causé à cause de l’émeute.


Les cinq autres Tibétains ont été accusés d’avoir fourni « une cachette à un criminel recherché » et de lui avoir procuré une assistance pour une éventuelle fuite vers l’étranger.


Sonam Tsering est le fils de Tsering Samdup (son père) et de Yangkyi (sa mère) et appartient à une famille semi-nomade de la municipalité de Rachap, district de Payul dans la « Préfecture autonome tibétaine de Kardze (province du Sichuan).


Sonam serait arrivé à Lhassa à la fin de 2007 à l’occasion d’un pèlerinage et y serait resté. Lorsque la contestation populaire a éclaté à Lhassa en mars 2008, il s’y est investi activement. Il a été arrêté à la mi-octobre 2009, 17 mois après le soulèvement de Lhassa.


Avec cette nouvelle condamnation, ce sont sept Tibétains qui ont été condamnés à la peine capitale dont deux déjà exécutés. En octobre de l’année dernière, la Chine a confirmé qu’elle avait exécuté deux Tibétains pour leur rôle dans les troubles de 2008.


D’après le TCHRD, environ 450 Tibétains ont été condamnés à des peines d’emprisonnement diverses pour leur participation dans les soulèvements qui ont éclaté à travers tout le Tibet en 2008 contre le gouvernement de la République Populaire de Chine.


Pour le TCHRD, le soulèvement généralisé au Tibet en 2008 a été une manifestation « spontanée des Tibétains suite au ressentiment accumulé au fil des décennies d’une politique inique » menée par le gouvernement communiste chinois.


Le TCHRD condamne le gouvernement chinois et sa propagande pour avoir « dépeint maintes fois le soulèvement populaire tibétain comme une activité criminelle » aux yeux de la communauté internationale ce qui permet de justifier la répression violente qui s’en est ensuivie.

source : Phayul

 

  Mort d’un moine tibétain suite à des tortures

Phuntsok Lhundup, 32 ans, (nom civil : Kalden), un moine du monastère de Drepung, a succombé des suites de ses blessures infligées sous la torture en prison. Il était originaire du village N° 8, commune de Tso-doe, district de Phenpo Lhundup, ville de Lhassa, dans la « région autonome » du Tibet.

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Phuntsok Lhundup

Phuntsok Lhundup



Le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy (TCHRD) ne connaît pas la date précise de sa mort qui s’est produite le mois dernier (août 2009). Phuntsok faisait parti des 300 moines qui avaient initié une marche de protestation à partir du monastère de Drepung en direction du centre de Lhassa le 10 mars 2008, soit 4 jours avant le soulèvement de masse dans la capitale et la répression qui s’est ensuivie. Après avoir stoppé la marche en cours de route, les forces de sécurité avaient arrêté tous les moines.


Depuis son arrestation, aucune information n’avait filtré sur son sort. Ni sa famille, ni d’autres moines de Drepung n’avaient de renseignement sur sa détention.


Citant plusieurs sources, le TCHRD précise que Phuntsok est mort à la mi-août 2009 à la suite d’une période prolongée de détention avec tortures. Son corps a été remis à un parent éloigné vivant à Lhassa.


Samdup, le frère aîné de Phuntsok et appartenant au même monastère, a également été arrêté le 10 mars 2008 et son sort demeure totalement inconnu.



Samdup

Samdup



source : Phayul

 

  Meldro Gongkar (Tibet) : 3 blessés suite à des heurts avec des mineurs

Les habitants de la municipalité de Gyama près de Lhassa, la capitale du Tibet, manifestent contre une compagnie minière en charge d’un projet de dérivation d’eau dans la partie haute de la région de Gyama.

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L’installation à grande échelle est faite pour canaliser l’eau jusqu’au site de la mine. Les pipelines passent à travers des terrains agricoles qui ont été pris de force aux paysans sans la moindre compensation. L’exploitation minière dans les collines de Gyama dure depuis déjà presque deux décennies. Les résidus toxiques déversés dans la rivière Gyama Shingchu ont provoqué la mort d’une bonne partie du bétail l’année dernière.

 

Les villageois en colère sont descendus dans la rue le 20 juin et se sont affrontés avec les mineurs chinois. Les échauffourées entre Tibétains et mineurs ont été suivies par une répression policière faisant 3 blessés dont un a dû être emmené à l’hôpital de Lhassa.

 

Le 21 juin, des responsables de la Région “autonome” du Tibet, du district ainsi que des soldats sont venus pour discuter avec les habitants. Lors de la réunion, les Tibétains ont demandé l’arrêt immédiat du détournement de l’eau et des activités minières dans la région. D’après les sources, beaucoup pleuraient de désespoir. Après la réunion, les mineurs ont quitté la zone. Néanmoins, les habitants se sont allongés par terre devant le centre administratif de la municipalité pour stopper tout passage vers le site de la mine.

 

Les villageois de la vallée dépendent de la rivière pour leurs réserves d’eau potable et pour leurs irrigations. Mais la rivière s’est asséchée, sa source étant détruite par l’exploitation minière excessive comme nombre d’autres sources dans la région.

 

Gyama Shen à Meldro Gongkar est le lieu de naissance du célèbre roi du Tibet Songtsen Gampo (617-650 AD). Il y a 15 villages dans la vallée dont deux de nomades.

 

source : Phayul

 

Des actions sont entreprises pour que cesse les exploitations minières abusives au Tibet.

Consultez www.stopminingtibet.com/

 

  Neuf arrestations à Dege, une à Lhassa

Arrestation de 9 Tibétains suite à une altercation avec des Chinois voulant récolter eux aussi un champignon précieux. Une autre arrestation à Lhassa suite aux cérémonies du Saka Dawa.

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D’après une source au Tibet, lorsque vers le 6 juin, 6 ou 7 travailleurs chinois arrivent au village de nomades de Karikong dans le district de Joda, proche de celui de Chamdo, pour collecter des Cordyceps sinensis (champignons rares et chers ne poussant qu’en haute altitude et très prisés dans la pharmacopée chinoise), les Tibétains locaux leur interdisent de creuser pour en chercher et leur font faire rebrousser chemin.

 

Les travailleurs chinois quittent la région pour une brève période de temps mais reviennent avec des renforts. Chinois et Tibétains se combattent ensuite.

 

On ne connaît pas le nombre de blessés mais 9 Tibétains sont emmenés sous garde policière et sont maintenant détenus dans le district de Joda. Leurs noms n’ont pas été communiqués. On ne sait pas non plus si les travailleurs chinois ont également été arrêtés.

 

Par ailleurs, à la suite des manifestations durant le Saka Dawa, Trinley Dhondup, un résident de Lhassa originaire du village de Khagang dans le district de Dege Jodha a été arrêté sous le motif d’être impliqué dans les cérémonies religieuses s’étant déroulées plus tôt dans le mois.

 

Il s’est fait prendre alors qu’il tentait de fuir Lhassa. Trinley avait déjà fait de la prison l’année dernière à la suite des événements du 14 mars.

 

La présence renforcée de la police armée à tous les check-points des principales routes du Tibet ne permet pas de quitter Lhassa et de se déplacer librement dans le pays. La grand-route de Lhassa à Chamdo via Nagchu pullule plus que jamais de patrouilles de police.

 

Des mandats d’arrêts ont été émis pour arrêter tout Tibétain ayant participé aux cérémonies.

source : Tibetan Post

 

  6 arrestations à Lhassa

Selon des sources autorisées, cette semaine, les autorités chinoises ont arrêté 6 Tibétains après que plus d’une centaine de personnes se soient rassemblées et aient marché dans « un exercice de leur droit à pratiquer le bouddhisme tibétain », selon ce qu’elles ont annoncé à la police.

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Des habitants disent qu’il s’agit du premier grand rassemblement à Lhassa depuis les manifestations contre le gouvernement chinois, initiées à cet endroit en mars 2008.

 

« Ce n’était pas une manifestation mais un sangsol » ou offrande aux divinités bouddhistes, rapporte un habitant de Lhassa dans une interview. L’homme raconte qu’il a été détenu pendant 3 jours, du 7 au 10 juin. « Beaucoup d’entre nous ont été détenus, mais ce n’est pas facile de donner des détails au téléphone », ajoute-t-il.

 

Selon une autre source, 6 autres Tibétains ont été mis en détention pour interrogatoire. Il n’a pas été précisé combien ont été libérés trois jours plus tard.

 

Les 6 personnes seraient : Pedo, Dege Pema Drimey, Dege Phurba, Dege Dokyab, Dege Dorje Tsering et Nangchen Thubpa.

 

Geshe Monlam Tharchin, Tibétain installé à Dharamsala, dit avoir appris par des témoins de ces événements que 200 Tibétains se sont réunis tôt le 7 juin, vêtus de leurs costumes tibétains traditionnels dans le quartier du marché à Lhassa.

 

Ils ont recueilli de l’argent et ont fait des offrandes au temple principal de la ville, le Jokhang, puis ont traversé le marché, sont passés devant les bâtiments du gouvernement provincial et se sont dirigés vers le Potala.

 

Lorsqu’ils ont atteint l’espace en face du Potala, ils se sont tournés vers le Potala et ont crié pour la victoire des divinités. Ils portaient tous des écharpes traditionnelles tibétaines. Lorsqu’ils ont voulu aller au temple de Nechung, ils ont été stoppés par plusieurs membres de la Police armée.

 

Davantage de Tibétains se sont réunis vers 4 heures de l’après-midi dans la zone du marché de Trumse Khang, où ils ont été immobilisés et interrogés par les autorités auxquelles ils ont répondu qu’ils exerçaient leur liberté religieuse. Six Tibétains ont alors été mis en détention.

 

Les fonctionnaires de la municipalité, interrogés sur les faits, refusent de répondre. Mais un fonctionnaire du Bureau de la Sécurité Publique de Lhassa qui a répondu au téléphone dit « Personne n’a été détenu. Il s’agissait d’un événement religieux ».

 

« La République Populaire de Chine autorise l’exercice de leur religion aux Tibétains », a-t-il ajouté.

 

Le 7 juin est une date auspicieuse qui correspond à la pleine lune de printemps. Cette fête est appelée Saka Dawa dans le calendrier tibétain, et marque la naissance, l’éveil et le parinirvana du Bouddha.

 

source : tibet-info.net. Rédigé par Monique Dorizon D’après Radio Free Asia 10 juin 2009 et Phayul, 11 juin 2009

 

  Restrictions religieuses à Lhassa et arrestations à Labrang

Le gouvernement chinois intensie les restrictions sur les activités religieuses des Tibétains à Lhassa au moment du Saka Dawa, le mois sacré du bouddhisme.

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Tous les personnels travaillant de près ou de loin pour le gouvernement ont reçu des instructions très fermes. L’ordre donné de ne pas se rendre dans les temples concerne en priorité les fonctionnaires et les étudiants.

 

À Lhassa, les forces de sécurité sont encore renforcées. Les touristes eux-mêmes sont de plus en plus contrôlés. Les familles tibétaines doivent rendre des comptes sur les éventuelles visites en Inde ou à l’étranger de certains de leurs membres.

 

Par ailleurs, deux moines sont portés disparus depuis une rafle dans le monastère de Labrang le 14 mai 2009.

 

Tsundue Gyatso, 35 ans, et Sonam Gyatso, 38 ans, ont été arrêtés pour la quatrième fois par la police, toujours à propos des multiples manifestations en 2008 à Labrang.

 

Tsondi Gyatso

Tsondi Gyatso

Sonam Gyatso

Sonam Gyatso

 

 

Les familles et les proches qui ont tenté en vain d’apporter vêtements et nourritures en se rendant à la station de police, se sont entendus dire que de nouveaux interrogatoires relatifs à l’implication des moines dans les manifestations étaient en cours et qu’ils seraient prochainement relâchés.
Mais impossible de connaître le lieu de détention ou l’état de santé des deux moines.

source : Phayul

 

  3 moines détenus dans le district de Nagchu

Selon des sources fiables reçues par le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy (TCHRD), les autorités chinoises du district de Nagchu, Préfecture de Nagchu, « Région Autonome du Tibet » (RAT), ont secrètement arrêté trois moines bouddhistes tibétains.

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Le 11 avril 2009, la police de Nagchu a arrêté pour des raisons inconnues, Khensur Thupten Thapkhey, 47 ans, ancien abbé du monastère de Shapten et Géshé Tsultrim Gyaltsen, 34 ans, enseignant des textes sacrés.

 

Les autorités de Nagchu ont trompé les moines du monastère de Shapten en leur expliquant que Khensur Thupten Thapkhey et Geshe Tsultrim Gyaltsen devaient se rendre à Lhassa pour y recevoir le Geshe (doctorat en philosophie) de la part du bureau religieux. En fait, ils ont été immédiatement conduits à un centre de détention.

 

De la même manière, un autre moine, Tsundue, 30 ans, un des responsables du comité de direction démocratique (DMC) du monastère de Shapten a également été piégé par les autorités chinoises prétendant qu’il devait assister à une réunion mais qui a été en fait emmené au centre de détention de la police de Nagchu.

 

Khensur Thupten Thabkey

Khensur Thupten Thabkey

Tsultrim Gyaltsen

Tsultrim Gyaltsen

tsundue

Tsundue

Pour le moment, le TCHRD ignore les raisons précises à l’origine de ces arrestations. D’après les sources, les familles tentent d’entrer en contact avec les détenus au centre de détention de la police de Nagchu.

source : TCHRD

 

  Nouvelles condamnations au Tibet

Trois Tibétaines âgées de 20 à 23 ans ont été respectivement condamnées, le 21 avril, à la peine de mort avec sursis, à la réclusion à perpétuité et à dix ans de prison.

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Elles étaient accusées d’avoir mis le feu à une boutique de vêtements dans laquelle cinq employées avaient péri pendant les émeutes de Lhassa en mars 2008, annonce le Xizang Ribao, journal local dépendant des autorités. Le dalaï-lama, en visite au Japon, a condamné cette sentence “motivée par des considérations politiques”, rapporte le New York Times.

Ce procès jugeait les derniers auteurs présumés de quatre incendies qui avaient fait douze morts pendant les émeutes. Le 9 avril, quatre condamnations à mort avaient déjà été prononcées à cette occasion, dont deux avec exécution immédiate. En février, un haut fonctionnaire du Tibet avait rendu publique une liste qui faisaient état de 953 personnes détenues, dont 76 déjà jugées.

source : Courrier International